Kilauea (Hawaii (Etats Unis)

f3ee2af018ed1835d236063a9fb21711.jpgDepuis mardi, les autorités du Parc des Volcans ont fermé temporairement l’accès au secteur du cratère de l’Halema’uma’u au sommet du Kilauea, à cause de la concentration trop élevée en dioxyde de soufre. Jusqu’à présent, les bus et les voitures étaient autorisés à emprunter cette portion de route de 6,5 km, à condition que les gens restent dans les voitures. Comme toujours, certaines personnes n’ont pas tenu compte de cette réglementation. Comme il est impossible – pour des raisons de santé évidente – de poster un ranger en permanence auprès de l’Halema’uma’u, les autorités ont donc décidé d’interdire l’accès routier à ce secteur.
Dans le même temps, la coulée qui s’était échappée d’un pseudo-volcan bouclier le 19 février a pénétré lentement sur environ 200 mètres à l’intérieur de la subdivision des Jardins Royaux
Source: HVO et presse hawaiienne.

c3a9004079842f3230b58b0eb3d1c72c.jpgSince Tuesday, Hawaii Volcanoes National Park has temporarily banned access to the area of Halemaumau Crater at the summit of Kilauea volcano due to high levels of sulfur dioxide gas.
Park officials previously imposed a restriction that allowed cars and buses to drive through a 4-mile section of Crater Rim Drive passing Halemaumau as long as people did not get out of their car. However, some cars would ignore warning signs and stop. The park cannot station a ranger at Halemaumau to prevent stopping because that would pose a threat to the ranger’s health. So it was decided to close that portion of the Crater Rim Drive.
Meantime, the lava flow that had come out of one of the rootless shields on February 19th finally travelled some 200 metres inside the Royal Gardens subdivision.
Source: HVO and Hawaiian press.

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Caldeira du Kilauea et cratère de l’Halema’uma’u

Nouvelle approche sismique du Mont St Helens (Etats Unis)

a8ca0834f56f112b2394b4bd075435b5.jpgD’après un article publié dans le Journal of Geophysical Research, des géophysiciens de l’Université du Michigan ont mis au point un nouveau modèle sismique susceptible d’expliquer ce qui se passe sous le Mont St Helens et donc de mieux évaluer le risque d’une violente explosion.
Quand un volcan comme le St Helens entre en éruption, on observe en général une série de séismes répétitifs à faible profondeur et qui se produisent à des intervalles si réguliers qu’on les a comparés à des battements de tambour.
Jusqu’à récemment, les scientifiques pensaient que ces séismes étaient provoqués par les vibrations qui se produisent à l’intérieur du bouchon de magma en provenance des profondeurs du volcan, phénomène connu sous le nom de « coll-glisse ». Mais le modèle obtenu par les géophysiciens du Michigan conteste cette approche.
La régularité et la similitude des séismes à faible profondeur semblent correspondre au modèle « coll-glisse ». Les mesures indiquent que l’énergie se concentre sur une largeur de bande étroite – entre 0,5 et 2 Hz – et les séismes ont des formes d’onde pratiquement identiques.
Cependant, selon les chercheurs, tout ceci n’est pas typique d’un événement « coll-gliss ». Cela correspond davantage une source présentant une modification de volume, telle que la résonance d’une fracture contenant un fluide. Le fluide de la fracture est très probablement de la vapeur en provenance du magma et qui s’ajoute à l’eau vaporisée par la chaleur de la roche en fusion. L’alimentation continue en chaleur et en fluide maintient la fracture sous pression et engendre les « battements de tambour » réguliers relevés par les sismos.
La fracture sous pression qui apparaît dans la modélisation des scientifiques du Michigan est remplie de vapeur, ce qui pourrait tout à fait provoquer une éruption explosive si le profil sismique observé se trouvait perturbé.
Un modèle sismique semblable a déjà été proposé pour les volcans d’Hawaii où la lave est beaucoup plus fluide, mais c’est la première fois qu’il est appliqué à des volcans comme le St Helens où la lave est beaucoup plus visqueuse.

