Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Dernière minute :

À l’aide d’images satellitaires et d’instruments GPS haute technologie, les géophysiciens de l’Observatoire Volcanologique des Cascades ont détecté une légère inflation du sol d’environ 2,2 cm à environ 5 km à l’ouest du South Sister, l’un des édifices des Three Sisters (Oregon) entre l’été 2020 et août 2021. Des épisodes de soulèvement du sol ont déjà été observés dans cette zone au milieu des années 1990. Bien que la vitesse de soulèvement actuelle soit plus lente qu’en 1999-2000, elle est nettement plus rapide que celle observée pendant plusieurs années avant 2020. Le soulèvement est probablement provoqué par de petites accumulations de magma à environ 7 km sous la surface du sol. Cependant, il n’y a aucun signe d’éruption à court terme.
Dans le même temps, les sismologues ont enregistré plusieurs brefs épisodes sismiques en octobre 2021, décembre 2021 et janvier 2022. Cependant, la plupart de ces événements superficiels avaient des magnitudes trop faibles pour pouvoir être localisés avec précision.
Le niveau d’alerte des Three Sisters et la couleur de l’alerte aérienne restent inchangés, respectivement à Normal et à la couleur Verte.

Source: USGS

Les Three Sisters, avec la South Sister à droite (Photo: C. Grandpey)

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Lors de l’éruption du 22 décembre 2021 au 17 janvier 2022, un nouveau cône volcanique s’est formé sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Il vient d’être baptisé « Piton Karay » par les équipes de l’OVPF, du Parc national et de la Cité du Volcan qui expliquent que « le choix de ce nom a été orienté par la forme en marmite hémisphérique du cône volcanique. Lors de l’éruption, il a notamment hébergé un lac de lave débordant à plusieurs reprises des bords du cratère« .

Le mot Karay désigne en créole réunionnais une marmite de forme hémisphérique avec deux anses sur les côtés. En Inde, cet ustensile de cuisine est généralement appelé “karahi” qui fut par la suite créolisé en “caraye” Ce choix de nom permet également d’honorer la mémoire des engagés indiens, qui ont enrichi la langue réunionnaise avec des mots tels que Karay.

Source: Réunion la 1ère.

 

Piton Karay (Crédit photo: Patrice Huet, Cité du Volcan, que je salue ici)

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Une incandescence a été observée sur le volcan Callaqui (Chili) le 27 janvier 2022.
La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1980, avec un VEI 1.
Selon l’analyse des images obtenues à partir d’une caméra fixe, la lueur observée en permanence la nuit dans le secteur sud-ouest du cratère correspondrait à une augmentation de la température des émissions gazeuses. Ce phénomène n’avait pas été observé depuis l’installation des caméras fixes en 2012.
Pendant la journée, un dégazage plus intense qu’auparavant est observé dans la zone de l’incandescence.
Le niveau d’alerte volcanique reste au Vert.
Source : SERNAGEOMIN.

 

(Crédit photo: Smithsonian Institution)

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Une hausse d’activité a été observée sur le Taal (Philippines) les 29 et 30 janvier 2022. 9 petites explosions phréatomagmatiques d’une durée de 10 secondes à 2 minutes, ont été enregistrés le 29 janvier. 31 séismes d’origine volcanique ont également été enregistrés, dont 14 événements d’une durée de 1 à 3 minutes . Une importante activité de dégazage a été observée, avec des panaches s’élevant jusqu’à 2 km de hauteur. Les émissions de SO2 atteignaient 10 036 tonnes/jour le 29 janvier.
L’entrée dans la Volcano Island du Taal, en particulier dans la zone du cratère principal (Main Crater), est interdite. De la même façon, la navigation de plaisance sur le lac Taal n’est pas autorisée.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2.
Source : PHIVOLCS.

 

Source: Wikipedia

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Le 26 janvier, l’AVO a publié un bulletin indiquant qu’un essaim sismique s’était produit à proximité du Davidof (Aléoutiennes), un stratovolcan essentiellement sous-marin dans les îles Rat. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 4,9. Un essaim semblable s’est produit en décembre 2021. Aucun signe d’activité volcanique n’a été observé sur les images satellites récentes., mais un réveil du volcan ne saurait être exclu. En conséquence, l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et à relevé le niveau d’alerte volcanique à « Advisory » (surveillance conseillée).

 

Crédit photo: AVO

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) n’arrête pas de faire des « pauses ». La lave réapparaît ponctuellement et faiblement sur le plancher du cratère de l’Halema’uma’u. La sismicité est faible, ainsi que les émissions de SO2. Aucune autre activité n’est observée ailleurs sur le volcan.

