Nouveau séisme en Turquie // New earthquake in Turkey

Un puissant séisme de magnitude M 6,4 a de nouveau frappé la région frontalière Turquie-Syrie à 17h04 (UTC) le 20 février 2023. L’hypocentre a été localisé à une profondeur de 10 km. Il s’agit d’une réplique du séisme de M 7,8 du 6 février au cours duquel plus de 47 000 personnes ont perdu la vie et plus de 120 000 ont été blessées.
L’épicentre de cette nouvelle réplique a été localisé à 3,1 km à l’OSO d’Uzunbağ, 16,2 km OSO d’Antakya et 32 km SO de Serinyol, villes qui regroupent des dizaines de milliers d’habitants.
Plus de 4 000 répliques ont été détectées à la suite de la secousse principale M 7,8 du 6 février, dont des événements M 6,7, M 7,5 et M 6,0.
Le nombre de morts atteignait 47 625 le 20 février 2023. Au moins 13,5 millions de personnes et 4 millions de bâtiments ont été touchés par les séismes. Environ 345 000 appartements ont été détruits. Plus de 6 469 personnes ont été tuées et plus de 14 500 personnes ont été blessées en Syrie.
Source : médias d’information américains.

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A very strong M 6.4 earthquake struck again the Turkey-Syria border region at 17:04 (UTC) on February 20th, 2023, at a depth of 10 km. This is an aftershock of the M 7.8 earthquake of February 6th in which more than 47 000 people lost their lives and more than 120 000 were injured.

The epicenter of the aftershock of February 20th was located 3.1 km WSW of Uzunbağ, 16.2 km WSW of Antakya, and 32 km SW of Serinyol that include tens of thousands of residents.

More than 4 000 aftershocks were detected following the M 7.8 mainshock of February 6th, including M 6.7, M 7.5 and M 6.0 events.

The death toll reached 47 625 on February 20th, 2023. At least 13.5 million people and 4 million buildings have been affected by the earthquakes. About 345 000 apartments were decimated. Over 6 469 people were killed, and more than 14 500 people were injured in Syria.

Source : U.S. News media.

Le contexte tectonique en Turquie ‘Source : ABC News)

 

2000 ans avant Pompéi…. // 2,000 years before Pompeii…

Une éruption du Vésuve il y a environ 4 000 ans – 2 000 ans avant celle qui a enseveli Pompéi – a remarquablement préservé la vie d’un village du début de l’âge du bronze en Campanie. La conservation remarquable d’Afragola est unique en Europe. Le village était situé près de la ville de Naples actuelle, à environ 15 kilomètres du Vésuve.
Les chercheurs étaient impatients de voir s’ils pourraient déterminer la période de l’année à laquelle l’éruption s’est produite grâce au niveau de préservation et à la variété des plantes sur le site. Les fouilles à Afragola couvrent une superficie de 5 000 mètres carrés. C’est l’un des sites du début de l’âge du bronze les plus étudiés en Italie.
Dans une étude publiée le 29 septembre 2022 dans le Journal of Archaeological Science: Reports, des chercheurs de l’Université du Connecticut expliquent que l’éruption s’est déroulée en plusieurs phases, avec au début une très forte explosion qui a principalement transporté des débris vers le nord-est.

Comme Pompéi, le village d’Afragola a été recouvert par plusieurs mètres de cendres, de boue et de sédiments. De nombreux restes de végétaux ont été préservés, ce qui a permis aux scientifiques d’identifier à quel moment l’éruption s’est produite, et même à quelle période de l’année.

Ils ont ainsi pu retracer le déroulement de l’éruption. Tout d’abord, une énorme explosion du Vésuve a, semble-t-il, envoyé des débris vers le nord-est du volcan. Les habitants d’Afragola qui se trouvaient le plus à l’ouest auraient ainsi eu le temps de fuir, ce qui explique pourquoi, contrairement à Pompéi, aucune trace de restes humains n’a été retrouvée. Puis la direction du vent aurait changée, entraînant d’importantes retombées de cendres sur le village déserté.

Puis, le Vésuve a émis des les coulées pyroclastiques jusqu’à environ 25 kilomètres de distance, ensevelissant totalement le village. C’est ce qui a permis à ce dernier de résister à la dégradation, même après plusieurs millénaires. Une chercheuse explique que « l’épaisse couche de matériaux volcaniques a remplacé les molécules des macro-restes végétaux et a produit des moulages parfaits dans la cinérite. »

Le village d’Afragola ainsi figé offre un rare aperçu de la façon dont les gens vivaient en Italie durant l’âge du bronze. Ils évoluaient probablement dans des groupes de huttes. L’effondrement du bâtiment de stockage sous le poids de la cendre a entraîné la carbonisation indirecte des matières végétales qui y étaient entreposées. C’est pourquoi les archéologues ont pu y identifier des céréales comme de l’orge, des noisettes, des glands, des pommes sauvages, des fruits de cornouiller et du matériel agricole extraordinairement bien conservés. Tous ces biens étaient probablement partagés avec la communauté.

En plus de ces fruits, de nombreuses empreintes de feuilles ont été préservées dans la cinérite. Elles ont permis aux scientifiques de conclure que l’éruption s’était déroulée en automne, comme celle de Pompéi qui a eu lieu en Octobre 79.

Source: presse internationale.

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An eruption of Vesuvius around 4,000 years ago – 2,000 years before the one that buried Pompeii – remarkably preserved early Bronze Age village life in Campania. Afragola’s remarkable preservation is unique in Europe. The village was located near the current city of Naples, about 15 kilometers from Vesuvius.
The researchers were eager to see if they could determine the time of year the eruption occurred based on the level of preservation and variety of plants at the site. The excavations at Afragola cover an area of ​​5,000 square meters. It is one of the most studied Early Bronze Age sites in Italy.
In a study published on September 29th, 2022 in the Journal of Archaeological Science: Reports, researchers from the University of Connecticut explain that the eruption took place in several phases, with at the beginning a very strong explosion which mainly transported debris to the northeast.
Like Pompeii, the village of Afragola was covered by several meters of ash, mud and sediment. Many plant remains have been preserved, allowing scientists to identify when the eruption occurred, and even at what time of year.
They were thus able to retrace the course of the eruption. First, a huge explosion from Vesuvius reportedly sent debris northeast of the volcano. The inhabitants of Afragola who were further west thus had time to flee, which explains why, unlike Pompeii, no trace of human remains has been found. Then the wind shifted, resulting in significant ashfall on the deserted village.
Then, Vesuvius emitted pyroclastic flows as long as about 25 kilometers, completely burying the village. This is what has allowed the village to resist degradation, even after several millennia. A researcher explains that « the thick layer of volcanic material replaced the molecules of the plant macro-remains and produced perfect casts in the cinerite. »
The frozen village of Afragola offers a rare glimpse into how people lived in Italy during the Bronze Age. They probably lived in groups of huts. The collapse of the storage building under the weight of the ash led to the indirect carbonization of the vegetable matter stored there. This is why archaeologists have been able to identify cereals such as barley, hazelnuts, acorns, wild apples, dogwood fruits and agricultural equipment that are extraordinarily well preserved. All of these goods were probably shared amidst the community.
In addition to these fruits, numerous leaf imprints have been preserved in the cinerite. They allowed scientists to conclude that the eruption had taken place in autumn, like that of Pompeii which took place in October 79.
Source: international press.

Le Vésuve, une menace permanente pour la Campanie (Photos: C. Grandpey)