1er avril 2026 : Hawaï n’oublie pas le tsunami de 1946 // April 1st, 2026 : Hawaii remembers the 1946 tsunami

Cette année à Hawaï, en ce 1er avril 2026, le test mensuel du système d’alerte par sirène coïncide avec le 80ème anniversaire du tsunami de 1946 qui a frappé les îles hawaïennes, causant la mort de 158 personnes.
Le 1er avril 1946, Hilo et la côte environnante furent frappées par le tsunami le plus dévastateur de l’histoire moderne d’Hawaï. Le raz-de -marée fut déclenché par un séisme de magnitude M7,4 (bien que certains scientifiques l’estiment aujourd’hui plus proche de M8,5) survenu au milieu de la nuit au large des côtes de l’Alaska. Moins de cinq heures plus tard, des vagues monstrueuses en provenance des îles Aléoutiennes, déferlèrent sur l’État d’Hawaï.

L’USGS précise que, historiquement, deux tsunamis se sont produits durant la première semaine d’avril. Le premier eut lieu le 2 avril 1868 ; il fut provoqué par le puissant séisme qui se produisit ce jour-là près de Pahala. Le séisme de 1868 est estimé à une magnitude d’environ M8,0. 46 personnes ont péri et plusieurs villages hawaïens ont été entièrement détruits par le tsunami qui a suivi. Des témoins oculaires ont estimé la hauteur de la vague entre 7 et 9 mètres.

Plus récemment, le 1er avril 1946, un tsunami provoqué par un important séisme dans les îles Aléoutiennes a causé de graves dégâts à Hawaï.

Un tsunami se caractérise généralement par une succession de vagues qui viennent submerger le rivage. Entre les vagues, généralement espacées de 12 à 20 minutes, le niveau de l’eau baisse et découvre les fonds marins. Souvent, le premier signe de l’arrivée d’un tsunami est un retrait soudain de l’eau du rivage.
En 1946, chacune des huit premières vagues a atteint sa hauteur maximale à des endroits différents. De plus, la première vague n’est pas nécessairement la plus importante. Il est déconseillé de retourner dans les zones côtières basses évacuées avant que toutes les vagues ne soient passées. Les vagues ont atteint une hauteur maximale de 16 mètres au-dessus du niveau de la mer près de l’embouchure de la vallée de Pololu et de 8 mètres à Hilo. À Kaua’i, la hauteur maximale de la vague était de 13 mètres ; à O’ahu, de 9 mètres ; à Moloka’i, de 16 mètres ; et à Maui, de 10 mètres. Dans tous les cas, l’eau a atteint sa hauteur maximale sur la côte nord. À Hawaï, 124 personnes ont péri et près de 600 maisons ont été détruites ou endommagées. Ailleurs dans l’archipel, 38 autres personnes ont trouvé la mort et environ 800 maisons ont été détruites ou endommagées.

Un autre tsunami dévastateur a frappé l’archipel hawaïen le 23 mai 1960. Il a été provoqué par le séisme de Valdivia, de magnitude M9,5, survenu le long des côtes chiliennes. Il s’agit de la plus forte magnitude jamais enregistrée. Ce tsunami a causé peu de dégâts ailleurs dans l’archipel, mais la baie de Hilo a été durement touchée. 61 personnes ont perdu la vie et environ 540 maisons et commerces ont été détruits ou gravement endommagés. Dans la baie d’Hilo, la hauteur des vagues a atteint 10 mètres, contre seulement 1 à 5 mètres ailleurs.

Comme le montrent ces exemples, deux types de tsunamis ont causé des dégâts à Hawaï : ceux générés par de grands séismes lointains et ceux générés par des séismes locaux. Aujourd’hui, les tsunamis générés par des séismes lointains sont suivis par le Tsunami Warning Center (TWC), le Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique, situé à Oahu. Le délai minimal entre le séisme et l’arrivée du tsunami à Hawaï est d’environ 4,5 heures pour les séismes dont : l’épicentre se situe dans le centre des îles Aléoutiennes. Les tsunamis générés par des séismes ailleurs dans le Pacifique peuvent mettre jusqu’à 15 heures pour arriver à Hawaï, notamment pour ceux d’Amérique du Sud. Ces délais sont suffisants pour émettre des alertes et évacuer les zones basses des îles. En revanche, les tsunamis générés par des séismes locaux peuvent survenir très rapidement. Bien que seuls quelques séismes locaux aient été suffisamment puissants pour générer un tsunami au cours de l’histoire, ceux de magnitude M8,0 en 1868 et de magnitude M7,2 en 1975 ont provoqué des tsunamis dévastateurs.

