Tungurahua (Equateur)

drapeau francais.jpgLe dernier bulletin de l’Instituto Geofisico en date du 9 juin indique que le Tungurahua, après avoir connu quelques heures de calme relatif, montre de nouveau une très forte activité explosive, à raison de 4 ou 5 événements par heure. Les explosions projettent des matériaux incandescents qui descendent sur environ un kilomètre sur les flancs du volcan. Les panaches éruptifs s’élèvent jusqu’à 4 km de hauteur et transportaient une quantité modérée de cendre au cours des dernières heures.

 

drapeau anglais.jpgThe Geophysical Institute’s latest report indicates that Tungurahua went through a few hours of relative quiescence and then showed again violent explosive activity, with 4 or 5 explosions per hour. Theses explosions eject incandescent material that roll down over one kilometre on the slopes of the volcano. Eruptive plumes are currently rising up to 4 km or so and carrying a moderate quantity of ash.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

Le HVO a mis en ligne dans la rubrique « Images » de son site Internet (http://hvo.wr.usgs.gov/kilauea/update/images.html) des photos intéressantes du cratère du Pu’uO’o où se produit depuis plusieurs jours un épanchement de lave pompeusement appelé ‘lac’ par les scientifiques américains. On se rend compte sur les clichés que la couche de lave accumulée n’est pas très épaisse puisqu’un petit spatter cone émerge à sa surface. L’accumulation de lave comporte deux sources d’alimentation : l’une au NE du cratère et l’autre au SO.

Dans le même temps, une quantité importante de lave s’écoule à la surface de l’East Rift Zone où un champ de lave s’est formé au-dessus des tunnels qui en assurent l’alimentation. Un tel champ de lave a été baptisé « rootless shield » par opposition à un champ de lave alimenté directement par une bouche éruptive. La présence d’un champ de lave de ce type freine obligatoirement l’écoulement de la lave dans les tunnels qui, de ce fait, sont faiblement alimentés vers l’aval. On n’observe que quelques petites coulées de surface sur le pali et la plaine côtière. Le HVO ne fait plus état d’entrées de lave dans l’océan depuis quelques jours.  

N’oublions pas qu’un lac de lave subsiste dans la bouche qui perce le plancher de l’Halema’uma’u.

 

 

Des milliers de touristes sur les flancs du Pacaya (Guatemala)

Alors que l’éruption du Pacaya continue, des milliers de touristes affluent sur ses flancs pour admirer les coulées de lave, ce qui inquiète fortement les autorités, car un regain d’activité explosive du volcan est toujours possible. Le 27 mai, un journaliste a été tué par une pluie de bombes. Un mois avant le début de l’éruption, une touriste vénézuélienne et son guide avaient été victimes d’un effondrement en escaladant le volcan.

Comme je l’ai indiqué dans les notes précédentes, l’accès au Parc National du Pacaya est officiellement interdit, mais les gens évitent le parcours officiel et se rendent dans le village de Los Pocitos qui, rappelons le, est sous la menace des coulées de lave (voir ma dernière note sur le Pacaya). Là, les habitants conduisent les visiteurs auprès des coulées pour 1,25 dollar par personne. Le week-end dernier, quelque 2000 personnes ont opté pour cette solution. L’argent ainsi obtenu devrait aider à reconstruire les maisons détruites lors de l’activité explosive du début d’éruption.

Il est bien évident que si le Pacaya pique une crise et expédie une pluie de bombes quand toutes ces personnes sont sur ses flancs (en particulier pendant la nuit quand les coulées sont les plus spectaculaires), il y aura forcément des morts. Dans une telle situation, les gens se mettent à courir dans tous les sens,  ce qui est la dernière des choses à faire !

Dans le même temps, les guides officiels basés à côté d’Antigua, qui organisent des visites du Pacaya pour 40 dollars par personne, s’impatientent et demandent que le Parc national soit à nouveau ouvert car ils perdent beaucoup d’argent. Ces pressions sur les autorités sont les mêmes que celles exercées il y a quelques semaines par le maire de Lipari et les agences de voyage siciliennes pour que l’accès au Stromboli soit rouvert avant la saison touristique ! L’argent d’abord, la sécurité après !

Comme en Sicile, la religion est toujours présente lors des éruptions. Récemment, les villageois ont organisé des processions pour que la Vierge de Guadalupe empêche la lave de recouvrir leurs habitations…

Taal (Philippines)

drapeau francais.jpgSuite à un accroissement de l’activité sismique observé depuis la fin avril, le PHILVOCS a élevé le niveau d’alerte du Taal de 1 à 2 le mardi 8 juin. 32 séismes volcaniques haute fréquence ont été enregistrés entre lundi et mardi et un séisme basse fréquence a également été détecté le 2 juin dernier. Un gonflement de terrain de 3 mm a été enregistré dans la partie SE de l’île. De plus, on a observé une certaine intensification des émissions de vapeur au N et au NE du cratère principal.

Selon le PHILVOCS, les séismes haute fréquence peuvent provenir de la fracturation de roches due à une montée de magma sous le volcan.  

 

drapeau anglais.jpgFollowing an increase in seismic activity, Phivolcs raised on Tuesday June 8th the alert level of Taal Volcano from Level 1 to Level 2. 32 high frequency volcanic earthquakes were recorded between Monday and Tuesday and a low frequency type volcanic earthquake was also detected last June 2nd. An inflation of the southeast side of the volcano island has been recorded. Besides, steaming activities at the northern and northeast sides of the main crater occasionally intensified.

According to PHILVOCS, the high frequency volcanic earthquakes could be the result of active rock fracturing associated with magma intrusion beneath the volcano.

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Image satellite du volcan Taal (Avec l’aimable autorisation de la NASA)