1778a61ddf00e327d4b9351525b4642a.jpgAccording to an article published in the Journal of Geophysical Research, geophysicists from Michigan Technological University have produced a new seismic model for explaining what’s going on inside Mount St. Helens and thus better assess the danger of a violent explosion.
When a volcano such as Mount St Helens erupts, it can cause a series of shallow, repetitive earthquakes at intervals so regular that they’ve been called « drumbeat earthquakes. »
Until now, scientists generally believed that these earthquakes were caused by the jerky movements of a solid plug of molten rock travelling up from the volcano’s core, a process known as the stick-slip model.But, the modelling of seismic data collected by the Michigan geophysicists dispute that explanation.
The regularity and similarity of the shallow earthquakes seem consistent with a stick-slip model. Broadband measurements indicate that the energy is concentrated in a short bandwidth – between 0.5 and 2 Hz – and the earthquakes have nearly identical wave forms.
However, according to the researchers, this is not typical of a stick-slip event. It rather suggests a source with a net volume change, such as a resonating fluid-filled crack. The fluid in the crack most likely is steam, derived from the magma and combined with water vaporized by the heat of the molten rock. A continuous supply of heat and fluid keeps the crack pressurized and the « drumbeats » beating.
The pressurized crack in the Michigan scientists’ model is filled with steam that could conceivably drive a small explosive eruption if the pattern (of earthquakes) they observe is disturbed.

Volcan de boue (Ile de Java / Indonésie)

fdd8e44d5ce0f203d0104ae57d530101.jpgDes milliers de victimes du volcan de boue ont bloqué les routes et les voies de chemin de fer pour protester contre un rapport parlementaire qui prétend que la coulée de boue (qui continue à se déverser inexorablement sur la région) est une catastrophe naturelle, alors que la plupart des scientifiques l’attribue à un forage de gaz par la société Lapindo Brantas.
Le rapport, rédigé par des parlementaires chargés de la gestion de la coulée de boue devait être officiellement présenté aujourd’hui mardi.
Le blocage des voies ferrées a d’abord empêché le départ de plusieurs trains et tous les services ferroviaires ont finalement été annulés aujourd’hui.
Source: Australian Broadcasting Corporation.

216dbcafdb4f6fcab76833249e940086.jpgThousands of victims of the mud volcano have blocked roads and railway tracks to protest against a parliamentary report that described the mudflow as a natural disaster while most scientists say the mudflow (that keeps on polluting the area) was caused by a gas drilling operation by the Lapindo Brantas company.
The report, prepared by parliamentarians assigned to monitor the handling of the mudflow, was due to be officially presented on Tuesday.
The blockade on the railway tracks prevented several trains from leaving the station and all trips were finally cancelled on Tuesday.
Source: Australian Broadcasting Corporation.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

b415ca9f722ec3f02edf29173e02df58.jpgUne coulée de lave qui s’est échappée de l’un des pseudo-volcans boucliers générés par la fracture du 21 juillet est en train de progresser en direction des Jardins Royaux. Cela fait partie du comportement actuel du volcan. Ces coulées parcourent généralement plusieurs centaines de mètres avant de s’arrêter, l’alimentation n’étant pas suffisante.
Faute de vent, le niveau de SO2 reste particulièrement élevé au sommet du Kilauea et toutes les aires de stationnement au sud de l’Halema’uma’u restent fermées.
Source: HVO.
Ci-dessous, une vue générale de la fracture éruptive telle que je l’ai photographiée le 24 juillet dernier. On reconnaît à gauche le cratère du Pu’u o’o et la masse du Mauna Loa à l’arrière-plan.

226745405bc75dbc2004f8e0a066c493.jpgA lava flow released by one of the rootless shields generated by the July 21 fissure is travelling towards the Royal Gardens. This is part of the volcano’s current behaviour. These flows usually travel over a few hundred metres before stopping as the supply is too low.
As expected from the lack of wind, sulphur dioxide levels are still quite high in all the summit area of Kilauea. All pullouts and parking areas to the south of Halema’uma’u have been closed.
Source: HVO.
Here below, here is a photo of a general view of the eruptive fissure I could take on July 24th 2007. Pu’u O’o crater can be seen to the left, with Mauna Loa in the background.

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