Assurances trop chères à Hawaii

1475806114.61.jpgVivre sur les pentes du Kilauea peut devenir très coûteux quand il s’agit de payer l’assurance habitation. En effet, certains assureurs n’acceptent plus de couvrir les biens les plus exposés aux coulées de lave de l’East Rift Zone, zone de fracturation située dans la partie est de Kilauea et l’une des plus exposées aux coulées de lave du volcan. L’East Rift Zone a été divisée en plusieurs secteurs numérotés de 1 à 10. Les chiffres les plus bas font référence aux secteurs les plus menacés par une éruption. Une solution pour les propriétaires serait de changer de compagnie d’assurance mais cela leur coûterait encore plus cher et beaucoup d’assureurs n’assurent pas contre l’incendie, risque principal avec les coulées! Le coût des polices étant particulièrement élevé à Hawaii, beaucoup de maisons sur Big Island ne sont pas assurées. Leurs propriétaires préfèrent prendre le risque de perdre leur habitation plutôt que de dépenser beaucoup d’argent. Si leur maison se fait détruire par une coulée de lave ou un séisme, il la reconstruiront. La construction d’une maison en bois de style américain coûte beaucoup moins cher que la construction d’une maison en pierre à l’européenne.

993348610.49.jpgLiving on the slope of Kilauea can be expensive when it comes to the homeowners’ insurance. Indeed, some insurers no longer cover property with the highest risk of lava inundation in the East Rift Zone, the fracture zone in the eastern part of Kilauea, with the greatest risk of lava flows. The East Rift Zone is divided in several zones numbered 1 – 10. The lowest numbers refer to the areas with the highest risk of being affected by an eruption. A solution for these homeowners could be to turn to other insurance companies but it would cost them a lot of money and such insurers don’t insure against fire, the biggest threat posed by lava! Because of the high insurance costs, many houses on the Big island are not insured.Their owners had rather take the risks of losing their homes than pay a lot of money. If their house happens to be destroyed by lava or an earthquake, they will rebuild it. Building an American-style house costs far less than building a stone house as we do it in Europe.

Galeras (Colombie)

1475806114.60.jpgL’activité est en baisse depuis la fin du mois de juillet. En conséquence, le niveau d’alerte a été ramené à III (Couleur Jaune qui indique des modifications dans le comportement du volcan) le 4 août dernier. Au cours des journées qui ont précédé, des fumeroles intenses avaient été observées sur le versant ouest du cône actif.

Source : INGEOMINAS.

 

993348610.59.jpgActivity has been decreasing since the end of July so that the alert level was lowered to III (Yellow; « changes in the behavior of volcanic activity ») on August 4th. During the previous few days, vigorous fumaroles had been seen on the western flank of the active cone.

Source: INGEOMINAS.

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Vue aérienne de la zone sommitale du Galeras (Credit photo: USGS)

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

1475806114.52.jpgLe HVO indique que l’incandescence a fait sa réapparition depuis le 11 août à l’intérieur de la bouche qui perce le plancher de l’Halema’uma’u. Les images de la caméra thermique montrent du gaz qui s’échappe d’une ouverture au fond du cratère d’effondrement qui constitue la partie supérieure de la bouche. Toutefois, aucune lave n’est visible dans la bouche.

Les dernières mesures des émissions de SO2 effectuées le 10 août montraient 1250 tonnes par jour, ce qui est bien supérieure aux 140 tonnes par jour relevées entre 2003 et 2007.

La lave qui s’échappe du Thanksgiving Eve Breakout (TEB) sur l’East Rift Zone continue à s’écouler en tunnels vers l’océan où elle débouche sur le site de Waikupanaha, à l’ouest de Kalapana. Des coulées de surface sont actives sur le pali, dans le secteur des Jardins Royaux.  

