10 heures: Actuellement, les séismes localisés sous le sommet semblent faiblir; par contre, une forte sismicité persiste sous le flanc Est et Est-Sud-Est, à une profondeur d’environ un ou deux kilomètres sous le niveau de la mer. La magnitude de ces séismes peut atteindre 2.
Selon le Journal de l’Ile qui relaye l’Observatoire pour donner ces informations, une telle situation a certes été déjà relevée dans le passé sans être suivie d’éruption, mais dans le contexte actuel, il est impossible d’en dire autant. Plus tôt dans la journée d’hier, un autre bulletin de l’Observatoire évoquait une possible reprise de l’éruption au sommet ou à plus basse altitude. L’incertitude est donc totale.
Au nombre des éléments à prendre en compte : la fissure qui a alimenté l’éruption éclair d’hier est beaucoup plus longue qu’elle n’y paraît en surface. Elle se prolonge en sous-sol en direction du rempart du Tremblet, c’est du moins ce qu’analyse l’Observatoire au vu des enregistrements des paramètres de la crise qui a précédé l’éruption. Le risque serait que la crise sismique actuelle débouche sur sa réactivation et son éventuelle propagation à plus basse altitude, voire hors enclos. Les éruptions hors enclos de Piton Sainte-Rose (1977) et du Tremblet (Saint-Philippe) ont ainsi débuté par de brèves phases d’activité à l’intérieur de l’enclos avant que les fissures éruptives ne se propagent beaucoup plus loin, “franchissant” les remparts de Bois-Blanc et du Tremblet. Mais rien ne permettait hier soir d’envisager une telle hypothèse.
La vigilance volcanique demeure en vigueur. Malgré la fin de l’activité, l’accès à l’enclos du volcan demeure interdit en raison de la sismicité.