Source: HVO.

Image thermique typique du cratère de l’Halema’uma’u ces jours-ci (Source: HVO)

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On observe depuis le 30 janvier 2022 une faible activité strombolienne sur l’Etna (Sicile) au niveau du Cratère Sud-Est avec des émissions de cendres sporadiques qui se dispersent rapidement dans l’atmosphère. L’INGV indique que l’amplitude du tremor est relativement stable avec des valeurs moyennes. Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’est observée. Les émissions de cendres n’affectent pas l’aéroport de Catane.
Parallèlement à cette activité éruptive, un séisme de magnitude M 2,2 a été enregistré à 13h30 le 30 janvier à 4 kilomètres au nord-ouest de Milo et à une profondeur de 5 kilomètres.

Source: INGV.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Pavlof (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit, avec des périodes de tremor élevé. De petites explosions sont enregistrées quotidiennement. Une image satellite du 19 janvier montrait que la coulée de lave sur le flanc E s’étirait sur1,3 km de longueur, tandis qu’un lahar sur le même flanc mesurait 4,4 km de long.
Le niveau d’alerte volcanique reste à Vigilance (Watch) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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Les autorités le craignaient et c’est arrivé. Jusque-là épargnées par la pandémie de Covid-19, les îles Tonga sont entrées en confinement le 2 février 2022 après avoir recensé deux cas positifs parmi les habitants de Nuku’alofa, la capitale. Ces hommes avaient travaillé dans le port de la ville, où l’aide humanitaire était arrivée par bateau. A noter que le navire australien HMAS Adelaïde a accosté la semaine dernière à Nuku’alofa pour décharger de l’aide, avec une vingtaine de membres d’équipage contaminés par le virus! Ce dernier est probablement entré dans l’archipel en même temps que les vivres et autres bien de première nécessité envoyés par l’Australie et la Nouvelle Zélande suite à l’éruption majeure du 15 janvier dernier.

L’archipel des Tonga avait fermé ses frontières au début de 2020, en raison de la pandémie. Depuis, ce pays de 100.000 habitants n’avait enregistré qu’un seul cas de Covid-19, celui d’un homme arrivé de Nouvelle-Zélande en octobre 2021 et qui s’est depuis totalement remis.

Source: presse internationale.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Latest :

Using satellite imagery and sophisticated GPS instruments, Cascades Volcano Observatory geophysicists have detected a subtle uplift increase of about 2.2 cm in the rate in the ground surface about 5 km west of South Sister volcano (Oregon) between the summer of 2020 and August 2021. Episodes of increased uplift have been observed in this area in the mid-1990s. Although the current uplift rate is slower than the maximum rate measured in 1999-2000, it is distinctly faster than the rate observed for several years before 2020. The uplift is attributed to small pulses of magma accumulating at roughly 7 km below the ground surface. However, there are no signs of an eruption in the short term.

Additionally, seismologists observed brief bursts of small earthquakes in October 2021, December 2021, and January 2022. However, most of these shallow events are too small to locate precisely.

The volcano’s alert level and aviation color code remain at NORMAL / GREEN.

Source: USGS.

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During the eruption from December 22nd, 2021 to January 17th, 2022, a new volcanic cone was formed at Piton de la Fournaise (Reunion Island). It has just been named « Piton Karay » by the teams of tOVPF, the National Park and the Cité du Volcan who explain that « the choice of this name was oriented by the pot shape of the hemispherical volcanic cone. During the eruption, it notably hosted a lava lake overflowing several times from the edges of the crater ».
The word Karay designates in Reunion Creole a hemispherical pot with two handles on the sides. In India, this kitchen utensil is generally called “karahi” which was later creolized into “caraye” This choice of name also honors the memory of the Indian workers, who enriched the Reunionese language with words such as Karay .
Source: Réunion la 1ère.

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Incandescence was observed at the the Callaqui volcano (Chile) on January 27th, 2022.

The last eruption of this volcano took place in 1980, with a VEI 1.

According to the analysis of images obtained from a fixed camera, the glow permanently observed at night in the southwest sector of the crater is interpreted as an increase in the temperature of the emissions. This phenomenon had not been recorded since the installation of fixed cameras in 2012.

During the day, degassing is observed with greater intensity in the area of the incandescence.

The volcano alert level remains at Green.

Source: SERNAGEOMIN.

