Chaitén (Chili)

1475806114.19.jpgBien que moins spectaculaire que précédemment, l’activité reste bien présente sur le volcan. Ainsi, on observait des émissions continues de gaz et de cendre à la mi-août. Les panaches atteignaient des altitudes allant de 2 km à 6 ou 7 km. Ce regain d’activité n’a pas été accompagné par une variation notable de la sismicité. Les panaches de cendre ont dérivé vers le SO, avec des retombées – une fois encore – sur la ville de Chaitén où cette nouvelle couche atteignait une épaisseur de 1,5 cm.
Source : Global Volcanism Network.

993348610.23.jpgAlthough its activity is less dramatic than before, the volcano is still very active. For instance, continuous emissions of gas-and-ash plumes were observed by mid-August. They first rose to altitudes between 2 km and 6-7 km a.s.l. The increased activity did not correspond to any significant variation in seismicity. The plumes drifted SW and caused ashfall in Chaitén town for several hours. The ash accumulation was 1.5 cm thick.
Source : Global Volcanism Network.

La faille de San Andreas

Outre la Chaîne des Cascades, j’avais prévu – en fin de voyage – d’aller jeter un coup d’œil à la faille de San Andreas à Point Reyes au nord de San Francisco d’une part, et dans la plaine de Carrizo, au NO de Los Angeles d’autre part. Cette balafre de l’écorce terrestre m’a toujours fasciné, car elle montre combien notre planète est vivante et combien l’homme est ridiculement petit devant les forces de la nature. La ville de San Francisco a été sérieusement secouée par les mouvements de la faille en 1906 et 1989 et, selon certains scientifiques, le Big One ne s’est pas encore produit !
Lorsque la route plonge vers la plaine de Carrizo, on se rend parfaitement compte des tourments qu’a subi l’écorce terrestre dans cette région. La plaine est enserrée entre les Caliente et Tremblor ranges parcourues par de profondes ravines. Dés l’entrée du National Monument, des fractures dans le sol ne laissent aucun doute sur l’activité sismique dans ce secteur. Après avoir longé le surprenant Soda Lake à la blancheur immaculée, la route remonte en direction de la Tremblor range au pied de laquelle passe l’axe de la faille de San Andreas. C’est ici, lorsque le lit d’un ruisseau, dans un terrain sans discontinuité, tourne brutalement à droite puis, quelques mètres plus loin, retrouve sa direction initiale, que la faille trahit sa présence. La descente dans le lit asséché du cours d’eau permet de marcher sur la faille de San Andreas !!
On marche également sur la faille à Point Reyes, plus au nord. Un parcours pédagogique ponctué de panneaux explicatifs décris son comportement tandis que des poteaux bleus dessinent son tracé. Dans le Visitors Center, un sismographe confirme que la faille de San Andreas est en activité permanente, même si les microséismes ne sont pas ressentis par la population. [Album photos].