Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

1475806114.14.jpgAprès avoir connu pendant une semaine une phase de gonflement de 5 microradians, le sommet du Kilauea connaît le phénomène inverse depuis 4 jours, à une vitesse rarement vue jusqu’à présent. La montée de magma semble donc bel et bien terminée, même si l’on enregistre toujours une augmentation du débit de lave qui se déverse dans l’océan. Le 4 juillet, comme pour célébrer la fête nationale américaine, la lave explosait en de superbes bulles près du littoral (voir vidéo ci-dessous). Ce phénomène annonce probablement l’effondrement d’une partie de la banquette et l’intrusion d’eau de mer dans le réseau de tunnels.
http://player.clipsyndicate.com/view/279/637229?cpt=8&wpid=2057

993348610.13.jpgAfter a one-week inflation up to 5 microradians, the summit of Kilauea is now deflating at a rate that was rarely seen before. It looks as if the ascent of magma is now over, even though the output of lava in the ocean is still quite high. On July 4th, as if to celebrate America’s National day, lava was exploding in huge bubbles near the coast (see video here below). This suggests that the bench is cracking and allowing water to enter the lava tube system.
http://player.clipsyndicate.com/view/279/637229?cpt=8&wpid=2057

Etna (Sicile / Italie)

1475806114.17.jpgCi-dessous, un lien pour accéder à une petite vidéo mise en ligne par l’agence Reuters. On peut y voir l’activité sur la fracture éruptive et la coulée de lave qui s’en échappe. Au cours des derniers jours, on a observé une hausse du tremor.
http://www.reuters.com:80/news/video?videoId=85910&videoChannel=1

993348610.14.jpgIf you click on the link here below, you’ll have access to a short video issued by the Reuters press agency. It shows activity on the eruptive fissure, with the lava flow coming out of it. Over the past few days, an increase in the average value of the tremor has been observed.
http://www.reuters.com:80/news/video?videoId=85910&videoChannel=1

Etat d’urgence à Pompéi (Italie)

1475806114.13.jpgLe gouvernement italien vient de déclarer l’« état d’urgence » à Pompéi pour essayer de sauver le site archéologique de décennies de négligence. Un commissaire spécial sera nommé sur le site dont la situation a été jugée plus qu’intolérable par le Ministre de la Culture.
Cela fait longtemps que les archéologues et les historiens tirent la sonnette d’alarme sur le piteux état de Pompéi qui est victime du manque d’investissements, d’une mauvaise gestion, des ordures et des pillages. Un rapport publié dans le Corriere della Sera cette semaine indique que la plupart des 1500 demeures du site sont fermées au public ; les fresques s’effacent avec le temps au point de devenir quasiment invisibles. Le travail de restauration entrepris en 1978 n’est toujours pas terminé.
L’ « état d’urgence » décrété par le gouvernement devrait durer un an et permettre d’obtenir des fonds supplémentaires et de mettre en place des mesures spéciales pour protéger le site.
Les deux tiers des 66 hectares que couvre Pompéi ont été mis à jour depuis le début des fouilles il y a 260 ans. Le tiers restant est toujours enfoui, mais cette zone est la plupart du temps recouverte d’immondices, suite à la crise des ordures qui affecte la ville de Naples toute proche. Aujourd’hui, des trésors archéologiques dorment sous des pneus, des réfrigérateurs et…des matelas !

993348610.13.jpgThe Italian government has just declared a state of emergency at Pompeii to try to rescue the archaeological site from decades of neglect. A special commissioner will be appointed for the site whose situation was considered to be more than intolerable by the Culture Minister. Archaeologists and art historians have long complained about the poor upkeep of Pompeii, dogged by lack of investment, mismanagement, litter and looting. A report in the Corriere della Sera this week said most of the 1,500 houses at the site are closed to the public, its frescoes have faded to become almost invisible and restoration work that began in 1978 has yet to be completed.
The « state of emergency, » which the government said would last for a year, allows for extra funds and special measures to be taken to protect the site.
Two-thirds of the 66-hectare town have been uncovered since serious excavations began 260 years ago. The remaining third is still buried, but the ground above it is being used as an illegal rubbish dump – a result of the trash crisis in the nearby city of Naples – and is scattered with tires, fridges and mattresses.

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Géothermie en Alaska (Etats Unis)

1475806114.13.jpgUn projet visant à l’exploitation de l’énergie géothermique sous le Mont Spurr vient de voir le jour en Alaska. Il permettrait d’alimenter en électricité des milliers de foyers à 120 km à l’est d’Anchorage.
Un projet parallèle prévoit une étude des ressources géothermiques de l’Augustine, à 280 km au SO d’Anchorage.
Les obstacles à cette exploitation sont d’ordre géologique. Comme la plupart des volcans de l’Alaska, le Mont Spurr (dernière éruption en 1992) et l’Augustine (dernière éruption en 2006) ont des sources de chaleur qui se trouvent quasiment dans la gueule du volcan, dissimulées sous d’épaisses couches de roches. La situation est donc très différente de l’Islande, par exemple, où la chaleur géothermique est en surface.
Il y a longtemps que des projets d’exploitations de l’énergie géothermique des volcans de cette région sont évoqués, en particulier pour alimenter les usines de traitement du poisson dans les Iles Aléoutiennes. Selon l’Alaska Energy Authority, des projets comme celui du Mont Spurr pourraient générer des dizaines, voire des centaines de milliers de mégawatts susceptibles des desservir des communautés entières.
Jusqu’à ce jour, les tentatives d’exploitation de l’énergie géothermique se sont limitées à Chena Hot Springs, à côté de Fairbanks où toutes les installations sont alimentées par la même énergie souterraine qui chauffe les piscines de la ville.
Source : Agence Reuters.

993348610.11.jpgThere is a project in Alaska that would allow companies to explore the geothermal resources beneath Mount Spurr. It could potentially send power to thousands of homes 120 km to the east in Anchorage.
Another project is also considering geothermal investigations at Augustine Volcano, located 280 km southwest of Anchorage.
Drawbacks are geologic. Like Alaska’s numerous other volcanoes, Mount Spurr, which last erupted in 1992, and Augustine, which last erupted in 2006, have heat sources that are right in the throat of the volcano, deep inside thick layers of earth. That is unlike the easily tapped shallow geothermal heat of Iceland.
There have long been proposals to tap geothermal energy from local volcanoes to power seafood processors on the neighbouring Aleutian Islands. Each of those projects, like development at Mount Spurr, could produce tens or hundreds of megawatts of electrical power, potentially serving entire communities, according to the Alaska Energy Authority.
So far, Alaska’s most successful geothermal venture has been at Chena Hot Springs, a resort outside Fairbanks. There, all operations are fuelled by the same underground energy that heats the swimming pools.
Source: Agence Reuters.