Séisme à Montréal (Canada)!

Un séisme d’une magnitude de 4,5 sur l’échelle de Richter a frappé la grande région de Montréal à 0 h 19 ce mercredi matin. L’épicentre serait situé à Longueuil, sur la Rive-Sud de Montréal. Il aurait été ressenti jusqu’à Ottawa. Dans le Vieux-Montréal, deux fortes vibrations ont été ressenties à quelques secondes d’intervalles.

Selon l’USGS, la magnitude serait plutôt de 3,9 avec un épicentre situé près de Beloeil, toujours en Montérégie.

Aucun dégât n’a été rapporté.

Même si l’est du Canada n’est pas une région vraiment sismique, lé région se fait secouer de temps en temps. Ainsi, le 25 novembre 1988, le Saguenay-Lac-Saint-Jean avait été secoué par un séisme d’une magnitude de 5,8.

Un groupe Facebook s’amusant de la situation et intitulé « I survived Montreal 2012 earthquake » a également été créé.

Je vous assure que je n’ai rien fait de spécial à Montréal la semaine dernière pour provoquer ce séisme !

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Vue de Montreal, avec le Pont Jacques Cartier, depuis le Mont Royal.

(Photo: C. Grandpey)

Fonte des glaciers (suite)

Même si ce n’est pas de la volcanologie, il faut attirer l’attention du public sur un phénomène qui menace notre planète : la fonte des glaciers. Comme je l’ai indiqué à maintes reprises, les rivières de glace remontent les flancs des montagnes, au point que certaines d’entre elles ont carrément disparu. Plusieurs articles de presse du mois de septembre confirment ce phénomène.

L’Iceland Review indique que les glaciers islandais n’ont jamais fondu aussi vite qu’en 2010, peut-être à cause d’un été exceptionnellement chaud et de l’éruption de l’Eyjafjallajökull qui a fait disparaître une importante masse de glace au-dessus du volcan. De plus, la couleur sombre de la  cendre saupoudrée sur les autres glaciers a pu accélérer leur fonte. Selon le géographe Oddur Sigurdsson, de nombreux petits glaciers auront disparu à la fin du 21ème siècle. Le Langjökull fera partie des espèces en voie de disparition et le Vatnajökull aura perdu la moitié de son volume.

Même son de cloche du côté du Pérou où The Guardian fait remarquer que la diversité de l’agriculture est menacée par la fonte des glaciers et la pénurie en eau qu’elle entraîne inévitablement. Un paysan indique qu’il y a un demi-siècle, il lui fallait marcher deux minutes pour atteindre le front du glacier ; aujourd’hui, il doit transpirer neuf heures pour y parvenir.

L’IRIN (Integrated Regional Information Networks) indique que le nombre de glaciers a baissé de 15 pour cent au Kirghizistan au cours des 30 dernières années en raison du changement climatique. Selon les spécialistes, la fonte des glaces aura de lourdes conséquences sur le secteur agraire et la sécurité alimentaire.

Dans le même temps, d’autres se réjouissent de cette fonte des glaces qui ouvre le passage nord-ouest de l’Arctique à la navigation, sans parler des champs pétrolifères qui vont être désormais exploitables… Vous avez dit protocole de Kyoto ?    

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Le Vatnajökull en Islande (Photo: C. Grandpey)

Vous avez dit protection de la Nature?

C’est bien connu : de nos jours, il y a d’un côté ceux qui veulent protéger la Nature et de l’autre ceux qui ne voient que des intérêts économiques et financiers et pour lesquels le respect de la Nature est tout à fait secondaire. Deux projets actuels illustrent parfaitement cet état d’esprit.  

 

Le premier est la construction d’une route qui traverserait le parc mythique du Serengeti en Tanzanie et couperait le trajet de migration des gnous. La route passerait entre le pied du Lengai et le lac Natron, reprenant globalement le trajet de la piste par laquelle on va actuellement au Lengai, et elle continuerait ensuite vers l’ouest. Si le projet se réalise – ce qui est plus que probable – ce sera une catastrophe pour l’environnement et pour le tourisme en Tanzanie. J’ai eu la chance de traverser ces étendues sauvages extraordinairement belles et je ne peux que déplorer une telle initiative. Ceux qui comprennent la langue de Shakespeare trouveront une carte de cette future route ainsi que des explications supplémentaires en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.africageographic.com/newsroom/index.php/2010/08/20/serengeti-highway-plan-could-destroy-major-carbon-sink/

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(Photo: C. Grandpey)

 

Un autre projet – encore plus avancé – est très contestable à mes yeux : Les Canadiens reprennent l’exploitation de la potasse (prévue en 2013) en Ethiopie sur une concession de 150 km2, mais apparemment dans la plaine et pas sur la colline de Dallol. Les routes d’accès sont en partie réalisées. Une voie ferrée est prévue. Le gisement est à 100 m sous la surface du sol. Les forages exploratoires sont en cours. Quel effet auront-ils sur l’alimentation en eau de Dallol et sur la beauté du site ?

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une galerie photos du chantier actuel.

http://www.allanapotash.com/s/Photo_Gallery.asp

 

Il ne faudrait pas oublier non plus l’exploitation du lithium qui se cache sous des sites superbes au Chili ou en Bolivie. Il serait vraiment dommage de saccager un site comme le salar d’Uyuni. Malheureusement, la présence d’intérêts nord-américains en Amérique du Sud peuvent faire craindre le pire!

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Salar d’Uyuni au crépuscule (Photo: C. Grandpey)

Le Glacier des Bossons (Haute-Savoie)

Lors du Salon du Livre de Montagne à Passy (un événement très sympa), j’ai fait un saut à Chamonix, histoire de voir si le célèbre Glacier des Bossons avait continué à fondre depuis mon dernier passage en Haute Savoie en août 2007, toujours à l’occasion du Salon de Passy. Une photo prise depuis le même endroit – un petit lac à l’entrée de Chamonix – montre que le vénérable glacier continue à maigrir. Il a perdu de l’épaisseur dans sa partie basse et son front s’est encore aminci pendant les trois années écoulées. Un télésiège permet d’avoir une très belle vue du glacier. Au cours de cette brève excursion, j’ai pu assister à une chute de séracs à la fois bruyante et spectaculaire, preuve que le glacier est toujours vivant. Un parcours pédagogique indique que si la fonte actuelle se poursuit au même rythme, le Glacier des Bossons aura disparu dans 40 ans et son voisin du Taconnaz aura cessé d’exister bien avant !

Un glaciologue et un météorologue que j’ai rencontrés pendant le Salon sont d’accord pour dire que le réchauffement climatique actuel ne fait aucun doute. Toutefois, la Terre a connu des périodes chaudes et froides dans son histoire. A une époque lointaine, la région actuelle des Alpes avait un climat saharien ! D’après les scientifiques, il est possible que notre planète sorte d’une période froide et entre dans une période chaude. Le tout est de savoir s’il s’agit d’une transition naturelle ou d’un changement provoqué par l’Homme, ou accéléré par ce dernier…

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Le Glacier des Bossons le 9 août 2010…
A comparer avec les photos que j’ai mises en ligne le 4 septembre 2007
(Photo: C. Grandpey)