Conditions de sécurité à travers le monde

1475806114.48.jpgHier, je faisais état d’agressions commises à l’encontre de touristes dans la région du volcan Acatenango au Guatemala. Le Ministère des Affaires Etrangères français confirme l’accroissement de l’insécurité dans ce pays. Il est indiqué que « le pays est actuellement en proie à une vague d’assassinats quotidiens de chauffeurs de bus et de passagers, notamment dans la capitale. Il est donc formellement déconseillé aux voyageurs d’emprunter les transports en commun (bus interurbains ou urbains) ».

Les informations concernant la sécurité médicale (en particulier la grippe A) ou civile à travers le monde sont accessibles en cliquant sur:

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/

ou sur :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/cav-toutes.php3

pour obtenir les conditions de sécurité dans chaque pays présentant des problèmes.

 

993348610.56.jpgYesterday, I mentioned attacks against tourists in the area around the Acatenango volcano in Guatemala. The French Foreign Ministry confirms the increase in insecurity in that country. One can read that “the country is currently going through a wave of daily murders of bus drivers and passengers, more particularly in the capital. Thus, travellers are urged not to take city or intercity public transport”.    

Various pieces of information about health (especially swine flu) or civil security all over the world are accessible on:

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/

or on :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/cav-toutes.php3

for safety conditions in each country confronted with these problems.

Quelques informations pratiques…

Voici, au hasard, quelques informations destinées à celles et ceux qui vont aller visiter des volcans actifs (ou potentiellement actifs) cet été :

         Islande : La situation volcanique est très calme. S’aventurer toutefois avec prudence dans les zones parcourues par les torrents glaciaires. Le feu couve sous la glace et le débit des rivières peut varier brusquement. Beaucoup de belles choses à voir dans ce pays : volcans, sources chaudes, geysers, glaciers, sans oublier les oiseaux qui feront le bonheur des ornithologues.

         Vulcano (Iles Eoliennes / Sicile / Italie) : Simple activité fumerolienne sur la lèvre et le flanc interne du cratère de la Fossa. Il n’est pas recommandé aux personnes souffrant de troubles respiratoires de s’aventurer dans cette zone. La descente au fond du cratère est fortement déconseillée.

         Stromboli (Iles Eoliennes / Sicile / Italie) : Activité  (strombolienne, bien sûr) relativement réduite en ce moment. Les gerbes incandescentes apparaissent à raison d’une quinzaine par heure. La montée à la Cima se fait uniquement avec les guides locaux. Au printemps 2009, le tarif était de 25€ par personne.

         Etna (Sicile / Italie) : L’éruption qui avait commencé en mai 2008 s’est terminée définitivement début juillet. Les cratères sommitaux se contentent de dégazer. Il n’en reste pas moins qu’une excursion sur le volcan est toujours intéressante. La montée en téléphérique puis en bus coûte 45€. En déboursant 15€ de plus, un guide accompagne un petit groupe vers la Bocca Nuova. De toute façon, il ne faut pas s’aventurer sur l’Etna si on ne connaît pas le terrain. A 3000 mètres d’altitude, la météo peut changer brusquement et une balade sympa peut se transformer en cauchemar !

         Vésuve (Italie) : Le volcan est parfaitement calme. Après avoir (pour 3€) laissé la voiture au parking (pas très loin de l’Atrio del Cavallo où l’on pourra voir la lave de la dernière éruption de 1944), un chemin facile conduit vers le cratère où l’on accèdera après avoir déboursé 6€. Inutile d’acheter un bâton de marche proposé à l’entrée ! On longe partiellement le gouffre où l’on apercevra quelques fumerolles si le temps n’est pas trop sec. Superbe vue sur la baie de Naples. Une visite du Vésuve ne saurait se faire sans se rendre à Pompéi, formidable témoignage de la vie romaine au moment de l’éruption qui dévasta la ville en l’an 79.

