Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

1475806114.34.jpgLa bouche dans le cratère de l’Halema’uma’u continue à émettre un panache de couleur blanche trahissant l’absence de téphra, même si des effondrements se produisent à l’intérieur. Une caméra infrarouge a permis de voir que le conduit d’alimentation de la bouche était obstrué par des débris en profondeur, sous le plancher du cratère. Les émissions de SO2 sont en moyenne de 800 tonnes par jour, ce qui reste bien supérieur à la quantité émise entre 2003 et 2007 (avant l’apparition de la bouche) qui était alors de 140 tonnes par jour. Lorsque le vent est mal orienté (il soufflait du SO ces derniers temps), les gaz affectent les habitations situées à proximité du Kilauea. C’est ainsi que le Jaggar Museum a dû être fermé le 12 janvier.
La lave continue à s’écouler en tunnels vers l’océan. Au cours des derniers jours, le vent envoyait le panache littoral vers l’intérieur des terres, ce qui a entraîné jeudi dernier la fermeture du point d’observation prévu pour les touristes. Des coulées de surface sont observées sur la plaine côtière et de l’incandescence est également visible à la base du pali.
Source: HVO.

993348610.42.jpgThe vent in Halema’uma’u crater continues to produce a predominantly white plume. Tephra production had stopped; rockfalls inside the vent continued. An infrared camera showed that the vent conduit was closed by rubble deep beneath the floor of the crater. The sulfur dioxide emission rate at the summit averages 800 tonnes per day; above the 2003-2007 average rate of 140 tonnes per day. Variable winds (especially those blowing from the SW) periodically cause sulphur dioxide concentrations in the air to reach unsafe levels and affect nearby communities, and caused the Jaggar Museum to close on 12 January.
Lava continues to flow through tubes to the ocean. Over the past few days, winds from the southwest blew the ocean entry plume inland, prompting closure of the County Viewing Area last Thursday. Surface flows can be seen on the coastal plain and incandescence is also seen at the base of the pali.
Source: HVO.

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Panache provoqué par l’entrée de la lave dans l’océan.

Dieng (Indonésie)

1475806114.38.jpgLe Volcanological Survey of Indonesia (VSI) indique sur son site web que le niveau d’alerte a été élevé de I à II [waspada] sur une échelle de 4 après que deux éruptions phréatiques se soient produites le 15 janvier à 8 heures et 8h30 dans le cratère Sibanteng. Des matériaux ont été expulsés jusqu’à une cinquantaine de mètres du cratère. Aucune augmentation des émissions de gaz toxiques n’a été observée. Il est recommandé aux habitants et aux touristes de se tenir au moins à 300 mètres des cratères.

993348610.35.jpgThe Volcanological Survey of Indonesia (VSI) indicates on its website that the alert level on the volcano has been raised from level I to II [waspada] (out of maximum 4) after two phreatic eruptions occurred on January 15th at Sibanteng crater at 8:00 and 8:30. Material was ejected 50 metres from the crater. No increase in toxic gas has been observed at the volcano. Residents and tourists are advised to stay more than 300 metres away from the craters.

Rabaul (Papouasie-Nouvelle-Guinée)

1475806114.38.jpgSelon le Rabaul Volcano Observatory, des panaches de cendre grise s’élevaient jusqu’à 2 km d’altitude au-dessus du cône du Tavurvur, dans la caldeira de Rabaul, pendant la première quinzaine de janvier. Des explosions projetaient parfois des matériaux incandescents qui retombaient dans le cratère ou sur les pentes du volcan. Des retombées de cendre ont été observées dans les zones sous le vent et la compagnie aérienne locale a été contrainte de suspendre ses vols à l’aéroport de Tokua (à une vingtaine de km au SE).
Le 11 janvier, deux petites bouches se sont ouvertes sur le versant SO du Tavurvur. Elles ont commencé à émettre des fumerolles puis de la cendre. Le 13 janvier, on percevait des explosions sourdes ainsi que le bruit produit par des chutes de blocs, tandis que les panaches de cendre s’élevaient à 200-500 mètres au-dessus des nouvelles bouches, avant de dériver vers le SE.

993348610.37.jpgAccording to the Rabaul Volcano Observatory, gray ash plumes from Rabaul caldera’s Tavurvur cone rose up to 2 km a.s.l. above the crater during the first half of January. . Explosions sometimes ejected incandescent lava fragments that fell back into the crater and occasionally onto the slopes. Ashfall affected areas downwind. The local air company suspended all its flights to Tokua airport (about 20 km SE).
On January 11th, two small vents opened on the SW flank of Tavurvur and emitted strong fumaroles before ejecting ash. On January 13th, two explosions produced dull booms and sounds resembling falling rocks. Ash plumes rose 200-500 m above the vents and drifted SE.

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Vue du Tavurvur depuis l’Observatoire.

Poás (Costa Rica)

1475806114.45.jpgDepuis le séisme dévastateur de jeudi dernier, les scientifiques ont observé un accroissement de l’activité du Poás. Il se peut que la forte secousse de M 6,1 ait contribué à déclencher les éruptions de vapeur et de sédiments qui se sont produites lundi après-midi et mercredi matin. Une bulle d’une cinquantaine de mètres de diamètre s’est formée dans le cratère du volcan qui a émis un panache de sédiment, d’azote et d’eau à une quinzaine de mètres de hauteur.
Il se peut que la secousse sismique et ses répliques aient déstabilisé le réseau hydrothermal, bien que nous ne sachions pas si séismes et éruptions sont étroitement liés. D’après les scientifiques locaux, de tels phénomènes sont typiques du comportement habituel du Poás et se produisent relativement fréquemment.
La dernière recrudescence d’activité du volcan remonte à janvier 2008 avec une expulsion de sédiments qui a atteint quelque 200 mètres de hauteur.
Suite au séisme et à ces éruptions, le parc du Poás est fermé sine die.

993348610.33.jpgSince last Thursday’s killer earthquake, experts have detected an increased activity in the Poás volcano. They believe that the strong earthquake (M6.1) was the trigger of the eruptions of steam and sediment on Monday afternoon and Wednesday morning. A fluid bubble of about 50 metres in diameter formed in the volcano, as it released a plume of sediment, nitrogen and water about 15 metres into the air.
It is possible that the earthquake and aftershocks upset the hydrothermal system, although we do not know whether eruptions are related to earthquakes. According to local scientists, these events are typical of the Poás behaviour and occur sporadically.
The last time the volcano showed increased activity was in January 2008 when an expulsion of sediment reached some 200 metres in the air.
Following the earthquake and the eruptions, the Poás has been closed to visitors indefinitely.

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Cratère du Poás.