Les « super volcans » constituent depuis quelques années un sujet récurrent en volcanologie. On estime qu’il existe une dizaine d’exemplaires de ces monstres à travers le monde, dont celui de Yellowstone à propos duquel tant de choses ont été dites et tant de prédictions ont été faites… S’il venait à exploser de nouveau, il devrait couvrir de cendre l’ensemble des Etats Unis…
Il y a deux ans, des scientifiques américains de l’Université du Texas, aidés par des collègues de Stanford University (Californie) et de l’Université de Trieste (Italie), ont découvert dans les Alpes italiennes – dans la vallée de Sesia – les restes fossilisés d’un super volcan qui serait entré en éruption il y a 280 millions d’années. Présentant aujourd’hui une caldeira de 13 km de large, il aurait émis 500 kilomètres cubes de cendre. Les chercheurs font remarquer que le Yellowstone a projeté 1000 kilomètres cubes de matériaux il y a 630 000 ans.
Le gros avantage du volcan de Sesia est de permettre aux scientifiques d’observer sa structure interne. En effet, il se situe à un endroit où la croûte terrestre est relevée sous l’effet de la collision entre la plaque africaine et la plaque européenne, collision qui a commencé il y a 30 millions d’années. Suite (et grâce) à ce soulèvement, il est facile d’étudier la croûte terrestre jusqu’à une grande profondeur (25 km dans le cas du super volcan italien) alors qu’auparavant, cette profondeur n’excédait pas 4 ou 5 km. C’est pourquoi à Sesia, les chercheurs peuvent étudier le trajet du magma entre sa source et sa sortie à la surface de la croûte. En particulier, ils peuvent voir en profondeur à quel moment les magmas se sont cristallisés pour devenir des granits, puis, à un niveau supérieur, comment se sont formés les matériaux émis lors de l’éruption.
Même si le super volcan italien est aujourd’hui éteint, son étude pourrait aider à mieux comprendre le comportement de ceux qui sone encore susceptibles d’entrer en éruption, comme celui de Yellowstone.
L’étude des scientifiques américains a été publiée en juillet dans la revue Geology.
Aucune autre activité éruptive n’a été observée sur le volcan après celle du 2 octobre. Toutefois, une récidive n’est pas exclue.
No other eruptive activity has been observed after October 2nd. However, it could happen again at any time.
Alors que l’on pensait que le lac de lave dans la bouche de l’Halema’uma’u allait se stabiliser et rester actif pendant quelque temps encore, il a disparu dans les profondeurs de la bouche, suite à une nouvelle phase de dégonflement et de gonflement du volcan. La webcam placée au-dessus de la bouche ne perçoit plus qu’une faible lueur au fond de celle-ci.
While HVO scientists thought the lava pond in Halema’uma’u vent would stabilize and be active for some time, it disappeared after a new D/I event that started two days ago. The webcam can just show a very faint glow coming from the bottom of the vent.
Le volcan reste menaçant. La sismicité reste élevée.
The volcano is still a menace. Sismicity is still high. More than 80 earthquakes were recorded between September 27th and October 1st. The tremor indicates that magma is moving under the volcano. Glow can still be observed at night in the crater. SO2 emissions are still high, with an average of 400 tonnes per day. PHILVOCS keeps asking people not to get into the 6 km permanent danger zone around the volcano due to the risk of sudden explosions and rockfalls. Residents living near channels have been warned about possible lahars that could be triggered by the torrential rains that are currently affecting the