L’Ile de la Réunion au Patrimoine mondial de l’UNESCO

Les pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion ont été inscrits sur la liste du Patrimoine mondial par le Comité de l’Unesco réuni à Brasilia.

Le Bien inscrit (105 838 hectares, soit un peu plus de 40 % de la surface de l’île) correspond au coeur du parc national, auquel s’ajoutent le Piton d’Anchaing dans le cirque de Salazie, le Piton de Sucre et la Chapelle dans le cirque de Cilaos, la Grande Chaloupe au nord et Mare Longue dans le sud.

Le label Unesco n’apporte pas de réglementation spécifique. Le parc national doit garantir l’intégrité du bien, en veillant au respect de la réglementation en vigueur.  

La Réunion est le trente-cinquième site français inscrit au patrimoine mondial, et le quatrième site naturel après le golfe de Porto en Corse, le Mont-Perdu dans les Pyrénées et les lagons de Nouvelle-Calédonie.  

Le Guatemala fait appel à l’aide internationale

drapeau francais.jpgLe Président du Guatemala, Alvaro Colom, a demandé l’aide internationale pour venir en aide à son pays qui a été très durement touché pat l’éruption du Pacaya d’une part et par la tempête tropicale Agatha d’autre part. On enregistre plusieurs morts ou disparus. Les inondations ont endommagé les maisons et provoqué des glissements de terrain qui ont perturbé la circulation.

Alvaro Colom a en particulier demandé que les états amis fassent parvenir au Guatemala des ponts Bailey, les matelas et couvertures ainsi que de la nourriture.

Samedi, les Présidents mexicain et salvadorien mettaient des aéroports à la disposition du Guatemala pour la réception de l’aide internationale. En effet, la pluie a empêché de nettoyer la cendre qui recouvre l’aéroport international de Guatemala City qui va rester fermé encore quelques jours.  

 

drapeau anglais.jpgGuatemalan President Alvaro Colom has requested the international community to aid his country affected by the eruption of Pacaya and the tropical storm Agatha.

Several persons are dead or missing. Floodings have damaged houses, caused landslides that disrupted road traffic.  

Colom said he has requested the cooperation of friendly governments to send temporary bridges of Bailey type, mattresses, covers and food.

On Saturday the Mexican and Salvadorian Presidents offered their airports to be used to receive the international aid for Guatemala. Indeed, the international airport of Guatemala City will remain closed for some days because the rains have forced the suspension of the cleaning works.

Les oiseaux et l’éruption de l’Eyjafjöll (Islande)

drapeau francais.jpgContrairement à ce que l’on craignait lorsque le nuage de cendre a envahi le sud de l’Islande, les oiseaux ne semblent pas, jusqu’à présent, avoir trop souffert de l’éruption de l’Eyjafjöll. Mis à part le fulmar qui a été un peu déboussolé au départ, les autres oiseaux ont vite découvert qu’il y avait de la nourriture sous la couche de cendre. Cette dernière a réchauffé le sol, ce qui a fait remonter les vers près de la surface ! On craignait aussi que les oiseaux n’aient pas envie de nicher dans les zones où les dépôts de cendre étaient les plus importants. Pourtant, un huîtrier-pie n’a pas hésité à déposer ses oeufs sur des monticules de cendre à proximité de Vik, alors que le reste du temps il affectionne plutôt de zones de sable ou de gravier. Selon les ornithologues islandais, les autres oiseaux pourraient opter pour des zones épargnées par la cendre ou décider de ne pas pondre cet été. Quoiqu’il en soit, tant que l’éruption ne sera pas plus sévère, elle ne devrait pas avoir un impact désastreux sur les oiseaux dans le sud de l’Islande.

S’agissant de l’éruption, le Met office indique qu’elle est stable. Le panache est moins volumineux depuis le 11 mai. A noter que la fonte du Gigjökull a cessé.

Source : Iceland Review.