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Activity increased at Taal volcano (Philippines) on January 29th and 30th, 2022. 9 small phreatomagmatic events lasting from 10 seconds to 2 minutes, were registered on January 29th 31 volcanic earthquakes were also registered, including 14 volcanic events lasting from 1 to 3 minutes. Significant steaming anddegassing activity was observed, with plumes rising up to 2 km. SO2 emissions reached 10 036 tonnes/day on January 29th.

Entry into Taal Volcano Island, especially the Main Crater area, is not allowed. Boating on Taal Lake is also prohibited

The volcano alert level remains at 2.

Source: PHIVOLCS.

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On January 26th, AVO released a bulletin indicating that a seismic swarm had occurred in the vicinity of Davidof volcano (Aleutians), a mostly submerged stratovolcano in the Rat Islands group. The largest earthquake had a magnitude of M 4.9. A similar event occurred in December 2021. No signs of volcanic unrest have been observed in recent satellite images.
Due to the possibility of escalating volcanic unrest, AVO has raised the Aviation Color Code and Volcano Alert Level to Yellow and Advisort, respectively.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) never stops making ‘pauses’. Lava reappears punctually and weakly on the crater floor of Halema’uma’u. Seismicity and SO2 emissions keep low levels. No activity is observed elsewhere on the volcano.

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Weak Strombolian activity has been observed since January 30th at Mt Etna‘s SE Crater (Sicily), with sporadic ash emissions which disperse quickly in the atmosphere. INGV indicates that the amplitude of the tremor is relatively stable with medium values. No significant deformation of the volcanic edifice is observed. Ash emissions do not affect Catania airport.
Along with this eruptive activity, an M 2.2 earthquake was recorded at 1:30 p.m. on January 30th, 4 kilometers northwest of Milo, at a depth of 5 kilometers.
Source: INGV.

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The eruption at Pavlof (Aleutians / Alaska) continues, with periods of elevated tremor. Small daily explosions are recorded. A satellite image from January 19th showed that the lava flow on the E flank was 1.3 km long, and a lahar on the same flank was 4.4 km long.

The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code is kept at Orange.

Source: AVO.

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It was feared by the authorities and it happened. Until then spared by the Covid-19 pandemic, the Tonga archipeago went into lockdown on February 2nd, 2022 after identifying two positive cases among the inhabitants of Nuku’alofa, the capital. These men had worked in the town’s port, where humanitarian aid had arrived by boat. It should be noted that the Australian ship HMAS Adelaïde docked last week in Nuku’alofa to unload aid, with around twenty crew members infected with the virus! The latter probably entered the archipelago at the same time as food and other basic necessities sent by Australia and New Zealand following the major eruption on January 15th.
The Tonga archipelago had closed its borders at the beginning of 2020, due to the pandemic. Since then, this country of 100,000 inhabitants had recorded only one case of Covid-19, that of a man who arrived from New Zealand in October 2021 and who has since fully recovered.
Source: international news media.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Selon le Vanuatu Meteorology and Geo-hazards Department (VMGD), l’activité à Ambrym (Vanuatu) a considérablement augmenté le 25 janvier 2022. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été relevé de 1 à 2.
Alors que des émissions de vapeur avaient déjà été observées au niveau du cratère du Marum, une intensification des émissions de vapeur, de cendres et de gaz est actuellement observée sur le Benbow. Le système de surveillance du volcan confirme que l’activité à Ambrym a augmenté et a atteint un niveau majeur.
Les lacs de lave qui bouillonnaient au fond des cratères du Benbow et du Marum ont disparuau moment de l’éruption de décembre 2018. Depuis cette époque, l’activité à l’intérieur des cratères se limite à des émissions de vapeur.
Il est rappelé à toutes les agences de voyage, aux autorités locales, aux habitants d’Ambrym et au grand public qu’en raison de l’activité volcanique actuelle et de la présence de zones de fractures dans la caldeira, une zone d’exclusion permanente demeure sur le Benbow et la zone de danger A est maintenue sur le Marum. Ces zones de sécurité ont un rayon de 1 km par rapport au Benbow et de 2 km par rapport au Marum.
La dernière éruption majeure à Ambrym s’est produite en 1913. 21 personnes ont été tuées. L’événement est décrit dans mon livre Killer Volcanoes, éruptions meurtrières des temps modernes.

