Etna (Sicile / Italie)

On a pu lire ces derniers jours dans la presse italienne plusieurs articles faisant référence à l’Etna et au lent glissement de son versant est vers la Mer Ionienne. Cette information n’a rien d’un scoop car cela fait pas mal de temps (depuis les années 1990, semble-t-il) que les scientifiques ont constaté cette tendance au basculement de l’édifice volcanique.

Les articles lus dans la presse indiquent que la recherche s’appuie sur les relevés par radar satellitaire (InSAR : Interferometric Synthetic Aperture Radar) dont les données ne fournissent pas directement des informations sur le sous-sol mais permettent de mesurer avec une extrême précision l’évolution de la superficie du volcan et donc de comprendre ce qui se passe en profondeur. Ces données sont confrontées aux mesures effectuées sur le terrain. Ce travail de recherche a permis d’obtenir une vue en trois dimensions de la zone instable de l’Etna et ensuite d’évaluer l’épaisseur de la partie du volcan qui est en train de glisser dans la mer. Elle serait d’environ 4 kilomètres.

Il est intéressant d’approfondir l’étude de ce phénomène car il contient sûrement une grande partie des explications de la sismicité que l’on observe régulièrement sur le versant est du Mongibello, cisaillé par plusieurs fractures, celle de Pernicana étant sans aucun doute la plus connue. Il est également fort probable que ce phénomène n’est pas étranger au comportement éruptif du volcan, même si cette dernière relation n’a encore jamais été vraiment expliquée.

 

En ce moment, l’Etna est calme. L’activité sismique est faible et le niveau du tremor éruptif est bas. Au vu des images des webcams, des panaches de vapeur s’échappent de la bouche au pied du Cratère SE, mais on s’aperçoit que leur densité dépend de la température et de l’hygrométrie de l’air, sans être forcément le signe d’une augmentation d’activité.

L’INGV ne signale pas d’événements explosifs dans la Bocca Nuova, mais de telles colères sont susceptibles de se renouveler car la pression des gaz peut faire sauter le bouchon qui obstrue l’orifice. Toutefois, les dernières explosions de ce type ont montré que les matériaux projetés étaient anciens et n’annonçaient pas une montée de magma juvénile.   

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L’ombre de l’Etna plane sur la Mer Ionienne (Photo: C. Grandpey)

 

 

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeau francais.jpgDans la journée du 15 septembre, l’Observatoire a enregistré 40 séismes volcano-tectoniques d’une magnitude maximale de 2,2. Une augmentation progressive de l’énergie des séismes est détectée. Les foyers sismiques restent localisés à l’aplomb du Piton de la Fournaise (secteur ouest du Dolomieu ; limite Bory – Dolomieu).
Evénement nouveau par rapport aux bulletins précédents : on observe une augmentation du nombre d’éboulements dans le cratère sommital du Dolomieu (11 événements par jour).
De plus, il y a confirmation de la déformation de l’édifice.
Au cours de la journée du 16 septembre, la sismicité a été de modérée à élevée.

 

drapeau anglais.jpgOn September 15th, the Observatory recorded 40 volcano-tectonic earthquakes with a maximum magnitude of 2.2 and a steady increase in seismic energy. Their epicentre wass still located right below the Piton de la Fournaise (western part of the Dolomieu Crater; limit between Bory and Dolomieu).

There is a new event compared with the previous reports: one observes an increase in the number of rockfalls inside the Dolomieu Crater (an average of 11 events per day).

Besides, the inflation of the volcanic edifice is confirmed by the instruments.

Seismicity ranged from moderate to high on September 16th.   

Santiaguito (Guatemala)

drapeaufrancais.jpgSelon l’Institut de volcanologie guatémaltèque (INSIVUMEH), le Santiaguito a connu une éruption le 11 septembre, avec deux coulées pyroclastiques qui ont dévalé le versant SO sur 3 km. Des panaches de cendre sont montés jusqu’à 1 km au-dessus du cratère. Le 13 septembre, les nuages de gaz s’élevaient jusqu’à une centaine de mètres. La situation avait donc retrouvé son aspect habituel.

 

drapeau anglais.jpgAccording to INSIVUMEH, an eruption from Santiaguito on September 11th generated two pyroclastic flows that travelled 3 km SW. Ash plumes rose up to 1 km above the crater. On September 13th, white gas plumes rose 100 metres and the situation had gone back to normal.

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Sommet du Santiaguito (Photo: C. Grandpey)

 

Sakurajima (Ile de Kyushu / Japon)

drapeau francais.jpgLe Sakurajima reste très actif. Selon le centre de prévention des cendres volcaniques (VAAC) basé à Tokyo, des explosions se sont produites au début du mois de septembre, avec des nuages de cendre jusqu’à 2,5 km d’altitude. Une explosion a en particulier été observée le 7 septembre. Des pilotes ont fait état de panaches de cendre montant jusqu’à 2,1 – 3,4 km d’altitude pendant cette période.

Le Sakurajima, dont le sommet ne se trouve qu’à 8 km de Kagoshima, est l’un des volcans les plus actifs du Japon. De fréquentes éruptions dans les temps historiques ont provoqué des retombées de cendre sur la ville. La plus forte éruption a eu lieu entre 1471 et 1476, sans oublier celle de janvier 1914.

La ville de Kagoshima procède régulièrement à des exercices d’évacuation et des abris ont été édifiés afin que la population puisse se réfugier quand le volcan se met en colère. Il est demandé aux enfants de porter des casques sur le chemin de l’école.  

 

drapeau anglais.jpgSakurajima is still very active. According to the Tokyo Volcanic Ash Advisory Center (VAAC), explosions early in September produced plumes that rose up to 2,5 km a.s.l. An explosion also occurred on September 7th. Pilots also reported that ash plumes rose to altitudes of 2.1-3.4 km a.s.l.

Sakurajima, whose summit is located 8 km from the town of Kagoshima, is one of Japan’s most active volcanoes. Frequent historical eruptions have deposited ash on Kagoshima. The largest historical eruption took place during 1471-76. A powerful eruption also occurred in January 1914.

The town of Kagoshima conducts regular evacuation drills, and a number of shelters have been built where people can take refuge from falling volcanic debris. Children are asked to wear helmets on their way to school.