 

drapeau anglais.jpgContrary to what was feared when the ash cloud from Eyjafjöll shrouded southern Iceland, the Eyjafjöll eruption doesn’t appear to have impacted the bird life in Iceland. Only the fulmar was a bit confused to begin with but the other birds were quick to discover that there was enough food underneath the layer of ash. The ash warmed up the soil, which encouraged worms to move closer to the surface! People feared as well that birds would refrain from nesting in the areas that have been subject to the most ash fall. However, an oystercatcher laid its eggs in a pile of ash near Vik, while the bird usually chooses gravel or sand for nesting.

Other birds might try to find new ash-free areas for nesting or decide not to lay eggs this summer. But as long as the eruption is not more severe, it won’t have a severe impact on the birdlife in southern Iceland.

As far as the eruption is concerned, the Met Office indicates it is going on in a stable way. It looks as if the ash plume has been decreasing since May 11th. The Gigjökull glacier has stopped melting.

Source: Iceland Review.

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Les sternes sont, elles aussi, de retour en Islande.
(Photo: C. Grandpey)

Coût de la prévention d’un tsunami à Hilo (Hawaii / Etats Unis)

Le 25 février dernier, un séisme de magnitude de 8,8 a frappé le Chili et déclenché une alerte tsunami dans tout le Pacifique. Hawaii a été touché par une vague modeste qui n’a pas provoqué une catastrophe comme à Hilo en 1960. Les 23 mai de cette année-là, le tsunami avait été généré par un autre séisme en Amérique du sud. Des vagues d’une dizaine de mètres de hauteur avaient déferlé dans la baie d’Hilo 15 heures plus tard, tuant 61 personnes et détruisant 540 maisons.

Cette fois, les autorités hawaiiennes s’étaient préparées au pire et elles font aujourd’hui les comptes des mesures de prévention, en insistant sur le fait que l’argent dépensé pour protéger des vies a une valeur inestimable. La facture s’élève à 330 000 dollars pour Honolulu et ses environs et à 274 067 dollars pour la Grande Ile.

C’est la mobilisation du personnel qui justifie avant tout ces dépenses. Au total, 873 personnes de 16 services différents ont été réquisitionnées et payées en heures supplémentaires, soit une fois et demie le salaire horaire habituel. Il a fallu en outre fournir des repas et louer un hélicoptère privé. La facture ne prend pas en compte les remboursements faits aux campeurs qui ont été évacués, ni aux personnes qui avaient loué leurs résidences à des vacanciers et qui ont été évacuées elles aussi. C’est la police qui a coûté le plus cher, avec plus de 106 000 dollars d’heures supplémentaires payées à 324 employés. A noter que ces sommes ne pourront pas être remboursées par l’Etat fédéral dans la mesure où il n’y a pas eu promulgation d’état de catastrophe naturelle. Les pertes subies par les commerçants – qui ont dû baisser leurs rideaux un jour de grande affluence – n’ont pas encore été estimées par la Chambre de Commerce.     

Même si aucun tsunami n’a été observé, cet état d’alerte aura servi de bon exercice d’entraînement dans la perspective d’une vague plus dévastatrice. Il a montré que tous les secteurs concernés ont réagi de manière positive, en particulier l’hôpital d’Hilo qui a su adapter ses structures à la situation, avec une capacité à fonctionner en cas de panne d’électricité.

La seule critique formulée concerne les sirènes qui ont été actionnées très fréquemment et ont rendu la menace de tsunami plus grande qu’elle ne l’était en réalité.

 

Pour qui connaît la ville d’Hilo sur la Grande Ile, il ne fait aucun doute qu’une telle répétition générale sera bénéfique et permettra de corriger d’éventuelles erreurs. Comme je l’ai écrit au début de cette note, le tsunami de 1960 a causé de lourds dégâts. On peut voir dans plusieurs maisons d’Hilo le niveau atteint par la mer et le Pacific Tsunami Museum au cœur de la ville a affiché un grand nombre de photos de la catastrophe. On peut aussi y voir la carte à risques et les secteurs à évacuer en priorité. Aujourd’hui, les instruments de mesure et de détection des séismes et des tsunamis sont beaucoup plus performants qu’en 1960 et on peut raisonnablement penser que le nombre de victimes d’un raz-de-marée sera moins important. 

Source : Hawaii Tribune Herald.