Zones d’exclusion autour du Benbow et du Marum (Source: GeoHazards)

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Rien de très nouveau à Vulcano (Iles Eoliennes). Une nouvelle ordonnance promulguée par la mairie de Lipari est entrée en vigueur le 24 janvier 2022. Elle est en fait la prorogation de la précédente. Les restrictions en cours devraient donc continuer encore quelque temps, en attendant la mise en place de la commission qui nommera le commissaire Musumeci, même si les délais pourraient être longs, en raison de l’élection à venir du président de la République. Selon la presse sicilienne, « les autorités travaillent dans un premier temps sur le protocole relatif aux contrôles liés aux émissions de gaz du volcan, avant de procéder à une évaluation des actions à entreprendre. » En attendant, « les quatre postes de travail des laboratoires ARPA et ISPRA sont en cours d’identification pour la transmission immédiate des données en ligne. » Ils seront positionnés près des cottages d’Altavilla, face au cratère afin d’enregistrer « l’activité » du volcan, mais aussi dans le secteur des bains de boue, et dans deux autres zones de l’île.
Pendant ce temps, une nouvelle réunion publique du Comité pour la défense de l’île de Vulcano s’est tenue au port. Les participants ont demandé une rencontre avec le maire de Lipari car ils insistent que «l’île devra reprendre vie, et la première étape devra être de la rouvrir aux touristes».

Source: La Sicilia.

  Autour de 113°C, le soufre devient parfois liquide dans le cratère de La Fossa (Photo: C.Grandpey)

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Si vous aviez envie d’aller à Hawaï pour voir un lac de lave et des coulées de lave, vous serez probablement très déçu. L’activité éruptive est actuellement très faible et le HVO est contraint d’admettre que « l’éruption sommitale du Kīlauea a considérablement diminué. L’activité se limite ponctuellement à une petite émission de lave dans la partie ouest du cratère ». Les images de la webcam des derniers jours montraient que la lave avait disparu (voir image de la caméra thermique ci-dessous). Elle a fait sa réapparition le 25 janvier, mais pour combien de temps? De plus, aucune activité n’est actuellement observée le long de l’East Rift Zone.

 

Image thermique du cratère de l’Halema’uma’u ces derniers jours (Source: HVO)

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Aucune nouvelle activité majeure n’a été observée sur le volcan Hunga-Tonga-Hunga-Ha’apai (Tonga) ces derniers jours. Je vous renvoie à ma note du 24 janvier 2022 sur les conséquences de l’éruption.

Les conséquences de l’éruption du volcan Hunga Tonga Hunga Ha’apai (Tonga)

Source: Tonga Services

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La sismicité reste élevée sur le Pavlof (Alaska), ainsi que les températures de surfacequi correspondent à l’épanchement de lave identifié sur les images satellites près de la bouche active et sur le flanc SE.
Le niveau d’alerte volcanique reste à Vigilance et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange.
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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Toujours en Alaska, la lente émission de lave se poursuit sur le Great Sitkin. La sismicité est faible. Des émissions de vapeur ont été observées sur les images de la webcam.
La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à l’Orange et à Vigilance.
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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L’éruption du Lewotolok (Indonésie) se poursuit. Les panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 700 m au-dessus du sommet. Des matériaux incandescents sont éjectés jusqu’à 300-700 m de la bouche active, avec de forts grondements.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 3 km du cratère sommital.
Source : CVGHM.

Image satellite du panache du Lewotolok (Source: NASA)

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Toujours en Indonésie, l’éruption du Semeru se poursuit. Des panaches blancs et gris s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du sommet, et l’incandescence du cratère est visible la nuit. Des avalanches incandescentes parcourent jusqu’à 500 m dans la ravine Kobokan sur le flanc SE. Le 16 janvier, un effondrement d’un front de coulée dans la ravine Kobokan a généré une coulée pyroclastique et un panache de cendres qui s’est élevé à 1,5 km de hauteur.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est prié de rester à l’écart des ravines sur les flancs du Semeru, en particulier la ravine Kobokan.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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La situation reste inchangée sur le Fuego (Guatemala) avec les habituelles explosions quotidiennes qui éjectent des matériaux incandescents à 100-300 m de hauteur et génèrent des panaches de cendres à environ 1 km au-dessus du sommet. Des retombées de cendres sont observées dans les zones sous le vent. Des ondes de choc périodiques secouent les structures dans les localités autour du volcan. Les avalanches de blocs dévalent plusieurs ravines, atteignant souvent la végétation.
Source : INSIVUMEH.

Crédit photo: Wikipedia

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

According to the Vanuatu Meteorology and Geo-hazards Department (VMGD), activity at Ambrym (Vanuatu) increased significantly on January 25th, 2022. As a consequence, the Volcanic Alert Level has been raised from 1 to 2.

While steam emissions were already observed at the Marum crater, more steam, ash and gas emissions were emitted by Benbow. The volcano monitoring system confirms that the Ambrym volcano activity has increased and is continuing in the Major unrest Level.