Illustration de la vitesse de propagation des vagues d’un tsunami (Source : TWC)

Avec la croissance démographique sur le littoral hawaïen, tout tsunami d’origine locale représente une sérieuse menace pour les vies et les biens. En raison du court laps de temps (quelques minutes seulement à proximité de l’épicentre) entre un séisme local et le tsunami qu’il peut engendrer, il est peu probable que des alertes adéquates permettant une évacuation ordonnée soient émises. La meilleure solution pour les habitants qui ressentent le séisme est de se réfugier immédiatement sur des points hauts s’ils se trouvent près de la côte, en zone basse. Les pages de la Protection Civile dans l’annuaire téléphonique contiennent des cartes des zones côtières de l’île d(Hawaï indiquant les zones inondables par un tsunami et les itinéraires d’évacuation.

Source : USGS.

Photo: C. Grandpey

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This year in Hawaii, on April 1st, 2026, the monthly all-hazard siren system test aligns with the 80th anniversary of the devastating 1946 tsunami that struck the Hawaiian Islands, leading to the tragic loss of over 100 lives.

On April Foolʻs Day 1946, Hilo and the surrounding coast were hit by the most devastating tsunami in Hawaiʻi’s modern history. The death toll was 158. The tsunami was triggered by an M7.4 earthquake (although some scientists now say it was closer to M8.5) that happened in the middle of the night off the Alaskan coast. Less than five hours later, the monster waves rolled in from the Aleutian Islands, surprising the State of Hawaiʻi.

The USGS specifies that in historical times, two tsunamis occurred during the first week of April. The first of these occurred on April 2, 1868 ; it resulted from the great earthquake that took place that day near Pahala. The 1868 event is estimated to have had a magnitude of about M8.0. Reports indicate that 46 people were killed and several entire Hawaiian villages were destroyed by the tsunami generated from the earthquake. Eyewitnesses estimated that the wave was 7 to 9 meters high.

More recently, on April 1, 1946, a tsunami generated from a large earthquake in the Aleutian Islands caused severe damage in Hawai`i. There is usually a succession of waves during a tsunami, with each crest flooding the shore. Between the crests, which are commonly 12-20 minutes apart, the water level drops and exposes the shallow sea floor. Often, the first indication of the arrival of a tsunami is a sudden withdrawal of water from the shore.

In 1946, each of the first eight wave crests was largest at one place or another; thus, the first wave is not necessarily the largest. One should not return to evacuated low-lying coastal areas until the entire wave series has arrived. The waves reached a maximum height above sea level of 16 meters near the mouth of Pololu valley and of 8 meters at Hilo. On Kaua`i, the maximum height of the wave was 13 meters; on O`ahu, 9 meters; on Moloka`i, 16 meters; and on Maui, 10 meters. In all cases, the water reached its maximum height on the north shore. On Hawai`i, 124 people were killed and almost 600 homes destroyed or damaged. Elsewhere in the islands, 38 additional people were killed and about 800 homes were destroyed or damaged.

Another damaging tsunami hit the islands on May 23, 1960. It was generated by the M9.5 Valdivia earthquake along the coast of Chile. Ite margest magnitude ever recorded. This tsunami caused little damage elsewhere in the islands but the Hilo Bay area was hard hit. 61 people lost their lives and about 540 homes and businesses were destroyed or severely damaged. The wave heights in Hilo Bay reached 10 meters compared to only 1-5 meters elsewhere.

As these examples demonstrate, there are two classes of tsunami that have caused damage in Hawaii: those generated by large, distant earthquakes and those generated by local earthquakes. Today, tsunami generated by distant earthquakes are tracked by the Pacific Tsunami Warning Center on O`ahu. The minimum elapsed time between the earthquake and the arrival of the tsunami in Hawaii is about 4.5 hours for earthquakes in the central Aleutian Islands. Tsunami generated by earthquakes elsewhere around the rim of the Pacific Ocean have elapsed times of as long as 15 hours (for those from South America). These times are adequate to issue warnings and evacuate low-lying areas on the islands. However, tsunami generated by local earthquakes may have extremely short time periods between the earthquake and the tsunami. Although only a few local earthquakes have been large enough to generate tsunami during historical times, the M8.0 event in1868 and the M7.2 in1975 produced tsunami that were large enough to kill people.

With the increasing population along the coastlines of Hawaii, any future locally-generated tsunami pose an even greater threat to life and property. Because of the short time period (as little as a few minutes if you are near the earthquake epicenter) between a local earthquake and a tsunami it could generate, it is unlikely that adequate warnings of orderly evacuation can occur. The best solution for residents who feel the earthquake is to immediately move to higher ground if they are near the coast at low elevation. The Civil Defense pages in the phone book include maps of coastal areas around the island showing the areas where tsunami inundation can occur and the evacuation routes to use.

Source : USGS.

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