         Kilauea (Hawaii / Etats-Unis) : La lave s’écoule vers l’Océan Pacifique dans le secteur de l’East Rift Zone. Un point d’observation a été mis en place à l’ouest de Kalapana. Au moment où j’écris ces lignes, il n’y a pas de coulées de surface sur la plaine côtière. On en observe sur le pali, dans la zone des Royal Gardens, interdite d’accès, comme une bonne partie de la caldeira du Kilauea, à cause de la bouche qui est apparue dans le cratère de l’Halema’uma’u. Je pense qu’il est préférable d’attendre pour effectuer le long voyage vers Hawaii, même s’il y a des tas d’autres belles choses à voir sur l’archipel.

         Chaîne des Cascades (Etats-Unis) : Situation très calme. L’USGS vient d’installer des capteurs supplémentaires sur le St Helens pour détecter les premiers frémissements d’une éruption. On peut faire l’ascension du volcan depuis Cougar (permis d’ascension obligatoire, à se procurer sur place ou par Internet au prix de $22 par personne). On peut aussi faire un survol en hélicoptère ($130 par personne) en partant du Visitors Center de Hoffstadt Bluff, sur la route 504.

         Le Mont Baker, le Mont Rainier, Crater Lake, le Mont Shasta et le Lassen Peak sont actuellement inactifs, mais les paysages de cette chaîne volcanique sont splendides.

         C’est l’hiver actuellement en Nouvelle Zélande et il faudra donc attendre l’été dans l’hémisphère sud pour aller visiter le Ruapehu et les autres volcans de l’Ile du Nord.

         Ceux qui ont prévu de se rendre aux Philippines auront tout intérêt à respecter les restrictions d’approche (zone à risques d’un rayon de 7 km) du Mayon qui menace d’entrer en éruption.

         En Indonésie, les dernières images du Krakatau montrent que le volcan est bien actif, avec de volumineux panaches de cendres et même des coulées pyroclastiques sur ses flancs. Là aussi, un périmètre de sécurité de 3 km a été mis en place.

Les contrôles policiers dans cette partie du monde n’ont rien à voir avec la politique rigoureuse des rangers aux Etats-Unis. Ce n’est pas une raison pour enfreindre la loi et se mettre en danger. Le comportement imprévisible des volcans gris est bien connu. N’oublions pas que des volcanologues chevronnés comme les Krafft ont laissé la vie sous une nuée ardente du Mont Unzen au Japon!

Bonnes vacances à tous !

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Concrétion de soufre à Vulcano (Photo: C. Grandpey)

 

 

 

 

 

 

 

 

Visite du Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

A l’attention de ceux qui auraient l’intention de visiter la Grande Ile, voici quelques informations concernant les possibilités et restrictions d’accès, plus nombreuses depuis l’apparition de la bouche active dans le plancher de l’Halema’uma’u en mars 2008.

