7 heures (heure française): Les autorités demandent à la population sur les pentes du volcan de rester dans les abris temporaires car le risque d’une éruption reste très élevé. Le Kelud est en alerte maximale depuis le 16 octobre et des milliers de personnes dans un rayon de 10 km du volcan ont été évacuées vers ces abris de fortune. Cependant quelque 3000 villageois sont revenus chez eux, en dépit des mises en garde des scientifiques, en affirmant qu’ils ne pouvaient pas rester deux semaines loin de leur travail.
La température de l’eau du lac dans le cratère (d’une profondeur de 15 mètres) continue à croître. Elle était de 39°5 hier matin contre 39°2 trois jours plus tôt. (Rappelons que la température atteignait 40°C lors de la dernière éruption de 1990).
La situation actuelle sur le Kelud montre bien les limites de la prévision volcanique. Cela fait plus de deux semaines que la population locale a été évacuée et il n’y a toujours pas eu d’éruption. La vie dans les camps de réfugiés n’est pas facile à cause des mauvaises conditions sanitaires. Les villageois ont l’impression de perdre de l’argent dans ces camps et retournent donc travailler dans les champs sans se soucier du danger et des mises en garde des autorités. A cela viennent s’ajouter les points de vue des aînés et du gardien du volcan qui affirment qu’une éruption n’est pas imminente !
Au bout du compte, on assiste à une espèce de chaos très difficilement gérable par les autorités locales. Il est clair que si une éruption devait se produire maintenant, elle ferait de nombreuses victimes.
11 heures (heure française): L’activité du volcan a atteint aujourd’hui un niveau encore jamais enregistré, avec des centaines de tremors (570 au cours des 18 dernières heures) et la température du lac ne cesse d’augmenter. Selon les scientifiques locaux, une éruption peut se déclencher à tout moment.
Aujourd’hui, la police a fait du porte à porte et a utilisé des mégaphones pour ordonner aux villageois de regagner les camps de tentes. L’évacuation de plus de 100 000 personnes a eu lieu il y a deux semaines, mais un grand nombre de personnes ont ignoré les mises en garde et sont revenues dans les villages pour s’occuper des récoltes et des animaux.
7:00 (French time): Authorities warned residents living on the slopes of the volcano to stay at temporary shelters as the volcano’s risk of a major eruption remained high. Mount Kelud was placed on top alert on October 16th and thousands of people living within 10 kilometres from the crater were evacuated to makeshift shelters. However, around 3,000 evacuees have returned to their homes on the slopes of the volcano, claiming it wasn’t convenient to stay away for two weeks and defying warnings from scientists that the risk of a major eruption remains high.
Water in the volcano’s 15-metre deep crater reached 39.5°C in the first six hours of Wednesday, up from 39.2°C three days earlier (Water temperatures reached 40°C before the most recent eruption in 1990).
The current situation on Mount Kelud shows the real limits in the prediction of volcanic eruptions. Local residents have been evacuated for more than two weeks and no eruption has occurred yet. Life in temporary shelters is made difficult by poor sanitation. Villagers feel they are losing money and go back to work in their fields despite the authorities’ warnings. What’s more the elders and the juru kunci (traditional custodian) pretend an eruption is not about to happen!
In the end, all this gives birth to a sort of chaos which is impossible to manage by local authorities. Should an eruption occur during the chaos, many people will be killed.
11:00 (French time): Activity has spiked at the volcano today, prompting thousands of mountainside residents to be evacuated. Hundreds of deep volcanic tremors shook Mt. Kelud — 570 in the last 18 hours — and its crater lake was the hottest since the mountain was put on high alert last month. According to local scientists, an eruption could occur at any time.
Today, police went door-to-door and used megaphones to order villagers to flee to tent camps. Authorities ordered more than 100,000 people to leave vulnerable areas two weeks ago, but many disobeyed the instruction or had returned home to tend to crops and farm animals.
Pas de grands changements au niveau de l’éruption qui a débuté le 21 juillet. La lave continue à alimenter un chenal qui montrait de fréquents débordements ces derniers jours. Chose nouvelle : des coulées pahoehoe avancent sur les bordures nord et sud du champ de lave, mais le débit n’est pas suffisamment important pour que la lave parcourt de très longues distances. Néanmoins, cette évolution d’une lave de type a’a vers une de type pahoehoe inquiète quelque peu les scientifiques. En effet, cette dernière se déplace souvent en tunnels qui maintiennent sa température et donc sa fluidité sur une longue distance. Pour le moment, les zones habitées ne sont pas menacées, d’autant que la pente dans ce secteur du Kilauea n’est pas très forte.
No great changes have been observed on the July 21st eruption site. Lava is steel feeding a long channel with frequent overflows over the past few days. The new fact is that pahoehoe flows are moving forward along the northern and southern rims of the flowfield. However, the output is not sufficient for lava to cover long distances. This evolution from a’a lava to pahoehoe is a bit worrisome. Indeed, the latter often travel in tunnels that maintain the high temperature as well as the fluidity of the lava. For the time being, inhabited areas are not under threat, all the more as the slope in this sector of Kilauea is not very steep.
Les autorités ont réagi à l’accroissement d’activité sur l’Anak Krakatau (voir ma note précédente sur les volcans indonésiens) en plaçant le volcan en niveau d’alerte 3 (Siaga), sur une échelle de 4. C’est donc le quatrième volcan du pays dont le niveau d’alerte a été élevé au cours des dernières semaines. L’Anak Krakatau émet des nuages de cendre depuis le 23 octobre. Cependant, les scientifiques disent qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Le volcan montre de telles séquences éruptives régulièrement ; donc, il n’accumule pas suffisamment d’énergie pour générer une éruption de grande ampleur. Il n’y a pas non plus de risque de tsunami.
Authorities have responded to a rise in activity on Anak Krakatau (see my previous update about Indonesian volcanoes) by placing the volcano on the third highest alert (Siaga), on a scale of 4. Thus, it is the fourth volcano in the country to have its status raised in recent weeks. The volcano has been spewing ash since October 23rd. However, scientists say there is no need to worry about its current activity. It has regularly short eruptive sequences; since it erupts so many times, it does not reserve enough energy to trigger a massive eruption. Fears of a tsunami can also be dismissed.
Les géologues canadiens surveillent étroitement – sans être trop inquiets – l’évolution d’un essaim sismique qui a été enregistré près du Nazco Cone, un volcan au repos dans le centre de la Colombie Britannique. La sismicité a commencé a être observée le 9 octobre, probablement à la suite d’un mouvement de magma, mais rien ne laisse penser que ce dernier est en phase ascensionnelle vers la surface. Pour le moment, les séismes se situent entre 30 et 40 km de profondeur et sont trop faibles pour être physiquement perçus en surface.
Canadian geologists are closely watching a swarm of tiny earthquakes near the Nazco Cone a dormant volcano in central British Columbia, but are not worried yet about a possible eruption. The quakes that began on October 9th are probably caused by magma movement, but there is no evidence it is heading to the surface. For the moment, the quakes are between 30 and 40 km deep and have been too small to be felt on the surface.