 

993348610.48.jpgHVO indicates that weak glow has been visible again since August 11th from within the Halema`uma`u vent. Views with a thermal camera show gas rushing from a hole at the bottom of the collapse crater that forms the upper part of the vent. However, no lava is visible inside the vent.

The most recent SO2 emission rate measurement on August 10th was 1,250 tonnes/day. This is well above the 2003-2007 average of 140 tonnes/day.

Lava from the TEB vent, on the east rift zone, flows through tubes to the Waikupanaha ocean entry west of Kalapana. Surface flows are active on the pali in the Royal Gardens area.

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Explosion sur le littoral due au contact de la lave et de l’eau
(Photo: C. Grandpey)

Nouveau réseau de surveillance sur le Mont St Helens (Etat de Washington / Etats Unis)

1475806114.59.jpgLe nouveau réseau de surveillance du mont St Helens que je signalais dans une note précédente a été installé sur le volcan pendant le mois de juillet.

Quinze robots-araignées (« spiderbots ») – ainsi appelés car leurs trois bras ressortent de caissons en acier – ont été déposés le mois dernier par hélicoptère en différents endroits du cratère et de la lèvre du St Helens.

Chaque robot dispose d’un sismomètre pour détecter les séismes, un capteur infrarouge pour détecter la chaleur dégagée par les explosions volcaniques, un capteur pour détecter les nuages de cendre et un GPS pour analyser les gonflements du sol et déterminer avec précision les zones d’activité sismique. Une fois en place, les robots entrent en communication les uns avec les autres pour former un réseau maillé.

Il existe déjà une surveillance volcanique avec des robots, par exemple sur l’Erebus en Antarctique, mais il faut que les capteurs soient enterrés dans le sol ou enfoncés dans la roche, ce qui demande des jours de travail pouvant être dangereux.

Les robots-araignées sont faciles à utiliser et pas très coûteux, de sorte qu’ils peuvent être mis en place pratiquement n’importe où. Leur installation en réseau leur donne un avantage certain sur les autres systèmes de surveillance. Le réseau est capable de s’auto-réparer en cas de problème. Si un robot tombe en panne, les autres continuent à se débrouiller sans lui.

Le réseau analyse les données dans l’instant avant de les envoyer à la station qui se trouve dans le Johnston Ridge Observatory, ce qui permet d’avoir une vue de la situation en temps réel, élément essentiel en période d’éruption. Le réseau est également le premier du genre à communiquer avec un satellite.

Des robots identiques pourraient être un jour utilisés pour étudier l’activité géologique ailleurs dans le système solaire.

Source : The New Scientist.  

 

993348610.64.jpgThe new monitoring network of Mount St Helens that I mentioned in a previous note was installed in July on the volcano.

Fifteen spiderbots, so-named because of the three arms protruding from their suitcase-sized steel bodies, were lowered last month from a helicopter to spots inside the crater and around the rim of Mount St Helens.

Each has a seismometer for detecting earthquakes, an infrared sensor to detect heat from volcanic explosions, a sensor to detect ash clouds, and a global positioning system to sense the ground bulging and pinpoint the exact location of seismic activity. Once in place, the bots reached out to each other to form a mesh network. 

Other robotic volcano-monitoring systems exist, most notably around Mount Erebus in Antarctica. But they require permanent sensors to be buried in the ground or drilled into rock, which can take days of dangerous human labour.

The spiderbots are flexible and inexpensive enough so that they can be set down almost anywhere. The spider web’s networking capabilities also give it a distinct advantage over other monitoring systems. The network is self-healing – if one node dies, the others automatically route data around it.

The network analyses data on the spot before sending it back to its base station at the nearby Johnston Ridge Observatory, allowing the spiderbots to provide real-time risk assessment – crucial in the event of an eruption. It is also the first of its kind to communicate with a satellite.

Similar networked robots could one day be used to study geological activity elsewhere in the solar system.

Source: The New Scientist.

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Le cratère du St Helens en juillet 2008 (Photo: C. Grandpey)