Nevado del Huila (Colombie)

1475806114.29.jpgDans son dernier rapport, l’INGEOMINAS (Institut colombien de géologie et de recherche minière) indique que des panaches de vapeur s’élèvent à moins de 1 km au-dessus du sommet du volcan qui reste maintenu en alerte Orange (niveau 2 sur une échelle de 4).
Selon la presse locale, le gouvernement aurait décidé le 19 janvier dernier de transférer la petite ville de Páez (environ 4000 habitants, à 27 km au SSE du Nevado del Huila) vers une région plus sûre. En effet, cette bourgade se trouve à proximité de la rivière du même nom et du volcan et plusieurs secteurs ont déjà subi les assauts de lahars provoqués par la fonte des glaciers due à l’activité éruptive.
Une webcam permet d’observer l’activité du Nevado del Huila à l’adresse suivante :
http://intranet.ingeominas.gov.co/webcam/popayan/webcam_Huila.html

993348610.29.jpgINGEOMINAS’ latest report indicates that white plumes are rising to less than 1 km above the summit. The Alert Level is kept at Orange (the second highest on a four-color scale).
According to the local press, authorities announced on January 19th the decision to relocate the town of Páez (population of about 4,000), about 27 km SSE of Nevado del Huila, due to the town’s proximity to the Páez river and the volcano. Several areas have been affected by lahars generated by glacier melting due to volcanic activity.
Nevado del Huila can be seen through a webcam at the following address:
http://intranet.ingeominas.gov.co/webcam/popayan/webcam_Huila.html

Voyage à Hawaii (Etats Unis)

En cliquant sur le lien ci-dessous (qui permet ensuite de grossir la carte), ceux qui vont se rendre à Hawaii prochainement auront une bonne idée de l’emplacement des coulées actives sur la plaine côtière. Il y a de fortes chances pour que cette zone soit interdite d’accès et délimitée par des cordes. Aux Etats-Unis, on ne badine pas avec la sécurité.
http://hvo.wr.usgs.gov/kilauea/update/maps.html
La seule solution en cas de restriction (sauf, bien sûr, si l’on a une autorisation de travail) est de s’approcher des coulées pendant la nuit, moment où les hélicoptères des rangers ou des agences ne survolent pas le secteur. Par discrétion, il faudra rentrer avant le jour et ne pas se perdre sur la plaine côtière. Je ne saurais que trop recommander l’utilisation du GPS dont la fonction retour est très sécurisante. Si vous vous aventurez sur les coulées, prévoyez des chaussures robustes tenant bien les chevilles car on se tord souvent les pieds dans des crevasses. Emportez une bonne provision d’eau car la marche d’approche est longue et la progression sur ce type de terrain fait transpirer abondamment, encore plus quand on arrive sur la zone chaude. Evitez de trop vous avancer sur les coulées actives dont la croûte est parfois mince et fragile. J’en connais qui ont fait un bain de lave qu’ils ne sont pas près d’oublier… !
Soyez prudents, car les interventions et les amendes ont des coûts dissuasifs !
Vous pourrez voir l’arrivée de la lave en mer depuis le point d’observation public mis en place à proximité de Kalapana. A noter que l’agence Aventure et Volcans prévoit une approche fort intéressante par la mer avec un pêcheur que j’avais contacté pour eux il y a une dizaine d’années.
L’accès à l’Halema’uma’u est toujours interdit. On ne peut voir le panache que depuis la terrasse du Jaggar Museum, s’il n’est pas fermé à cause des gaz.
Si vous n’avez jamais mis les pieds à Hawaii, la meilleure solution est de partir avec une agence de voyages spécialisée. Aventure et Volcans (déjà mentionnée) et Terra Incognita – toutes deux basées à Lyon – sont de bonnes adresses.
Bon voyage !

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Approche des coulées par la mer…. [Photo: C. Grandpey].

Activité sismique et volcanique en Nouvelle-Zélande

Pour ceux qui, comme moi, vont bientôt visiter la Nouvelle-Zélande, voici un site très intéressant (en anglais) avec des sismographes et des webcams permettant de se rendre compte en temps réel de l’activité volcanique dans cette partie du monde. En plus, le site est très pédagogique. Dans la partie consacrée aux volcans – sous l’onglet « Monitoring methods » – on explique comment il faut interpréter les signaux sismiques sur les tambours des sismographes.
Ces informations sont particulièrement utiles dans cette partie du monde où les secousses sismiques sont très fréquentes. La dernière digne de ce nom, d’une magnitude M 6,7 a affecté dimanche les Iles Kermadec (au NE de la Nouvelle-Zélande). L’épicentre a été localisé à 80 km au sud de Raoul Island, à une dizaine de kilomètres de profondeur, sans pour autant provoquer de tsunami.
Voici l’adresse du site :
http://www.geonet.org.nz/volcano/activity/index.html

Chaitén (Chili)

1475806114.39.jpgPoursuite de l’activité avec la croissance du Domo Nuevo 2 qui s’accompagne d’un panache de gaz et de cendre pouvant monter jusqu’à 3 km d’altitude. Des effondrements d’aiguilles dans le dôme déclenchent des coulées de blocs et de cendre qui donnent une couleur rougeâtre au panache. Un survol du volcan le 9 janvier a révélé que la croissance du Domo Nuevo 1 et du Domo Nuevo 2 avait contribué à combler la caldeira interne qui présente un diamètre de 3 km. L’activité se concentrait alors dans la partie sud du dôme n°2.
Le niveau d’alerte est maintenu au Rouge.
Source: Global Volcanism Network.

993348610.34.jpgActivity continues with the growth of Domo Nuevo 2 generating a gas-and-ash plume. The plume rises up to 3 km a.s.l.; block-and-ash flows from frequent spine collapses tinge the plume reddish brown. An overflight on January 9th revealed that Domo Nuevo 1 and Domo Nuevo 2 filled up the 3-km-wide inner caldera. Activity was concentrated on the S part of Domo Nuevo 2.
The Alert Level remains at Red.
Source: Global Volcanism Network.