Stromboli (Sicile / Italie)

be6057d9a2b2082bed7b445621275769.jpgAlors que l’activité éruptive est stable (voire en déclin) sur les volcans mentionnés précédemment, voici quelques nouvelles du volcan éolien :
L’activité se concentre essentiellement dans les secteurs nord et sud de la dépression cratérique. La bouche centrale était calme la semaine dernière. Les deux bouches les plus septentrionales émettent des matériaux de taille moyenne mêlés de cendre à une hauteur moyenne ne dépassant pas 80 mètres (parfois 200 mètres pour les matériaux les plus fins). La bouche la plus méridionales émet essentiellement des cendres fines, vite emportés par le vent. Les événements explosifs se produisent en moyenne une dizaine de fois par heure.
Source : INGV.

2b1f4cbfd9357161224186d03c4047df.jpgWhile eruptive activity is stable (or declining) on the volcanoes mentioned in the previous updates, here is some news about the Aeolian volcano:
Activity mainly occurs in the northern and southern areas of the crater depression. The central vent kept quiet over the past week. The northernmost vents emitted middle-sized materials mixed with ash up to an average height of 80 metres (sometimes 200 metres for finer materials). The southern vent mainly emitted ash that was quickly blown away by the wind. Explosive events occurred about ten times per hour.
Source: INGV.

Etna (Sicile / italie)

3998df5bb62d3cb7d24bbee47245e1ad.jpgLes derniers bulletins de l’INGV concernant le volcan font état d’un dégazage au niveau des cratères sommitaux. Comme précédemment, le Cratère SE est un peu plus actif que ses voisins avec, de temps en temps, des émissions de cendres très fines à partir de la fracture qui entaille son versant NE. Au début du mois de février un effondrement relativement important s’est produit sur le diaphragme entre le Bocca Nuova et la Voragine qui montre maintenant une belle échancrure.
Quand je revois cette partie si particulière du volcan, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour mon ami Jean-Pierre Kloster, décédé en Ethiopie. Je m’étais aventuré avec lui sur ce diaphragme en 1998, alors qu’il ne faisait que quelques mètres de largeur. A notre droite, la lave bouillonnait dans une bouche au fond de la Bocca Nuova (voir photo ci-dessous). A notre gauche, on entendait des grondements au fond d’un puits qui entaillait le plancher de la Voragine. Sûrement un peu fou, mais quel souvenir !

97dcd80ce460da954a019da3e04cb3d8.jpgINGV’s latest updates indicate degassing is happening at the summit craters. SE Crater is more active than its neighbours, with occasional emissions of thin ashes from the fissure on the NE flank. Early in February quite a great collapse occurred on the “diaphragm” between Bocca Nuova and Voragine.
When I see that part of the volcano, I can’t help remembering my friend Jean-Pierre Kloster who died in Ethiopia. We walked together on the “diaphragm” in 1998; it was then just a few meters wide. To the right, lava was bubbling inside a vent in Bocca Nuova (see photo). To the left, one could hear rumbling noises deep into a pit in the Voragine. It was probably a bit crazy, but what a memory!

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Ol Doinyo Lengai (Tanzanie)

022dee29d37736a8c34f3012c524a5ff.jpgD’après mon ami australien John Seach, le volcan a connu une nouvelle séquence éruptive hier, avec un nuage de cendre jusqu’à 11 km de hauteur, selon un rapport d’aviation. Le survol du Lengai est de ce fait déconseillé.
Sur le site de Fred Belton, on a confirmation de la forte activité début février. Le 6 de ce mois, l’un des visiteurs de la région a renoncé à effectuer l’ascension car les éruptions étaient trop violentes. Des photos sur le site de Fred Belton montrent d’impressionnants nuages de cendre ainsi que de beaux impacts de bombes.
L’approche de la zone sommitale est d’autant plus dangereuse qu’il n’y a pas de zone de repli en cas de paroxysme. La surface du plancher du cratère est plus réduite que précédemment et la pente très forte du volcan interdit toute course en cas de problème.

de46228b3b40820a42952a73406beae6.jpgAccording to my Australian friend John Seach, the volcano went through a new eruptive crisis yesterday, with an ash cloud up to 11 km, according to an aviation report. Pilots have been advised to avoid flying near the volcano.
Fred Belton’s website confirms this high level of activity. On February 6th, a visitor in the region decided not to climb the volcano because eruptions were too strong. Photos on Belton’s website show impressive ash clouds and nice impacts of bombs.
The approach of the summit is all the more risky as there is no safe area in case of a paroxysm. The crater floor area is smaller than before and the slope of the volcano is too steep to run away.

Volcans d’Amérique du sud

Llaima (Chili) :Le volcan reste très actif avec une activité strombolienne accompagnée de nuages de cendres s’élevant jusqu’à 6 km d’altitude. La semaine dernière, des coulées de lave descendaient les versants ouest et nord sur près de 2 km en générant des panaches de vapeur au contact d’un glacier. Selon la presse locale, les habitants de deux villages ont été évacués, puis autorisés à revenir chez eux pendant la journée.

Tungurahua (Equateur):Une activité éruptive intense persiste sur le volcan, avec des coulées pyroclastiques et des nuages de cendre jusqu’à une quinzaine de kilomètres d’altitude. Des retombées de cendre ont été observées jusqu’à 30 km de distance. La presse locale du 6 février indique que 2000 personnes ont été évacuées. Le volcan est souvent bruyant, avec des explosions semblables à des coups de canon faisant vibrer les fenêtres de l’observatoire de Guadalupe situé à 13 km au NO.

On remarquera encore une fois les limites de la volcanologie actuelle dans les domaines de la prévision et de la prévention. Que ce soit sur le Llaima ou le Tungurahua, l’évacuation de la population se fait « après coup », une fois que l’éruption a commencé. Les séquences éruptives se limitant à des émissions et des retombées de cendres, le risque humain reste limité. Le jour où la population sera confrontée à des coulées pyroclastiques, ce sera une autre histoire.
Samedi dernier à Bruxelles, lors de l’hommage rendu à H. Tazieff, un universitaire belge me reprochait d’avoir utilisé le mot « plantage » à propos du Kelud en Indonésie. Je lui ai expliqué qu’à mon avis :
1) d’un point de vue strictement scientifique il y avait bien eu erreur d’appréciation, vu que l’éruption tant attendue n’a pas eu lieu et que la montagne a accouché d’un dôme de lave dans son cratère, sans éruption destructrice, comme annoncé par les volcanologues. Pour le moment, c’est le gardien du Kelud qui a raison….
2) Les autorités avaient eu raison de déclencher l’évacuation car tous les paramètres (sismiques, et thermiques en particulier) étaient réunis pour qu’une éruption se produise. Le principe de précaution se devait donc d’être appliqué.