Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

1475806114.52.jpgLe HVO indique que l’incandescence a fait sa réapparition depuis le 11 août à l’intérieur de la bouche qui perce le plancher de l’Halema’uma’u. Les images de la caméra thermique montrent du gaz qui s’échappe d’une ouverture au fond du cratère d’effondrement qui constitue la partie supérieure de la bouche. Toutefois, aucune lave n’est visible dans la bouche.

Les dernières mesures des émissions de SO2 effectuées le 10 août montraient 1250 tonnes par jour, ce qui est bien supérieure aux 140 tonnes par jour relevées entre 2003 et 2007.

La lave qui s’échappe du Thanksgiving Eve Breakout (TEB) sur l’East Rift Zone continue à s’écouler en tunnels vers l’océan où elle débouche sur le site de Waikupanaha, à l’ouest de Kalapana. Des coulées de surface sont actives sur le pali, dans le secteur des Jardins Royaux.  

 

993348610.48.jpgHVO indicates that weak glow has been visible again since August 11th from within the Halema`uma`u vent. Views with a thermal camera show gas rushing from a hole at the bottom of the collapse crater that forms the upper part of the vent. However, no lava is visible inside the vent.

The most recent SO2 emission rate measurement on August 10th was 1,250 tonnes/day. This is well above the 2003-2007 average of 140 tonnes/day.

Lava from the TEB vent, on the east rift zone, flows through tubes to the Waikupanaha ocean entry west of Kalapana. Surface flows are active on the pali in the Royal Gardens area.

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Explosion sur le littoral due au contact de la lave et de l’eau
(Photo: C. Grandpey)

Nouveau réseau de surveillance sur le Mont St Helens (Etat de Washington / Etats Unis)

1475806114.59.jpgLe nouveau réseau de surveillance du mont St Helens que je signalais dans une note précédente a été installé sur le volcan pendant le mois de juillet.

Quinze robots-araignées (« spiderbots ») – ainsi appelés car leurs trois bras ressortent de caissons en acier – ont été déposés le mois dernier par hélicoptère en différents endroits du cratère et de la lèvre du St Helens.

Chaque robot dispose d’un sismomètre pour détecter les séismes, un capteur infrarouge pour détecter la chaleur dégagée par les explosions volcaniques, un capteur pour détecter les nuages de cendre et un GPS pour analyser les gonflements du sol et déterminer avec précision les zones d’activité sismique. Une fois en place, les robots entrent en communication les uns avec les autres pour former un réseau maillé.

Il existe déjà une surveillance volcanique avec des robots, par exemple sur l’Erebus en Antarctique, mais il faut que les capteurs soient enterrés dans le sol ou enfoncés dans la roche, ce qui demande des jours de travail pouvant être dangereux.

Les robots-araignées sont faciles à utiliser et pas très coûteux, de sorte qu’ils peuvent être mis en place pratiquement n’importe où. Leur installation en réseau leur donne un avantage certain sur les autres systèmes de surveillance. Le réseau est capable de s’auto-réparer en cas de problème. Si un robot tombe en panne, les autres continuent à se débrouiller sans lui.

Le réseau analyse les données dans l’instant avant de les envoyer à la station qui se trouve dans le Johnston Ridge Observatory, ce qui permet d’avoir une vue de la situation en temps réel, élément essentiel en période d’éruption. Le réseau est également le premier du genre à communiquer avec un satellite.

Des robots identiques pourraient être un jour utilisés pour étudier l’activité géologique ailleurs dans le système solaire.

Source : The New Scientist.  

 

993348610.64.jpgThe new monitoring network of Mount St Helens that I mentioned in a previous note was installed in July on the volcano.

Fifteen spiderbots, so-named because of the three arms protruding from their suitcase-sized steel bodies, were lowered last month from a helicopter to spots inside the crater and around the rim of Mount St Helens.

Each has a seismometer for detecting earthquakes, an infrared sensor to detect heat from volcanic explosions, a sensor to detect ash clouds, and a global positioning system to sense the ground bulging and pinpoint the exact location of seismic activity. Once in place, the bots reached out to each other to form a mesh network. 

Other robotic volcano-monitoring systems exist, most notably around Mount Erebus in Antarctica. But they require permanent sensors to be buried in the ground or drilled into rock, which can take days of dangerous human labour.

The spiderbots are flexible and inexpensive enough so that they can be set down almost anywhere. The spider web’s networking capabilities also give it a distinct advantage over other monitoring systems. The network is self-healing – if one node dies, the others automatically route data around it.

The network analyses data on the spot before sending it back to its base station at the nearby Johnston Ridge Observatory, allowing the spiderbots to provide real-time risk assessment – crucial in the event of an eruption. It is also the first of its kind to communicate with a satellite.

Similar networked robots could one day be used to study geological activity elsewhere in the solar system.

Source: The New Scientist.

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Le cratère du St Helens en juillet 2008 (Photo: C. Grandpey)

Fin de l’alerte cyclonique à Hawaii

1475806114.60.jpgL’ouragan Felicia s’est finalement transformé en une queue de dépression tropicale. Le Centre d’Alerte des Ouragans du Pacifique n’émettra plus de bulletins de vigilance. Au bout du compte, la dépression ne s’est soldée que par quelques averses sur l’île de Maui. Bien que des pluies importantes soient encore possibles, aucun problème particulier n’a été observé.

Felicia était un ouragan de catégorie 4 quand il se trouvait dans l’est du Pacifique. Il est peu probable qu’il redevienne un cyclone en se déplaçant vers l’ouest.

 

993348610.50.jpgHurricane Felicia dissipated into a remnant low pressure system.

The Central Pacific Hurricane Center will no longer be issuing advisories on the storm. In the end, the system was a tropical depression that brought some rains to Maui. Though some locally heavy rainfall was seen, no major problems were reported.

Felicia had been a Category 4 hurricane in the Eastern Pacific. It is not likely to redevelop into a cyclone as it continues to move west.

 

Pacaya & Santiaguito (Guatemala)

drapeaufrancais.jpgCe sont indiscutablement – avec le Fuego que je mentionnais il y a quelques jours – les volcans les plus actifs du Guatemala.

Fin juillet et début août, les panaches de gaz et de vapeur qui s’échappaient du cône MacKenney du Pacaya étaient emportés  par le vent vers le S et le SO. Plusieurs coulées de lave s’étiraient sur des distances de 50 à 300 mètres sur les versants S et SO du volcan.

Dans le même temps, les explosions au sommet du Santiaguito généraient des panaches de cendre et le dôme Caliente était incandescent. Ces panaches montaient jusqu’à 3 km d’altitude avant d’être emportés vers l’ouest par le vent. Les fumerolles s’élevaient jusqu’à environ 200 mètres au-dessus du dôme Caliente et des grondements se faisaient entendre de temps à autre.  

Source: Global Volcanism Network.

 

drapeau anglais.jpgThey are undisputably Guatemala’s most active volcanoes together with Fuego I mentioned a few days ago.

Late in July and early in August, steam and gas plumes from Pacaya‘s MacKenney cone drifted S and SW. Several lava flows traveled between 50 and 300 metres along the S and SW slopes.

Meantime, explosions from Santiaguito’s summit produced ash plumes and the Caliente lava dome was incandescent. These plumes rose to an altitude of 3 km a.s.l. and drifted W. Fumarolic plumes rose 200 metres above the Caliente dome. Rumbling noises were occasionally heard.

Source: Global Volcanism Network.

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Le dôme Caliente du Santiaguito (Photo: C. Grandpey)