Nouveau réseau de surveillance sur le Mont St Helens (Etat de Washington / Etats Unis)

1475806114.59.jpgLe nouveau réseau de surveillance du mont St Helens que je signalais dans une note précédente a été installé sur le volcan pendant le mois de juillet.

Quinze robots-araignées (« spiderbots ») – ainsi appelés car leurs trois bras ressortent de caissons en acier – ont été déposés le mois dernier par hélicoptère en différents endroits du cratère et de la lèvre du St Helens.

Chaque robot dispose d’un sismomètre pour détecter les séismes, un capteur infrarouge pour détecter la chaleur dégagée par les explosions volcaniques, un capteur pour détecter les nuages de cendre et un GPS pour analyser les gonflements du sol et déterminer avec précision les zones d’activité sismique. Une fois en place, les robots entrent en communication les uns avec les autres pour former un réseau maillé.

Il existe déjà une surveillance volcanique avec des robots, par exemple sur l’Erebus en Antarctique, mais il faut que les capteurs soient enterrés dans le sol ou enfoncés dans la roche, ce qui demande des jours de travail pouvant être dangereux.

Les robots-araignées sont faciles à utiliser et pas très coûteux, de sorte qu’ils peuvent être mis en place pratiquement n’importe où. Leur installation en réseau leur donne un avantage certain sur les autres systèmes de surveillance. Le réseau est capable de s’auto-réparer en cas de problème. Si un robot tombe en panne, les autres continuent à se débrouiller sans lui.

Le réseau analyse les données dans l’instant avant de les envoyer à la station qui se trouve dans le Johnston Ridge Observatory, ce qui permet d’avoir une vue de la situation en temps réel, élément essentiel en période d’éruption. Le réseau est également le premier du genre à communiquer avec un satellite.

Des robots identiques pourraient être un jour utilisés pour étudier l’activité géologique ailleurs dans le système solaire.

Source : The New Scientist.  

 

993348610.64.jpgThe new monitoring network of Mount St Helens that I mentioned in a previous note was installed in July on the volcano.

Fifteen spiderbots, so-named because of the three arms protruding from their suitcase-sized steel bodies, were lowered last month from a helicopter to spots inside the crater and around the rim of Mount St Helens.

Each has a seismometer for detecting earthquakes, an infrared sensor to detect heat from volcanic explosions, a sensor to detect ash clouds, and a global positioning system to sense the ground bulging and pinpoint the exact location of seismic activity. Once in place, the bots reached out to each other to form a mesh network. 

Other robotic volcano-monitoring systems exist, most notably around Mount Erebus in Antarctica. But they require permanent sensors to be buried in the ground or drilled into rock, which can take days of dangerous human labour.

The spiderbots are flexible and inexpensive enough so that they can be set down almost anywhere. The spider web’s networking capabilities also give it a distinct advantage over other monitoring systems. The network is self-healing – if one node dies, the others automatically route data around it.

The network analyses data on the spot before sending it back to its base station at the nearby Johnston Ridge Observatory, allowing the spiderbots to provide real-time risk assessment – crucial in the event of an eruption. It is also the first of its kind to communicate with a satellite.

Similar networked robots could one day be used to study geological activity elsewhere in the solar system.

Source: The New Scientist.

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Le cratère du St Helens en juillet 2008 (Photo: C. Grandpey)