De gigantesques éruptions volcaniques ont balayé la moitié de la vie sur Terre il y a 200 millions d’années // Massive volcanic eruptions wiped out half of life on Earth 200 million years ago

drapeau francais   Plusieurs organes de presse viennent de publier des articles indiquant que de nouvelles datations précises de roches ont confirmé que de gigantesques éruptions volcaniques survenues il y a 200 millions d’années avaient bien provoqué l’extinction soudaine de la moitié des espèces vivantes sur la Terre, ouvrant la voie à l’avènement des dinosaures.

Dans une étude publiée jeudi, des chercheurs estiment que cette disparition massive de la fin du triasique s’est produite il y a 201.564.000 d’années, exactement au moment de l’éruption d’une série de volcans qui a bouleversé le climat en émettant d’énormes quantités de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.

Pour arriver à leurs conclusions, les scientifiques ont analysé des échantillons de basalte qui se trouvaient dans la Province Magmatique Centre Atlantique, dans des régions comme la Nouvelle Ecosse (Canada), le Maroc et la banlieue de New York. En effet, à l’époque où ces énormes éruptions se sont produites, il n’y avait qu’un seul vaste continent sur la Terre.

Cette extinction a ouvert la voie à l’avènement des dinosaures qui ont dominé la planète pendant 135 millions d’années avant de disparaître à leur tour voilà 65 millions d’années –une disparition attribuée à la chute d’un énorme astéroïde qui a, à son tour, bouleversé le climat terrestre.

Selon les chercheurs, cette période pourrait aussi offrir un parallèle historique avec le réchauffement rapide actuel de la planète provoqué par les émissions de CO2, qui pourrait être fatal aux espèces les plus vulnérables incapables de s’adapter rapidement.

Un article quasiment identique a été diffusé sur le site Internet de journaux comme La Croix ou Le Parisien. Vous pourrez le lire en cliquant sur ce lien :

http://www.la-croix.com/Ethique/Sciences/Sciences/L-extinction-des-especes-il-y-a-200-millions-d-annees-due-a-des-volcans-_NG_-2013-03-21-923618

 

drapeau anglais   Several newspapers have just published articles indicating that new precise dating of rocks confirmed that massive volcanic eruptions that occurred 200 million years ago had indeed caused the sudden extinction of half the species on Earth, paving the way for the advent of dinosaurs.

In a study published on Thursday, researchers believe that the mass extinction of the late Triassic occurred 201,564,000 years ago, exactly at the time of the eruption of a series of volcanoes that changed the climate by emitting huge amounts of carbon dioxide (CO2) in the atmosphere.

To reach their conclusions, the scientists analyzed samples of basalt they found in the Central Atlantic Magmatic Province (CAMP), in places like Nova Scotia (Canada), Morocco and in the suburbs of New York. Indeed, at the time these enormous eruptions occurred, there was only one large continent on Earth.

This extinction paved the way for the advent of dinosaurs which dominated the planet for 135 million years before disappearing in turn 65 million years ago – a phenomenon attributed to the fall of a huge asteroid that changed the Earth’s climate.

According to these researchers, this could also provide a historical parallel with the current rapid warming of the planet caused by CO2 emissions, which could be fatal to the most vulnerable species unable to adapt quickly.

Similar articles were published on the websites of newspapers like The Daily Mail. You can read them by clicking on this link:

http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2297050/Massive-volcanic-eruptions-wiped-HALF-life-Earth-200-million-years-ago.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490