The lava lakes that used to appear in Benbow and Marum craters have disappeared since the December 2018 eruption. The remaining activity inside the craters consists of steam emissions.

All tourism agencies, local authorities, people of Ambrym and the general public are reminded that due to the current volcano activity and presence of cracked areas at the caldera, a Permanent Exclusion Zone remains at Benbow and Danger Zone A is kept at Marum. these safety areas have a radius of 1 km from Benbow and 2 km from Marum.

Ambrym’s last major eruption occurred in 1913. 21 persons were killed. The evnt is described in my book Killer Volcanoes, éruptions meurtrières des temps modernes.

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Nothing really new at Vulcano (Aeolian Islands). A new ordinance promulgated by the mayor of Lipari started on January 24th, 2022. It is in fact the extension of the previous one. The current restrictions should therefore continue for some time, pending the establishment of the commission that will appoint Commissioner Musumeci, even if the delays could be long, due to the upcoming election of the President of the Republic. According to the Sicilian press, « the authorities are working initially on the protocol relating to controls related to gas emissions from the volcano, before proceeding to an assessment of the actions to be taken. » In the meantime, « the four workstations of the ARPA and ISPRA laboratories are being identified for the immediate transmission of data online. » They will be positioned near the cottages of Altavilla, facing the crater in order to record the « activity » of the volcano, but also in the area of ​​the mud baths, and in two other areas of the island.

Meanwhile, a new public meeting of the Committee for the defense of the island of Vulcano was held at the port. The participants requested a meeting with the mayor of Lipari because they insist that “the island will have to come back to life, and the first step will have to be to reopen it to tourists”.

Source: La Sicilia.

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If you felt like going to Hawaii to see a lava lake and lava flows, you will probably be very disappointed. Eruptive activity has been very low in the past weeks and HVO can only say that « the summit eruption of Kīlauea is greatly diminished. Activity has been confined to a small pond north of the west vent cone. » Webcam images in the past days showed that the lava pond had disappeared. Lava reappeared on January 25th, but for how long? Moreover, no unusual activity is currently observed in thed East Rift Zone.

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No major activity has benn observed at Hunga-Tonga-Hunga-Ha’apai volcano (Tonga) during the past days. The consequences of the eruption were described in a post released on January 24th, 2022. (see above)

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Seismicity remains elevated at Pavlof (Alaska), as well as surface temperatures consistent with lava effusion identified in satellite imagery near the vent and on the SE flank.

The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code is kept at Orange.

Source: AVO.

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Still in Alaska, slow lava effusion continues at Great Sitkin. Seismicity is low. Steam emissions were observed in webcam views.

The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: AVO.

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The eruption at Lewotolok (Indonesia) continues. Ash plumes rise as high as 700 m above the summit. Incandescent material is ejected up to 300-700 m from the vent, accompanied by loud rumblings.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 3 km away from the summit crater.

Source: CVGHM.

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Still in Indonedia, the eruption at Semeru continues. White and grey plumes rise as high as 1 km above the summit, and crater incandescence can be seen at night. Incandescent avalanches travel as far as 500 m down the Kobokan drainage on the SE flank. On January 16th, a collapse from the end of the active lava flow in the Kobokan drainage produced a pyroclastic flow, and an ash plume that rose 1.5 km.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay away from drainages originating on Semeru, especially the Kobokan drainage.

Source: CVGHM.

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The situation remains unchanged at Fuego (Guatemala) with the usual daily explosions that eject incandescent material 100-300 m high and generate ash plumes about 1 km above the summit. Ashfall is observed in downwind areas. Periodic shock waves rattle structures in communities around the volcano. Block avalanches descend several drainages, often reaching the vegetation.

Source: INSIVUMEH.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Le dégel du permafrost et ses conséquences // Permafrost thawing and its consequences