Suite à l’apparition de cette bouche, la portion de la Crater Rim Drive entre le Jaggar Museum et le carrefour avec la Chain of the Craters Road est fermée sine die. Toutefois, la Chain of the Craters Road reste ouverte à la circulation. C’est de l’extrémité de la Chain of the Craters Road (là où elle a été coupée par les anciennes coulées) que l’on peut accéder aux coulées actives sur la plaine côtière. Il faut se préparer à une longue marche sur terrain difficile. La distance jusqu’aux coulées est très variable. Il est indispensable d’avoir de bonnes chaussures, de la nourriture et surtout de l’eau, car la marche sur la lave sans la moindre ombre est extrêmement pénible. Je conseille personnellement d’avoir un GPS qui permet, par sa fonction retour, de retrouver son chemin et évite de faire des kilomètres supplémentaires. Même s’il est difficile de se perdre sur la plaine côtière (on a toujours l’océan comme point de repère), on se rend vite compte que le champ de lave est immense et il est facile de s’écarter de plusieurs centaines de mètres de sa trace sans s’en rendre compte.
Ne pas s’approcher de la zone où la lave entre dans la mer. Des effondrements de la banquette littorale se produisent périodiquement. Mieux vaut ne pas imaginer ce qui se passera si vous vous trouvez dessus à ce moment-là !
Si vous atteignez la zone active, attention où vous mettez les pieds ! La lave hawaiienne est extrêmement fluide et très différente de celle de l’Etna, par exemple. Elle réapparaît sous forme de coulées éphémères et vous aurez l’occasion de marcher sur des mini-tunnels dont la voûte est très fragile et peut se briser sous le poids du corps. Certaines personnes de ma connaissance ont fait trempette dans la lave, avec de graves brûlures aux pieds ! S’il s’agit de votre première visite à Hawaii, je vous conseille de reste en bordure des coulées actives.
Le Parc des Volcans a mis en place un point d’observation à Kalapana (accessible par la Highway 130 à l’est du volcan). Il permet de voir le panache généré par l’arrivée des coulées dans le Pacifique. Il faut savoir que ce point d’observation est assez loin de la zone active et qu’il est parfois fermé quand le vent rabat les gaz vers l’est.
La Ka’u Desert Trail est fermée entre le Jaggar Museum et la Pepeiao Cabin.
Le point de départ de la piste vers le Ka’u Desert (sur la Highway 11) ainsi que le point de départ de la piste vers le Mauna Iki (sur la Hilina Pali Road) sont fermés. Les zones situées entre ces deux points sont elles aussi interdites d’accès.
La Halema’u Trail et la Byron Ledge Trail (qui permettent de traverser la caldeira du Kilauea) sont fermées. C’est bien dommage, car c’est une randonnée assez extraordinaire.
Comme précédemment, toute la zone du Pu’u O’o est interdite d’accès. Le lac de lave ayant disparu dans le cratère, ce secteur présente moins d’intérêt qu’autrefois. L’interdiction est justifiée car il faut savoir que cette partie du Kilauea est particulièrement difficile et dangereuse d’accès, avec des risques d’effondrements. On peut se perdre et les pièges au sol sont nombreux.
De même, il n’est pas permis d’accéder au Napau Crater.

Vous retrouverez tous ces lieux géographiques sur les cartes du Parc des Volcans d’Hawaii disponible au Visitors Center. Je recommande chaudement (sans jeu de mots) la carte éditée par le National Geographic, très belle et très fonctionnelle.
Bon voyage !

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Arrivée de la lave dans le Pacifique (Photo: C. Grandpey)

Découverte de la Nouvelle Zélande (10 et fin)

La fin de notre séjour néo-zélandais approchant, nous remontons vers le nord en longeant la côte en direction de Christchurch. Nous nous accordons toutefois un dernier écart pour aller visiter la Banks Peninsula où les pistes en terre battue ne cessent de monter et de descendre et font découvrir de superbes paysages où la mer et la montagne se marient harmonieusement. Une halte à Akaroa nous rappelle que les Français ont participé à la colonisation de la Nouvelle Zélande.

Christchurch est une ville typiquement britannique où les noms de rues trahissent la nostalgie des colons britanniques pour la mère patrie. Les parcs et les pubs ressemblent à ceux d’Angleterre et les personnes que j’ai eu l’occasion de rencontrer s’exprimaient avec un accent plus britannique que néo-zélandais.

L’aéroport de Christchurch sera le point de départ de notre voyage retour. Ensuite, c’est d’Auckland que nous quitterons vraiment la Nouvelle Zélande dont nous garderons un excellent souvenir. Même si le volcanisme n’est pas aussi actif que dans certaines autres régions du monde, cette déficience est largement compensée par la beauté et la variété des paysages. Si vous avez un jour l’occasion de visiter ce pays, n’hésitez pas à sortir des itinéraires classiques proposés par les voyagistes. Prenez le bateau, l’hélicoptère ou l’avion. Vous ne serez pas déçus. Bon voyage !