Olympus Mons: un volcan géant sur la Planète Mars / A giant volcano on Mars

drapeau francais   On peut lire sur le site space.com un article très intéressant à propos de Olympus Mons, le plus grand volcan du système solaire. Situé dans la région de Tharsis Montes proche de l’équateur martien, il fait partie d’une douzaine d’imposants volcans dont plusieurs sont dix à cent fois plus grands que leurs homologues terrestres. Le plus imposant d’entre eux dresse ses 25 kilomètres au-dessus des plaines environnantes ; il s’étire sur 624 km, ce qui est à peu près la taille de l’État d’Arizona. En comparaison, le sommet du Mauna Loa à Hawaii, le plus haut volcan sur Terre, atteint une hauteur de 10 kilomètres au-dessus du plancher océanique. Le volume d’Olympus Mons est environ cent fois celui du Mauna Loa. Le volcan martien est trois fois plus haut que le Mont Everest, point culminant de la Terre avec 8848 mètres.
Olympus Mons est un volcan bouclier avec une pente moyenne de seulement 5 pour cent.
Six caldeiras s’entassent les unes sur les autres pour créer une dépression sommitale de 85 km de diamètre. Une falaise entoure le bord extérieur du volcan ; elle dresse ses 10 km au-dessus de la zone environnante. La falaise à elle seule est à peu près aussi haute que le Mauna Loa.
Olympus Mons est un volcan relativement jeune. Bien que sa formation ait pris des milliards d’années, il se peut que certaines zones de la montagne ne soient âgées que de quelques millions d’années, ce qui est relativement jeune dans le système solaire. Olympus Mons est peut-être un volcan actif susceptible d’entrer en éruption.
On peut se demander pourquoi un volcan aussi énorme peut se former sur Mars alors que c’est impossible sur Terre. Les scientifiques pensent que la gravité plus faible sur la Planète Rouge, associée à des éruptions plus fréquentes, a permis à la lave de s’accumuler et d’atteindre des hauteurs considérables. Par ailleurs, le mouvement très limité des plaques tectoniques sur Mars pourrait être une autre raison. Sur Terre, le mouvement de la croûte empêche l’accumulation constante de lave. Contrairement à ce qui se passe à Hawaï, le point chaud et la croûte restent immobiles sur Mars. Lorsque la lave atteint la surface, elle continue à s’accumuler en un seul endroit. Au lieu d’une chaîne d’îles volcaniques, on assiste à la formation de très gros volcans comme Olympus Mons.
Les volcans de Tharsis Montes sont si grands qu’ils dressent leurs sommets au-dessus des tempêtes de poussières qui se produisent périodiquement sur Mars. Par exemple, lorsque la sonde Mariner 9 lancée par la NASA a atteint la Planète Rouge en 1971, il a été en mesure de détecter les sommets des volcans au-dessus des tempêtes de poussière.
Vous pourrez lire l’article dans son intégralité et voir des modélisations informatiques de Olympus Mons à cette adresse:

http://www.space.com/20133-olympus-mons-giant-mountain-of-mars.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+spaceheadlines+%28SPACE.com+Headline+Feed%29

 

 

drapeau anglais   One can read in the space.com website a very interesting article about Olympus Mons, the largest volcano in the solar system. Located in the Tharsis Montes region near the Martian equator, it is one of a dozen large volcanoes, many of which are ten to a hundred times taller than their terrestrial counterparts. The tallest of them all towers 25 kilometres above the surrounding plains and stretches across 624 km, which is roughly the size of the state of Arizona.

In comparison, Hawaii’s Mauna Loa, the tallest volcano on Earth, rises 10 kilometres above the sea floor. The volume of Olympus Mons is about a hundred times that of Mauna Loa. The Martian volcano rises three times higher than Earth’s highest mountain, Mount Everest, whose peak is 8,848 metres above sea level.

Olympus Mons is a shield volcano with an average slope of only 5 percent.

Six calderas stack on top of one another to create a depression at the summit that is 85 km wide. A cliff surrounds the outer edge of the volcano, reaching as high as 10 km above the surrounding area. (The cliff alone is about as tall as Mauna Loa.)

Olympus Mons is still a relatively young volcano. Although it has taken billions of years to form, some regions of the mountain may be only a few million years old, relatively young in the lifetime of the solar system. Olympus Mons may still be an active volcano with the potential to erupt.

One may wonder why such a huge volcano can form on Mars but not on Earth. Scientists think that the lower surface gravity of the red planet, combined with higher eruption rates, allowed for the lava on Mars to pile up higher.

Besides, the very limited tectonic plate movement on Mars could be another reason. On Earth, the movement of the crust prevents the steady buildup of lava. Unlike Hawaii, both the hot spot and the crust remain unmoving on Mars. When lava flows to the surface, it continues to pile up in a single spot. Instead of a chain of volcanic islands, large volcanoes such as Olympus Mons form.

The volcanoes in Tharsis Montes are so large that they tower above the seasonal Martian dust storms. For instance, when NASA’s Mariner 9 arrived at the Red Planet in 1971, it was able to pick out the tops of the volcanoes above the storms.

