Un voyage au Guatemala

Pour ne pas faire de jaloux, voici quelques conseils à l’attention de ceux (Sylvie, Daniel, Simone, entre autres) qui vont se rendre au Guatemala pendant que je serai aux antipodes…S’agissant des volcans et des séismes guatémaltèques – pour répondre à la question de Daniel – je ne connais pas de site Internet avec des webcams et des sismos en ligne comme pour la Nouvelle-Zélande. L’une de mes principales sources d’informations (en espagnol) est le site de l’Institut National de Sismologie et Volcanologie à l’adresse suivante :
http://www.insivumeh.gob.gt/index.html
On y trouve des choses intéressantes (bulletins d’activité volcanique), mais ce site est moins riche que son homologue néo-zélandais.
J’ai visité le Guatemala il y a quelques années et je recommande à mes amis de voyager calmement, sans se presser. Ne pas hésiter à faire de longues randonnées, par exemple autour du lac Atitlan où se reflètent plusieurs beaux volcans. Les marchés dans les bourgades autour du lac sont superbes et authentiques, contrairement à celui de Chihicastenango où les touristes sont trop nombreux à mon goût. Les volcans actifs du Guatemala (Fuego, Pacaya, Santiaguito) sont eux aussi intéressants. La montée au sommet du Santamaria (longue mais pas exténuante) offre de très belles ouvertures sur la ligne de subduction guatémaltèque et la vue finale sur le Santiaguito est superbe. Prévoir la visite des sites mayas, celui de Tikal en particulier. En profiter pour jeter un coup d’œil à la forêt tropicale et ses plantes si précieuses en médecine.
Au Guatemala, l’aspect humain du voyage est, à mes yeux, au moins aussi important que l’aspect volcanique. Quand j’ai effectué mon périple, la population sortait d’années d’oppression et de souffrances, décrites par Rigorberta Menchú, prix Nobel de la Paix en 1992. En pénétrant à l’intérieur des maisons, je me suis tout de suite rendu compte de la pauvreté de ce pays, surtout dans les zones rurales. A mon modeste niveau, j’ai eu envie d’attirer l’attention sur les problèmes rencontrés par ce peuple. C’est la raison pour laquelle j’ai intitulé le diaporama qui illustre ce voyage Guatemala, volcans et Mayas.

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[Photo: C. Grandpey].

La Sicile en colère!

Les volcans étant stables en ce moment, il est intéressant de s’attarder sur un événement qui concerne ceux qui voyagent en Sicile et en particulier dans les îles (Eoliennes et autres). En effet, cela fait plusieurs semaines que la colère gronde suite à la décision de la SIREMAR (compagnie maritime bien connue) de réduire drastiquement le nombre de liaisons avec les îles, en particulier les Eoliennes. Cette décision doit entrer en application dès le 14 janvier prochain. Elle inclurait également l’arrêt de la ligne Napoli-Ustica-Favignana, actuellement assurée par les aliscaphes.
Hier matin, le journal La Sicilia titrait « Isolati e ingiusto » en faisant référence à cette réduction du trafic maritime qui risquerait d’isoler encore davantage les habitants de Vulcano, Lipari, Salina et autres. Le maire de Favignana – qui a commencé une grève de la faim – occupe actuellement le Francesco Filippi, l’un des bateaux qui assurent la liaison avec les îles.
Les conseils municipaux ont rédigé un document destiné à attirer l’attention de Berlusconi sur la situation.
Le 18 janvier, une grève générale est également prévue pour dire « non » à la réduction du trafic maritime.
Les 13 et 14 janvier, tous les maires des îles se rendront à Rome pour protester devant le Parlement où ils pourraient bien s’enchaîner.
Affaire à suivre…..

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Coucher de soleil sur un bateau de la SIREMAR quittant l’île de Vulcano.

La Vallée de la Mort (Californie / Etats Unis)

J’avais mis la Vallée de la Mort au programme du voyage pour le cas où une journée resterait inoccupée mais je ne pensais vraiment pas en ressortir avec le désir d’y revenir une autre fois ! La description faite par le Guide du Routard est tout à fait exacte : « Le paysage, à la fois grandiose et lunaire, offre le spectacle d’une région brûlée par le soleil mais d’une incroyable diversité ». La fin de journée est particulièrement somptueuse quand les derniers rayons du soleil font ressortir les couleurs de la roche à Zabriskie point ou dans le Twenty Mule Team Canyon.
Par contre, je ne retournerai pas dans la Vallée de la Mort pendant l’été car la chaleur est à la limite du supportable. Le thermomètre de la voiture affichait 119°C, soit plus de 48°C !! Des précautions sont nécessaires : boire fréquemment ; ne pas ‘pousser’ le moteur de la voiture ; couper de temps en temps la climatisation dans les montées ; utiliser les rapports bas (ils existent sur les boîtes automatiques !) dans les descentes pour ménager les disques de freins. Pour terminer, je pense qu’il faut déconseiller cette excursion (au moins en été) aux personnes ayant des soucis de santé, car le cœur est soumis à rude épreuve lorsque l’on s’aventure dans la fournaise. [Album photos].

La faille de San Andreas

Outre la Chaîne des Cascades, j’avais prévu – en fin de voyage – d’aller jeter un coup d’œil à la faille de San Andreas à Point Reyes au nord de San Francisco d’une part, et dans la plaine de Carrizo, au NO de Los Angeles d’autre part. Cette balafre de l’écorce terrestre m’a toujours fasciné, car elle montre combien notre planète est vivante et combien l’homme est ridiculement petit devant les forces de la nature. La ville de San Francisco a été sérieusement secouée par les mouvements de la faille en 1906 et 1989 et, selon certains scientifiques, le Big One ne s’est pas encore produit !
Lorsque la route plonge vers la plaine de Carrizo, on se rend parfaitement compte des tourments qu’a subi l’écorce terrestre dans cette région. La plaine est enserrée entre les Caliente et Tremblor ranges parcourues par de profondes ravines. Dés l’entrée du National Monument, des fractures dans le sol ne laissent aucun doute sur l’activité sismique dans ce secteur. Après avoir longé le surprenant Soda Lake à la blancheur immaculée, la route remonte en direction de la Tremblor range au pied de laquelle passe l’axe de la faille de San Andreas. C’est ici, lorsque le lit d’un ruisseau, dans un terrain sans discontinuité, tourne brutalement à droite puis, quelques mètres plus loin, retrouve sa direction initiale, que la faille trahit sa présence. La descente dans le lit asséché du cours d’eau permet de marcher sur la faille de San Andreas !!
On marche également sur la faille à Point Reyes, plus au nord. Un parcours pédagogique ponctué de panneaux explicatifs décris son comportement tandis que des poteaux bleus dessinent son tracé. Dans le Visitors Center, un sismographe confirme que la faille de San Andreas est en activité permanente, même si les microséismes ne sont pas ressentis par la population. [Album photos].