Découverte de la Nouvelle Zélande (10 et fin)

La fin de notre séjour néo-zélandais approchant, nous remontons vers le nord en longeant la côte en direction de Christchurch. Nous nous accordons toutefois un dernier écart pour aller visiter la Banks Peninsula où les pistes en terre battue ne cessent de monter et de descendre et font découvrir de superbes paysages où la mer et la montagne se marient harmonieusement. Une halte à Akaroa nous rappelle que les Français ont participé à la colonisation de la Nouvelle Zélande.

Christchurch est une ville typiquement britannique où les noms de rues trahissent la nostalgie des colons britanniques pour la mère patrie. Les parcs et les pubs ressemblent à ceux d’Angleterre et les personnes que j’ai eu l’occasion de rencontrer s’exprimaient avec un accent plus britannique que néo-zélandais.

L’aéroport de Christchurch sera le point de départ de notre voyage retour. Ensuite, c’est d’Auckland que nous quitterons vraiment la Nouvelle Zélande dont nous garderons un excellent souvenir. Même si le volcanisme n’est pas aussi actif que dans certaines autres régions du monde, cette déficience est largement compensée par la beauté et la variété des paysages. Si vous avez un jour l’occasion de visiter ce pays, n’hésitez pas à sortir des itinéraires classiques proposés par les voyagistes. Prenez le bateau, l’hélicoptère ou l’avion. Vous ne serez pas déçus. Bon voyage !

Découverte de la Nouvelle Zélande (9)

Après 300 km d’une route sans intérêt particulier, nous arrivons à Dunedin où nous retrouvons l’Océan Pacifique. Colonisée par les Ecossais qui lui ont donné le nom celtique d’Edimbourg, cette ville permet d’accéder à la très belle Péninsule d’Otago, domaine des phoques et des albatros. Il ne faut surtout pas hésiter à emprunter les pistes en terre battue qui sillonnent la péninsule ; elles offrent des panoramas absolument époustouflants. On aperçoit souvent des phoques au fond des criques tandis que les albatros jouent avec le vent autour de Taiaroa Head, à la pointe de la péninsule. La visite du Royal Albatros Centre ne présente pas un grand intérêt. Lors de notre visite, seuls quelques oiseaux nichaient sur la pente herbeuse de la falaise. Le spectacle est beaucoup plus intéressant à l’extérieur du centre où l’on admire l’envergure et l’élégance majestueuse de ces oiseaux en vol.
Tout près, Penguin Place permet d’observer les pingouins à yeux jaunes à partir de huttes camouflées mises en place par une ferme privée. Ce pingouin est l’un des plus rares au monde. La colonie ne compte que 5000 individus qui vivent exclusivement sur les côtes néo-zélandaises. Nous aurons l’occasion d’en voir d’autres à Oamaru, un peu plus au nord le long de la côte, là où nichent également les Blue Penguins. Ce sont les plus petits pingouins au monde, avec une taille qui ne dépasse pas 25 centimètres. On ne peut les observer qu’à la tombée de la nuit lorsqu’ils rentrent de leur journée de pêche. C’est un spectacle sympa et émouvant de voir ces petits oiseaux escalader fébrilement le rivage pour aller rejoindre leurs nids au pied de la falaise. Gare aux prédateurs !

Découverte de la Nouvelle Zélande (8)

Poursuivant notre route vers le sud, nous franchissons bientôt le col d’Haast. Son altitude (562 m) est fort modeste, mais ce col marque un changement radical au niveau de la végétation. C’est la fin des forêts et le début des vastes ondulations herbeuses qui font le bonheur des moutons. Lors de notre étape à Wanaka, au bord du lac de même nom, nous assistons au spectacle très néo-zélandais du regroupement, puis là la division d’un troupeau de 3000 moutons. Les quads ont remplacé les chevaux et la montagne résonne des coups de sifflets émis par les fermiers en guise d’ordres à leurs chiens parfaitement dressés pour cette tâche. Lors d’une discussion avec l’un de ces hommes, j’ai fait remarquer que leur viande congelée dans les supermarchés de ma région représentait une concurrence déloyale pour nos éleveurs. S’agissant du cours du marché de la viande, je me suis vite rendu compte que les moutonniers français auraient bien du mal à rivaliser avec leurs homologues néo-zélandais. La conversation a ensuite inévitablement dévié vers le rugby ; le fermier l’avait pratiqué et était un fervent supporter des All Blacks, tout en reconnaissant la qualité du XV de France, Sébastien Chabal en particulier, qui a beaucoup marqué les esprits ici lorsque d’un regard provocateur il a osé défier le haka néo-zélandais !