J’ai alerté à plusieurs reprises sur les conséquences du dégel du pergélisol en Arctique : routes déformées, forêts ivres, etc. Les maisons fissurées et les ruptures de pipelines vont très probablement devenir de plus en plus fréquentes dans et près de l’Arctique, car la hausse des températures provoque le dégel du sol gelé. Tous ces événements sont confirmés par une nouvelle étude réalisée par des chercheurs des universités de Finlande et d’Alaska.
Cinq millions de personnes vivent sur le pergélisol arctique, notamment en Russie, en Amérique du Nord et en Scandinavie. Le changement climatique provoque un réchauffement de l’Arctique deux à quatre fois plus rapide que le reste de la planète et les scientifiques affirment que 70 % des infrastructures – dont 30 à 50 % sont des infrastructures essentielles à l’économie – courent un risque élevé de dégâts d’ici 2050, avec un coût estimé à des dizaines de milliards de dollars.
Le pergélisol fait référence à une terre qui est restée gelée de façon continue pendant plus de deux ans. Il couvre environ un quart de la surface terrestre de l’hémisphère nord, dont la moitié du territoire canadien et 80 % de celui de l’Alaska. La hausse des températures en fait dégeler certaines parties avec des effets souvent imprévisibles, notamment la formation de cavités, des glissements de terrain et des inondations. Les constructions elles-mêmes et le réchauffement climatique provoquent le dégel du pergélisol, ce qui menace les infrastructures existantes et les futurs projets de construction.
Le dégel du pergélisol pose des problèmes dans tous les domaines, qu’il s’agisse de creuser les fondations d’une maison ou de construire une route, ou encore quand il s’agit d’installer des systèmes d’égout et d’alimentation en eau. On peut voir les fondations des bâtiments et des routes se déformer ; les gens roulent sur des routes bosselées.
En raison de la façon inégale et injuste dont le gouvernement américain a réparti les terres après la colonisation aux 19ème et 20ème siècles, les villages autochtones ont maintenant des terres de plus en plus réduites et de plus en plus instables.
Dans le même temps, en Russie, jusqu’à 80% des bâtiments sont endommagés dans certaines villes construites sur le pergélisol. La plupart des villes de l’Arctique sont situées en Russie et la dégradation du paysage affecte la sécurité alimentaire, les modes de vie traditionnels et l’accessibilité. On sait que que le réchauffement de la planète va s’accélérer dans les années à venir; cela signifie que le pergélisol va dégeler encore davantage, menaçant les infrastructures et les zones habitées. Au moins 120 000 bâtiments, 40 000 km de routes et 9 500 km de pipelines, ainsi que des pistes d’atterrissage, sont situés dans les zones de pergélisol de l’hémisphère nord. Toute la stabilité du paysage dépend du seuil de 0°C. En conséquence, à mesure que la température de surface approche de zéro, les problèmes apparaissent en cascade. Dans certaines localités, les conduites d’eau se rompent et les maisons deviennent instables lorsque le sol s’affaisse. Pour les enfants, il est devenu dangereux de jouer à l’extérieur dans certaines zones en raison des grandes flaques d’eau de fonte du permafrost.
En 2020, des preuves évidentes de l’impact catastrophique du dégel du pergélisol dont apparues lorsqu’une énorme marée noire a provoqué l’une des pires catastrophes environnementales de la Russie. En juin et juillet 2020, j’ai expliqué dans plusieurs articles qu’environ 21 000 tonnes de fuel se sont déversées à Norilsk dans les rivières et les lacs du nord de l’Arctique russe. Les enquêteurs pensent que les réservoirs de fuel se sont enfoncés dans le sol devenu instable à cause du dégel du pergélisol.
Il est possible de s’attaquer au problème du dégel du pergélisol en utilisant différentes techniques de construction ou en essayant de maintenir le pergélisol à basse température, mais ces solutions sont coûteuses et risquées. Certaines routes de l’Alaska sont construites avec des remblais à convection d’air. Cette technique consiste à placer des pierres poreuses à l’intérieur de la surface des routes pour permettre à la chaleur de s’évacuer du sol gelé (voir photo ci-dessous)
La plupart des scientifiques pensent que la solution la plus raisonnable consisterait à réduire notre dépendance aux gaz à effet de serre et ainsi à abaisser le degré de réchauffement de notre planète.
Les scientifiques étudient aussi attentivement le pergélisol pour évaluer la quantité de dioxyde de carbone qu’il libère et fur et à mesure que le sol se réchauffe.
Source : Nature Reviews Earth & Environment, Yahoo News.

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I have alerted several times to the consequences of the thawing of permafrost in the Arctic: distorted roads, drunken forests, and so on. Cracked homes, and ruptured pipelines are likely to become common in and near the Arctic as warming temperatures cause frozen ground to thaw. All these events are confirmed by a new study made by researchers from the universities of Finland and Alaska.

Five million people live on Arctic permafrost including in Russia, North America and Scandinavia. Climate change is causing the Arctic to warm two-to-four times faster than the rest of the planet and scientists say that 70% of infrastructure and 30-50% of critical infrastructure is at high risk of damage by 2050, with projected cost of tens of billions of dollars.