 

You can read the whole article and see computer-generated views of Olympus Mons at this address:

http://www.space.com/20133-olympus-mons-giant-mountain-of-mars.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+spaceheadlines+%28SPACE.com+Headline+Feed%29

Olympus-Mons

Modélisation informatique du volcan Olympus Mons   (Avec l’aimable autorisation de la NASA)

Nouvelle approche des chambres magmatiques // A new approach of magma chambers

   Des chercheurs de l’Université de Bristol (Grande Bretagne) ont publié dans le Journal of Geophysical Research les résultats d’une nouvelle étude censée aider les scientifiques dans la compréhension des processus de formation des chambres magmatiques et le déclenchement des éruptions. La recherche a été financée par le Conseil Européen de la Recherche.

C’est bien connu : à l’issue des éruptions les plus violentes, il peut se produire l’effondrement du couvercle qui se trouve au-dessus du réservoir magmatique qui vient de se vider. Il se forme alors une dépression appelée caldeira. Il s’agit de l’un des événements les plus dévastateurs sur Terre car il menace les zones habitées à proximité et peut avoir un impact sur le climat de la planète.

L’étude, réalisée par deux étudiants du département des Sciences de la Terre de l’Université de Bristol, montre que les chambres magmatiques susceptibles de provoquer des éruptions donnant naissance à des caldeiras se développent probablement plus rapidement et avec une montée de magma initiale plus faible qu’on le pensait jusqu’à présent.

L’idée la plus répandue jusqu’à aujourd’hui était que seule une augmentation progressive de l’alimentation magmatique pouvait former la chambre magmatique de grande envergure nécessaire au déclenchement d’une forte éruption entraînant la formation d’une caldeira.

Contrairement à cette hypothèse, les modélisations informatiques réalisées par les chercheurs montrent que cette formation n’est guère possible avec une alimentation magmatique progressive. Cette alimentation doit augmenter très fortement et presque instantanément, en tout cas beaucoup plus fortement que la normale, pour donner naissance à un volumineux réservoir magmatique.

Si cette hypothèse se vérifie, il sera vraiment difficile de prévoir de telles éruptions volcaniques dans la mesure où les signes annonciateurs tels que la déformation du sol ne pourront être détectés que très peu de temps avant le début de l’éruption.

Source: The Post (This is Bristol).

 

   Researchers from Bristol University in Great Britain have unveiled in the Journal of Geophysical Research the results of a new study which is supposed to help scientists to understand magma chamber processes and volcanic eruption timing. The research was funded by the European Research Council (ERC).

It is well known that violent eruptions can lead to collapse of the solid lid above the drained magma reservoir and create a depression called a caldera. They are among the most devastating natural processes on Earth, threatening not only nearby settlements but also impacting upon the global climate.

The study by two students in Bristol’s School of Earth Sciences shows that magma chambers required for caldera-forming eruptions might grow faster and with less initial magma input than previously thought. Indeed, it was previously believed that a gradual increase in the magma input could form a large magma chamber which is necessary prior to a big caldera-forming eruption. However, the researchers’ numerical models show that this is quite difficult with a continuously rising magma influx. Instead, the magma input has to increase drastically and almost instantaneously above the background magma flux in order to create a big magma reservoir.

If such a hypothesis is confirmed, it will increase the difficulty of making volcanic eruption forecasts because precursors of an eruption such as ground deformation would be detectable just shortly before an eruption.

Source: The Post (This is Bristol).

Crater-Lake

Caldeira de Crater Lake (Etats Unis)   [Photo:  C. Grandpey]

La zone de fracture sud-ouest du Kilauea // Kilauea’s Southwest Rift Zone

   Aujourd’hui, la plupart des éruptions du Kilauea se produisent le long de l’East Rift Zone (ERZ) et beaucoup de gens oublient que plusieurs éruptions du passé ont aussi eu lieu le long de la South West Rift Zone (SWRZ) qui est loin d’être inactive. De tels événements ont été enregistrées en 1823, 1868, 1919-1920, 1971 et 1974. C’était avant l’apparition du GPS, de sorte que la plupart des informations sur les séquences pré-eruptives et la géométrie des conduits ont été obtenues grâce à la sismologie.
En observant les séismes avant les éruptions de 1971 et 1974, on a aujourd’hui des indications sur ce que sera la prochaine éruption le long de la SWRZ.