Les lacs sont particulièrement nombreux dans cette région où ils font le bonheur des pêcheurs de saumons, brown trout ou rainbow trout. L’étape au bord du lac de Te Anau est quasiment obligatoire pour qui veut visiter le Milford Sound situé à 120 km de cette ville. Ce sera aussi l’occasion pour vous de pénétrer dans une des glowworm caves qui constituent l’une des attractions touristiques de la Nouvelle Zélande. C’est tout simplement magique ! Les vers luisants ont élu domicile sur les plafonds de ces grottes où l’on navigue sur une rivière souterraine en ayant l’impression d’avoir la voûte céleste criblée de milliers d’étoiles à portée de main !

Le Milford Sound est l’un des nombreux fjords qui entaillent la côte et il pénètre sur une dizaine de kilomètres à l’intérieur des terres. Le temps était certes couvert lorsque nous avons effectué notre mini croisière sur ce fjord, mais je continue à préférer les fjords majestueux de Norvège, le Geiranger Fjord en particulier, même si certaines brochures locales qualifient le Milford Sound de « plus beau fjord au monde » !

Découverte de la Nouvelle Zélande (7)

Même s’il n’existe pas de site volcanique actif dans l’île du sud, la collision entre les plaques tectoniques a fait naître une chaîne de montagnes dominée par les monts Cook et Tasman qui culminent respectivement à 3754m et 3497 m. Les glaciers qui naissent à leurs pieds représentent l’une des attractions touristiques majeures de la Nouvelle Zélande.
Une fois encore, une bonne façon de découvrir la région est de la survoler. Il suffit pour cela de se rendre dans la bourgade de Franz Josef Glacier où les nombreuses compagnies proposant des survols en avion et en hélicoptère ont compris tout le profit qu’elles pouvaient tirer de ces activités.
La météo est très capricieuse dans cette partie de l’île où entrent en conflit les masses d’air humide et chaud en provenance de la Mer de Tasmanie toute proche et l’air froid de la montagne. En une dizaine de kilomètres, on passe d’un ciel d’averses au pied des glaciers à une température estivale sur la plage !
Le matin est le moment le plus propice au survol des Alpes du sud qui étaient parfaitement dégagées lors de notre virée en avion, préférable à l’hélicoptère car il permet d’avoir une plus générale. En effet, l’hélico se contente de remonter les glaciers, avec une dépose éventuelle à leur source.
Le paysage que l’on découvre au cours du vol est somptueux. Très vite, les monts Cook et Tasman se dressent devant l’avion qui effectue des rotations autour de leur sommet avant de survoler les nombreux glaciers qui étirent leurs langues vers les vallées. Les pilotes sont de vrais professionnels et leur agilité est parfois surprenante.

Une fois revenus sur le plancher des vaches, nous décidons d’aller voir de plus près le Franz Josef Glacier et son voisin le Fox Glacier qui avancent de un à cinq mètres par jour ! Leur approche est relativement facile, même s’il faut parfois se mouiller les pieds pour traverser les torrents que font naître ces rivières de glace. Contrairement à la plupart des glaciers européens, ceux-ci sont relativement propres et l’on peut y admirer de belles couleurs allant du blanc au turquoise. C’est aussi la raison pour laquelle de nombreuses compagnies de guides conduisent les touristes sur ces glaciers. Dans cette région, il ne fait aucun doute que « business is business » !
(Photos dans l’album).