Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeaufrancais.jpgLa lave reste à une profondeur trop importante dans la bouche de l’Halema’uma’u pour pouvoir être captée par la webcam postée au-dessus de l’orifice. Le tremor éruptif reste à un niveau bas sur le sommet du Kilauea. Les dernières mesures de SO2 effectuées le 2 octobre étaient de 480 tonnes par jour, contre 140 tonnes entre 2003 et 2007, avant l’ouverture de la bouche.

A noter que la lave semble revenue dans le Pu’u O’o où la webcam montre de l’incandescence depuis plusieurs jours, mais cette lave reste invisible à l’œil nu pendant la journée. La lave continue à entrer dans l’océan à Waikupanaha et des coulées de surface éclairent la partie haute du pali.

Source : HVO.

 

drapeau anglais.jpgLava is still too deep at the bottom of the Halema’uma’u vent to be detected by the webcam set up above the vent. The eruptive tremor is still low on the summit of Kilauea. The latest SO2 measurements on October 2nd were 480 tonnes per day, compared with 140 tonnes per day between 2003 and 2007, before the opening of the vent.

It looks as if lava has come back in the Pu’u O’o Crater where the webcam has been showing a strong glow for a few days. However, this lava can’t be seen during the day. Lava is entering the ocean at Waikupanaha while surface flows can be obe=served on the upper part of the pali.  

Source: HVO.

Soufriere Hills (Ile de Montserrat)

drapeaufrancais.jpgL’activité du volcan s’est à nouveau accrue en début de matinée le 9 octobre. La sismicité indiquait qu’il se produisait des éboulements, voire des coulées pyroclastiques. Par la suite, les observations ont permis de constater que les éboulements s’étaient produits sans la partie méridionale du dôme de lave et que les matériaux s’étaient engouffrés dans la vallée de la White River.

Des retombées de cendre en faible quantité ont eu lieu dans les villes situées au NO et on s’attend à de nouvelles retombées dans les prochains jours. Les autorités ont distribué des masques à la population.

Source : MVO et presse caribéenne.  

 

drapeau anglais.jpgActivity increased once again in the early hours of October 9th, with seismicity showing indications of rockfall and/or small pyroclastic flow. Observations have shown that these rockfalls appear to be occurring on the south side of the lava dome with the materials being channelled into the White River valley. 

Small amounts of ashfall have occurred in several northwestern towns and further ashfall in these regions and also other inhabited areas is expected in the coming days. Officials have distributed masks to residents

Source: MVO and Caribbean press.

Chaitén (Chili)

drapeaufrancais.jpgUne récente étude de l’éruption du Chaitén, publiée dans la revue Nature, montre à quelle vitesse le magma est capable de percer la croûte terrestre et confirme l’incapacité de la volcanologie actuelle à prévoir de telles éruptions.

L’éruption soudaine du Chaitén le 1er mai 2008 a eu lieu moins de 24 heures après que les habitants de la ville de Chaitén toute proche aient ressenti les premières secousses sismiques. L’éruption a été si puissante que la cendre a recouvert le Chili et une partie de l’Argentine méridionale.

L’étude révèle que l’ascension du magma s’est faite à une vitesse pouvant atteindre un mètre par seconde. En provenance d’une profondeur de plus de 5 km, il a effectué le trajet vers la surface en 4 heures environ. En comparaison, la plupart des autres éruptions sont précédées de plusieurs mois, voire plusieurs années, d’activité sismique. 

L’éruption du Chaitén est également intéressante car ce fut un événement explosif de type rhyolitique, comme il ne s’en produit que très rarement. La rhyolite est un matériau très riche en silice qui contribue à rendre le magma extrêmement visqueux. Cela entraîne des éruptions explosives car les gaz sont emprisonnés et ne peuvent se libérer que très violemment. Selon la nature de l’éruption, on observe des émissions de ponce ou d’obsidienne.

L’éruption du Chaitén est la première de ce type à avoir été vraiment étudiée en temps réel. La dernière éruption rhyolitique s’était produite en 1912 quand le volcan Novarupta en Alaska a rejeté 30 kilomètres cubes de magma en 60 heures, donnant naissance à la Vallée des 10 000 Fumées.

La conclusion des chercheurs est que « une fois qu’une telle éruption démarre, rien ne peut l’arrêter et il y a fort peu de chance de détecter suffisamment tôt des signes précurseurs ».

Actuellement, des panaches de cendre et de vapeur s’échappent du sommet du volcan formé par le Domo Nuevo1 et le Domo Nuevo 2. Il y a en permanence des risques d’effondrements de ces dômes, ce qui produirait inévitablement des avalanches pyroclastiques. Le niveau d’alerte est maintenu au Rouge.

 

drapeau anglais.jpgA recent study of the eruption of the Chaitén volcano published in the journal Nature shows the high speed with which magma can burst through the earth’s crust. It also confirms that we are still unable to predict eruptions of this type.  

The unexpected explosive eruption of the Chaitén volcano on May 1st 2008, occurred less than 24 hours after residents in the nearby town of Chaitén first began feeling the first earthquakes. The force of the eruption resulted in ash being deposited across Chile and large parts of southern Argentine.

The study reveals that the magma travelled at up to 1 metre per second. It shot from a depth of more than five kilometres to the surface in about four hours. This compares with the months to years of seismic unrest that precedes most eruptions.

The Chaiteìn eruption is of particular interest because it was a rhyolitic explosive eruption – a rare volcanic event. Rhyolite is a volcanic material high in silica, which tends to make it very viscous and prone to explosive eruptions caused by trapped gases. Depending on the nature of the eruption it can form pumice or obsidian on the surface.

The Chaitén eruption is the first rhyolite event to have been scientifically assessed in this way.

The last explosive rhyolitic eruption occurred in 1912 when the Novarupta volcano in Alaska spewed 30 cubic kilometres of magma in 60 hours, giving birth to the Valley of the 10,000 Smokes.

The researchers’ conclusion is that “once such an eruption starts, it’s on its way and there’s not much chance of getting a reasonably early warning. »

Steam-and-ash plumes are currently rising  from Domo Nuevo 1 and Domo Nuevo 2 lava-dome complex. There are permanent risks of dome collapsing that may generate pyroclastic flows. The alert level remains at Red.

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Accumulations de ponce dans la Vallée des 10 000 Fumées

 

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeaufrancais.jpgLe dernier bulletin de l’Observatoire va dans le sens de ce que j’écrivais hier. La crise sismique débutée mercredi 07 octobre à 9h07 (heure locale) s’est achevée dans la matinée d’hier à 10h57.  Cette phase activité sismique a été associée à de faibles déformations sur le flanc nord du cratère Dolomieu. Par contre, aucune variation de la chimie des gaz volcaniques n’a été enregistrée.
Cette activité sismique correspond probablement à un processus d’intrusion magmatique en profondeur, probablement vers 300 m au dessus du niveau de la mer, soit 2300 m environ sous le sommet du volcan.
Le niveau d’Alerte 1 reste en vigueur. L’accès du public à la partie haute de l’enclos Fouqué est donc interdit.

 

drapeau anglais.jpgThe Observatory’s latest update confirms what I wrote yesterday. The seismic crisis that started on Wednesday at 9:07 (local time) ended at 10:57. It was accompanied by slight distortions on the northern flank of the Dolomieu Crater. However, no change in the chemistry of volcanic gases has been observed.

The seismic crisis probably indicates magma intrusion in depth, 300 metres or so above sea level, or 2,300 metres below the summit of the volcano.

The alert level remains at 1, which means that the access to the upper part of the Enclos Fouqué is forbidden.