Ce n’est pas un secret ; les lahars constituent l’un des principaux dangers du Mont Rainier qui dresse ses 4392 mètres tout près de Seattle et Tacoma qui hébergent quelques industries majeures des Etats-Unis, comme Boeing et Microsoft.
Un rapport émis récemment par le Department of Natural Resources (DNR) de l’Etat de Washington estime que les lahars du Mont Rainier pourraient causer jusqu’à 6 milliards de dollars de dégâts à la Puyallup Valley, l’une des plus exposées à ces coulées de boue.
L’étude s’appuie sur les traces laissées par plusieurs lahars qui se sont déjà engouffrés dans cette vallée, ainsi que des simulations effectuées par des géologues. Ces derniers expliquent que le Mont Rainier a généré des lahars de grande ampleur tous les 500 à 1000 ans, sans oublier des coulées de boue moins destructrices le reste du temps. La dernière coulée de boue destructrice s’est produite il y a 600 ans. Connue sous le nom de Electron Mudflow, elle a atteint la plaine de Puget avec une épaisseur variant entre 6 mètres à Orting et 30 mètres à Electron.
Il est pratiquement certain que de nouveaux lahars se produiront dans les prochaines années ou les prochaines décennies. Le problème, c’est que personne ne peut les prévoir. Vu de loin, le Mont Rainier ressemble à un sommet alpin comme le Mont Blanc, avec son manteau de neige et ses glaciers. Il y a pourtant une différence de taille : il est rongé par un feu intérieur qui le transforme en bombe à retardement. Le regretté François Le Guern a effectué de nombreuses missions sur le volcan, en particulier dans les grottes de glace qui perforent le sommet du volcan sous l’effet de la chaleur interne. Il ne fait guère de doute que cette chaleur ronge le volcan et affaiblit sa structure. Le jour où le flanc ouest va céder, des coulées de boue vont envahir la Puyallup Valley et atteindre probablement Commencement Bay et Elliott Bay, jusqu’aux ports de Seattle et Tacoma.
C’est la raison pour laquelle le DNR a mis en ligne plusieurs documents à destination du public. Ils sont accessibles à cette adresse :
http://www.dnr.wa.gov/ResearchScience/Topics/GeosciencesData/Pages/geology_portal.aspx
Parmi eux se trouve une très intéressante carte à risques interactive montrant parfaitement le cheminement des lahars potentiels :
https://fortress.wa.gov/dnr/geology/?Site=lahar

Ce qui s’est produit le 25 juin 2011 n’est qu’un très petit échantillon du danger qui menace les vallées autour du Mont Rainier:
http://www.youtube.com/watch?v=fzRhLs5GkYs
L’éruption se poursuit mais a évolué vers une phase effusive. On observe actuellement des coulées de lave dans les ravines Taniluyá, Ash et Las Lajas. Au sommet, l’activité consiste essentiellement en panaches de cendre d’environ 200 mètres de hauteur, entrecoupés de quelques épisodes stromboliens. L’INSIVUMEH n’exclut pas la reprise d’une activité plus intense semblable à celle observée les 19 et 25 mai derniers.
The eruption is going on but has turned into an effusive episode. Lava flows are travelling down the Taniluyá, Ash and Las Lajas drainages. Summit activity mainly consists of ash emissions up to 200 metres high, with a few strombolian episodes. INSIVUMEH indicates that more intense activity, like on May 19th and 25th, should not be excluded.
Un groupe de scientifiques islandais vient de se rendre auprès du volcan Grimsvötn, au cœur du glacier Vatnajökull, afin de prélever des échantillons, effectuer des mesures et installer des capteurs GPS.
A team of Icelandic scientists has just visited the Grimsvötn Volcano at the heart of Vatnajökull in order to collect samples, perform measurements and set up GPS monitors.
D’après le dernier rapport de l’Institut Géophysique, les observations du Tungurahua ont été gênées par l’importante couverture nuageuse. En ce moment, l’activité se limite essentiellement à l’émission de panaches de cendre qui montent jusqu’à 100 ou 200 mètres au-dessus du cratère. Au cours des périodes de fortes pluies, des lahars empruntent souvent des ravines, surtout sur le versant ouest du volcan. Le 5 juin, des retombées de cendre étaient observées dans des secteurs au nord, nord-est et nord-ouest du volcan.
According to the Geophysical Institute’s latest report, during the first week of June, visual observations of Tungurahua were sometimes limited due to cloud cover. Activity mainly consists of ash plumes that rise 100-200 metres above the crater. During the periods of heavy rain, lahars descend drainages, especially on the western flank. On June 5th, ashfall was reported in several areas to the north, north-east and north-west of the volcano.