Permafrost is defined as land that has been frozen continuously for more than two years. It covers around one quarter of the northern hemisphere’s land surface, including half of Canada’s land and 80% of Alaska’s. Warming temperatures are causing parts of it to thaw with often unpredictable effects, including sinkhole formation, land slips and flooding. Both the construction itself and the warming of the climate cause permafrost to thaw, which threatens existing infrastructure and future construction projects.

The thawing of permafrost affects everything from trying to dig foundations for a house, or building a level road, to installing sewer and water systems. One can see the foundations of buildings and highways are up and down; people are driving over big bumps in the roads.

Because of the unequal way that the US government divided up land after colonisation in the 19th and 20th centuries, indigenous villages now have limited land and few options to move as it becomes unstable.

Meanwhile in Russia, up to 80% of buildings are damaged in some cities built on permafrost. Most of the cities in the Arctic are located in Russia and the degrading landscape is affecting food security, traditional lifestyles and accessibility. As the heating of the planet is projected to accelerate in coming years, more permafrost is expected to thaw, threatening infrastructure and communities. At least 120,000 buildings, 40,000 km of roads and 9,500 km of pipelines, as well as airstrips, are located in permafrost areas of the northern hemisphere. The whole landscape stability is dependent on the threshold of zero degrees Celsius. And as surface temperature approaches zero, huge waves of problems are appearing. In some communities, water mains are rupturing and houses are becoming unstable when the ground subsides. It has become dangerous to play outside in areas due to ponds forming from meltwater.

In 2020, evidence of the catastrophic impact of warming permafrost was clear when a huge oil spill caused one of Russia’s worst environmental disasters. In June and July 2020, I explained in several posts that around 21,000 tonnes of diesel poured from Norilsk Nickel’s storage tanks into rivers and lakes in Russia’s Arctic north. Investigators believe the tanks sank into the ground after it became unstable as permafrost thawed.

It is possible to tackle the problem of permafrost thawing by using different building design or trying to keep the permafrost cool. But it is expensive and risky. Some highways in Alaska are already built with air convection embankments. This method places porous stones inside the surface of roads to encourage heat to rise away from the frozen ground (see photo below)

Most scientists will probably agree that the sensible solution is to reduce our dependency on greenhouse gases and thereby lower the degrees to which our planet will warm.

Scientists are also closely analysing permafrost to assess how much carbon dioxide locked inside the frozen land is being released as it warms.

Source : Nature Reviews Earth & Environment, Yahoo News.

Source: Wikipedia

Route dégradée par le dégel du pergélisol en Alaska (Photo: C. Grandpey)

Bâtiments affectés par le dégel du permafrost (Photo: C. Grandpey)

Recherche de solutions pour le réseau routier dans le Yukon canadien (Photos: C. Grandpey)

Réchauffement climatique : les castors envahissent le nord // Climate change : beavers are heading north

Voici une conséquence inattendue, mais logique, du réchauffement climatique sous les hautes latitudes. La transformation de l’Arctique est accélérée par une vague de milliers de nouveaux arrivants qui ont élu domicile dans cette région : les castors.
Les scientifiques de l’Université de l’Alaska qui cartographient la propagation des castors en Alaska ont été très surpris de constater que les rongeurs se sont déplacés vers le nord et ont atteint un territoire auparavant inhospitalier. Il ne serait pas surprenant qu’il envahissent maintenant des territoires encore plus au nord avec le réchauffement de la toundra arctique à cause de la crise climatique. L’étude s’intitule Beaver Engineering: Tracking a New Disturbance in the Arctic.
Selon les chercheurs, il y a des régions de l’Alaska qui n’étaient pas fréquentées par les castors il y a 50 ans, mais qui sont maintenant envahies..Si l’on songe que le phénomène se produit probablement aussi dans l’Arctique canadien et russe, cela donne une idée de son ampleur..
À l’aide de photographies aériennes et d’images satellites remontant à 1949, ainsi que des rapports d’observations avant cette date, une équipe internationale de chercheurs appartenant à l’Arctic Beaver Observation Network a identifié plus de 12 000 étangs créés par des castors grâce à la construction de barrages à travers les rivières et les ruisseaux dans l’ouest de l’Alaska. Ce nombre a doublé au cours des 20 dernières années.
Au cours des dernières années, avec le réchauffement de l’Arctique, le castor nord-américain s’est déplacé vers le nord et l’ouest et il occupe maintenant de vastes étendues de la péninsule de Seward en Alaska.
L’impact de ces rongeurs semi-aquatiques est ressenti par les communautés autochtones de l’Alaska. Les zones inondées par les castors suscitent des inquiétudes quant à l’accès à la nourriture et aux déplacements.
On ne sait pas combien de castors occupent actuellement les parties nord et ouest de l’Alaska,; les estimations vont de 50 000 à près de 100 000.
On n’a pas encore parfaitement évalué l’impact de la propagation des castors dans l’Arctique sur l’environnement et les communautés autochtones qui y vivent. Cependant, les gens s’inquiètent de l’impact des barrages sur la qualité de l’eau, le nombre de poissons en aval des barrages et les déplacements en bateau.
Une conséquence à plus grande échelle de l’arrivée des castors dans l’Arctique pourrait être l’accélération du changement climatique. La réduction du piégeage des animaux pour leur fourrure au cours du siècle dernier a probablement contribué à leur déplacement vers le nord. Les rongeurs, qui n’hibernent pas, ont bénéficié d’hivers plus courts et d’une plus grande quantité de végétation dont ils ont pu se nourrir.
Les étangs qui se forment lorsque les castors édifient des barrages sur les rivières créent par endroit des «points chauds» non gelés qui entraînent le dégel du pergélisol et la libération des grandes quantités de carbone qu’il contient . Les scientifiques expliquent qu’un dégel du pergélisol à grande échelle pourrait générer une spirale incontrôlable du réchauffement climatique. Les scientifiques ajoutent que ces étangs absorbent mieux la chaleur et modifient l’hydrologie de la région; le pergélisol réagit à cet ensemble de facteurs.
La Brooks Range, une chaîne de montagnes qui traverse le nord de l’Alaska, sera un obstacle à la progression des castors mais ne les arrêtera pas car ils suivront les rivières pour atteindre la côte nord.
Source : Yahoo News.