Des essaims sismiques ont eu lieu plusieurs mois avant l’éruption de Septembre 1971, en particulier dans la caldeira sommitale et dans la zone au sud. La sismicité s’est également dirigée vers le Mauna Iki et, parfois, au sud vers la côte. Le sommet était très gonflé, et une éruption sommitale de courte durée a eu lieu juste un mois avant l’éruption de 1971 sur la SWRZ. Quand l’éruption a finalement débuté sur la SWRZ, les secousses se sont déplacées à l’ouest de la zone sismique pré-éruptive. Elles ont ensuite migré le long de la fracture à environ 500 mètres à l’heure. La sismicité et le tilt laissent supposer que l’éruption de 1971 a été effectivement alimentée par la partie peu profonde du réservoir sommital.

En revanche, l’éruption 1974 a suivi le schéma défini par la sismicité historique. Environ 7 jours avant l’éruption, un vigoureux essaim sismique a eu lieu à la fois dans la partie supérieure de la SWRZ et de l’East Rift Zone. À partir du 31 décembre, un autre essaim a commencé au sud de la caldeira sommitale à environ 2,5 km de profondeur. Le tremor a bientôt remplacé les petites secousses et, environ 9 heures après le début de l’essaim, une éruption s’est produite sur la partie supérieure de la SWRZ.

Plusieurs essaims sismiques ont été enregistrés sur la SWRZ depuis 1974. En 2006, un gonflement associé à une augmentation de la sismicité superficielle sur la SWRZ a été détecté en utilisant le GPS et les données satellitaires. Au cours du mois passé, il y a eu une légère augmentation du nombre de séismes au sud de la caldeira sommitale.

À l’avenir, lorsque l’activité éruptive reviendra sur la SWRZ, les scientifiques se tourneront vers des éruptions passées pour obtenir des informations. Depuis celle de 1974, le réseau sismique s’est considérablement étoffé et de nombreuses nouvelles technologies telles que le GPS et l’InSAR, sont désormais disponibles. De cette façon, le HVO dispose de nombreux outils pour travailler beaucoup plus efficacement qu’autrefois.

Source: HVO.

 

   Today, most of Kilauea’s eruptions occur along the East Rift Zone (ERZ) and many people forget that several eruptions of the past years also took place along the South West Rift Zone (SWRZ) which is far from dead. Eruptions were recorded in 1823, 1868, 1919-1920, 1971, and 1974. They occurred before the advent of GPS, so most of the information on pre-eruptive sequences and conduit geometry comes from seismology.

By looking at the earthquakes that occurred prior to eruptions in 1971 and 1974, we may be able to gain clues into what to expect before the next SWRZ eruption.

Prior to the September 1971 eruption, several swarms occurred months ahead of time, especially in the summit caldera and in the area to the south. Seismicity also extended sparsely to Mauna Iki and, at times, south to the coast. The summit was highly inflated, and a short-lived summit eruption occurred just a month before the 1971 SWRZ eruption. When the 1971 SWRZ eruption finally started, earthquakes were shifted west of the pre-eruption earthquakes. The earthquakes migrated downrift at about 500 metres per hour. The pattern of seismicity and summit tilt suggests that the 1971 eruption was actually fed from the shallow part of the summit reservoir..

In contrast, the 1974 eruption followed the structure most obviously outlined by historical seismicity. About 7 days before the eruption, a vigorous earthquake swarm occurred in the Upper SWRZ and Upper East Rift Zone. Beginning on December 31, another swarm began at the eruption site south of the summit caldera at about 2.5-km depth.

Tremor soon replaced discrete earthquakes, and about 9 hours after the swarm began, an eruption occurred on the uppermost SWRZ.

Several earthquake swarms have been recorded on the SWRZ since 1974. In 2006, inflation associated with an increase in shallow seismicity in the SWRZ was detected using GPS and satellite data. Even over the past month, there has been a small increase in the number of earthquake to the south of the summit caldera.

In the future, when eruptive activity returns to the SWRZ, scientists will look to past eruptions to give them clues to look for. Since the last SWRZ eruption in 1974, the seismic network has improved dramatically, and many new technologies, such as GPS and InSAR, have become available. That leaves HVO with many tools to work far more efficiently than before.

Source: HVO.

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Les zones de rift du Kilauea  (Avec l’aimable autorisation du HVO)

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Southwest Rift Zone  (Photo:  C. Grandpey)