Les réfugiés du Sinabung (Indonésie)

drapeau francaisComme cela arrive souvent en Indonésie (souvenez-vous du Merapi en 2010), les villageois qui ont été évacués suite à l’éruption du Sinabung doivent souvent faire face à des situations difficiles dans les centres d’hébergement. Ainsi, les personnes qui se sont réfugiées dans la régence de Langkat dans le nord de Sumatra ont demandé à l’administration de leur envoyer une aide d’urgence. Les quelque 220 personnes présentes dans le centre sont sur le point de mourir de faim car les fournitures mises à disposition par l’administration sont presque épuisées. Les réfugiés ont besoin de nourriture, d’huile de cuisson, d’eau en bouteille, de couvertures et d’autres biens de première nécessité. .
La plupart des villageois qui se trouvent sur les pentes du Sinabung sont des agriculteurs qui travaillent la terre pour y faire pousser fruits et légumes. L’Agence en charge de l’Agriculture à Karo estime que depuis septembre, les agriculteurs ont subi des pertes d’environ 3 390 000 dollars (2 500 000 euros).

Comme souvent aussi en Indonésie, alors que les autorités ont annoncé que la zone d’exclusion (elle a un rayon de 5 k autour du Sinabung) est interdite d’accès à tout le monde, certains habitants sont toujours prêts à risquer leur vie pour protéger ce qui reste de leurs maisons. Les villageois passent leurs nuits dans des abris temporaires mais, au cours de la journée, on en voit certains entrer dans la zone afin de s’occuper de leurs fermes et de leur bétail. [Un tel comportement a été souvent observé lors de l’éruption du Merapi]. Comme le dit un villageois dans un refuge : «Aux abris, tout ce que nous faisons, c’est s’asseoir et attendre. Nous travaillons souvent dur dans nos fermes et puis, tout à coup, nous nous trouvons à ne rien faire. Il n’y à rien à faire dans l’abri. Quelles que soient les cultures qui ont survécu aux chutes de cendre, nous ferons de notre mieux pour les protéger. »
La sécurité est mal assurée autour de la zone d’évacuation de sorte qu’il est facile de grimper sur le volcan sans être repéré par la police ou les militaires.
Pour les personnes évacuées, le temps d’attente dans les refuges peut sembler sans fin et bien que la plupart comprennent l’importance de cette évacuation, beaucoup sont impatientes de pouvoir reprendre une vie normale dès que possible.

Source : The Jakarta Post.

Voici une vidéo qui montre les effets de l’éruption du Sinabung sur les cultures:

http://www.aljazeera.com/news/asia-pacific/2013/11/thousands-flee-erupting-indonesian-volcano-2013112781635758818.html

 

drapeau anglaisAs often happens in Indonesia as well (remember Mount Merapi in 2010), the villagers who have been evacuated after the eruption of Mount Sinabung often have to face difficult situations in the shelters. Thus, those who fled to neighbouring Langkat regency in North Sumatra called on the administration to supply them with much needed aid. Some 220 displaced people are on the verge of starvation as supplies provided by the administration have almost run out. They are in need of food, cooking oil, bottled water, blankets and other bare necessities.

Most of the villagers that reside on the slopes of Mt. Sinabung are farmers that work the arable land planting fruit and vegetables. The Karo Agriculture Agency estimates that since September the farmers have suffered losses of some $3.39 million.

As usual in Indonesia, while authorities have announced that the exclusion zone (it has a 5-k radius around Mount Sinabung) is off limits to anyone, some residents are still willing to risk their lives to protect whatever is left of their homes. Although residents spend their nights in temporary shelters, during the day, a few can still be seen returning to tend to their farms and livestock. [This behaviour was often observed during the eruption of Mount Merapi]. Said one villager in a shelter : « At the shelters, all we do is sit around and wait. We usually work hard on our farms and then suddenly we find ourselves doing nothing. It is boring to stay at the shelter. Whatever crops survived the ash fall, we will do our best to protect them. »

Security is lax around the evacuation zone so it is easy to climb up the mountainside without being detected by police or military troops.

For evacuees, the wait at the shelters can seem endless and although most understand the importance of evacuating, many are anxious to be able to resume their normal lives as soon as possible.

Source : The Jakarta Post.

Here is a video that shows the effects of the Sinabung eruption on the crops:

http://www.aljazeera.com/news/asia-pacific/2013/11/thousands-flee-erupting-indonesian-volcano-2013112781635758818.html

Les réfugiés du Paluweh (Indonesie) // The refugees of Paluweh volcano (Indonesia)

 drapeau francais   L’impact de l’éruption du Paluweh (également connu sous le nom Rokatenda) dans l’île de Flores est toujours ressenti par quelque 3.000 réfugiés du district de Sikka.
Le volcan est entré en éruption en février dernier et, suite à cette catastrophe naturelle, les habitants qui vivent dans des abris dans l’île Palu’e ont toujours peur et hésitent à retourner dans leurs maisons. Bien que l’activité volcanique ait décliné, les émissions de cendres et de petites éruptions accompagnées de séismes se produisent encore.
Plusieurs réseaux indonésiens en ligne sont en relation les uns avec les autres pour s’assurer de l’efficacité de la réponse humanitaire en provenance de tous les coins de l’archipel.
Les communautés de blogueurs et utilisateurs de médias sociaux  donnent régulièrement des nouvelles de l’éruption à travers Twitter et Facebook. Ils passent leur temps et leur énergie à signaler les nouveaux développements sur le terrain et à envoyer les denrées absolument nécessaires aux réfugiés.
Des dizaines d’habitants ont quitté leurs villages en Novembre 2012, bien avant la grande éruption du 3 Février 2013. La malnutrition, les infections respiratoires, le paludisme et la diarrhée sont une menace pour les gens qui vivent dans les camps de réfugiés. Suite aux difficultés rencontrées pour accéder à l’aide humanitaire gouvernementale, certains réfugiés ont organisé une action de protestation en Janvier dernier. La manifestation a mal tourné et a conduit à l’arrestation de certains participants.

Source : Global Voices et presse indonésienne.

Un chapitre de mon livre Killer Volcanoes raconte comment 226 personnes ont perdu la vie au cours de l’éruption de 1928, la plus meurtrière que le volcan ait jamais connue.

drapeau anglais   The impact of the eruption of Paluweh (also known as Rokatenda) in FloresIsland is still felt by some 3,000 refugees from Sikka District.

The volcano erupted last February and following the natural disaster, residents living in shelters in Palu’e Island are still hesitant and afraid to return to their houses. Although the volcanic activity has receded, ash emissions and small eruptions followed by tremors are still occurring.

Several Indonesian online networks are coordinating with each other to make sure the effectiveness of humanitarian response coming from all corners of the archipelago.

Communities of bloggers and social media users have been actively passing on news about the eruption through Twitter and Facebook. They have dedicated their time and energy to report new developments from the field as well as continuously dispatching provisions badly needed by the refugees.

Scores of residents have been moving out of their villages since November 2012, long before the big eruption on February 3rd, 2013. Malnutrition, respiratory infection, malaria, and diarrhea are haunting those living in the emergency shelters. Faced with trouble in accessing humanitarian aid from the administrative government, some of the refugees held a protest action last January. The protest didn’t end well since it led to the arrest of some protesters.

Source : Global Voices ans Indonesian press.