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Here is another unexpected, but logical, consequence of global warming in the high latitudes. The transformation of the Arctic is being accelerated by a wave of thousands of newcomers that enjoy living in this region : beavers.

Scientists from the University of Alaska who are mapping the spread of beavers in Alaska were really surprised to find that the rodents have pushed far north into previously inhospitable territory and are now set to sweep into the furthest northern extremities as the Arctic tundra continues to heat up due to the climate crisis. The study is entitled Beaver Engineering: Tracking a New Disturbance in the Arctic.

According to the researchers, there are areas of Alaska that had no evidence of beavers 50 years ago, but that are now apparently saturated with them. It is just a matter of time before the animals head even further north. What is more, this is likely happening across the rest of the Arctic in Canada and Russia; it gives an idea of the scope of this change.

Using aerial photographs and satellite imagery reaching back to 1949, and observations recorded from before then, an international team of researchers involved in the Arctic Beaver Observation Network identified more than 12,000 ponds created by beavers damming rivers and streams across western Alaska. This number has doubled in the past 20 years.

In recent years, with the heating of the Arctic, the North American beaver has ventured north and west and now occupies vast swaths of the Seward peninsula in Alaska.

The impact of these semiaquatic rodents has been felt by the remote Indigenous communities of Alaska, with the flooded areas created by beavers causing concern over access to food and travel.

It is unknown how many beavers are now in the northern and western parts of Alaska, with estimates ranging from 50,000 to close to 100,000.

The true impact of the spread of beavers into the Arctic on the environment and the Indigenous communities who live there is not yet fully known. However, people are concerned about the impact beaver dams are having on water quality, the numbers of fish downstream of the dams, and access for their boats.

A broader consequence of the arrival of beavers could be the acceleration of the climate change which, in combination with a reduction in fur trapping over the past century, has probably allowed the beavers to push north. Beavers, which do not hibernate, have benefited from shortening winters and the wider availability of vegetation available to feed upon.

The pools that accumulate when beavers dam rivers create localized unfrozen “hotpots” that result in the thawing of permafrost and its vast amounts of carbon. Scientists warn that a widespread thawing of permafrost could cause global heating to spiral dangerously out of control. THe scientists warn that those ponds absorb heat better, they change the hydrology of the area and the permafrost responds to that.

The Brooks Range, a mountain range that runs across northern Alaska, will be an obstacle to the beavers but will not stop them as they follow rivers up to the north coast.

Source: Yahoo News.

 

L’arrivée des castors a considérablement modifié un cours d’eau dans la toundra sur la péninsule de Seward entre 2003 et 2016. Les zones noires sur la carte sont de nouveaux étangs créés par les castors. La flèche bleue indique le sens du courant de la rivière et les flèches magenta montrent les barrages. (Images tirées de l’étude susmentionnée).

Beaver engineering dramatically altered a tundra stream on the Seward Peninsula between 2003 and 2016. The enlarged black areas are new beaver ponds, the blue arrow shows flow direction, and magenta arrows denote dams. (Images from the above-mentioned study).