Réchauffement climatique: Un accord bien fragile !// Global warming: A fragile agreement !

drapeau-francais165 pays – mais seulement une soixantaine de chefs d’états pour les représenter ! – vont signer ce vendredi à New York un accord international destiné à ralentir le réchauffement de la planète, avec l’espoir de maintenir l’élan donné par la COP 21 de décembre 2015.

Ségolène Royal a minimisé l’absence de certains dirigeants de pays clés, car grands pollueurs, comme le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine, ou encore le Premier ministre indien Narendra Modi: « Que certains ne soient pas là n’affaiblit pas l’accord ». Pas si sûr !!

La signature d’aujourd’hui n’est qu’une première étape. L’accord n’entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre l’auront ratifié, ce qui pourrait intervenir dès 2017.

Le temps presse. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, le mois de mars 2016 a été le plus chaud jamais enregistré, et ce record de température a été battu pendant onze mois consécutifs, une série inédite en 137 ans de relevés.

L’accord de Paris – non contraignant ! – engageait ses signataires à limiter la hausse de température « bien en deçà de 2°C » et à « poursuivre leurs efforts » pour limiter cette hausse à 1,5°C.

Pour atteindre rapidement le seuil des 55 pays/55% mentionnés ci-dessus, il faudra qu’au moins un ou deux des grands pollueurs (Etats-Unis, Chine, Union européenne, Russie, Inde) ratifie l’accord. Pékin (responsable de 20% des émissions) et Washington (18%) ont promis de le faire avant la fin de l’année. On peut douter de la signature de l’Inde quand on se souvient de la décision du gouvernement – au lendemain de la COP 21 – de développer ses exploitations de charbon. Du côté américain, l’accord a été négocié de telle façon que Barack Obama n’aura pas besoin de l’aval d’un Congrès contrôlé par les Républicains, hostiles au texte. On imagine aisément ce qui se passera si les Républicains reviennent à la Maison Blanche….

La partie contre le réchauffement climatique est loin d’être gagnée !

Source : Presse internationale.

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drapeau-anglais165 countries – but only sixty heads of state to represent them! – will sign today in New York an international agreement to slow down global warming, with the hope to keep the momentum of the Paris COP 21 in December 2015.
Ségolène Royal has played down the absence of some leaders of key countries which are major polluters, like US President Barack Obama and his Russian counterpart Vladimir Putin, or the Indian prime minister Narendra Modi. She said their absence does not weaken the agreement. Not so sure !!
Today’s signing is only the first step. The agreement will come into effect when 55 countries responsible for at least 55% of greenhouse gas emissions have ratified it, which could come in 2017.
There is the need to hurry. As I have repeatedly stated, March 2016 was the warmest month on record, and this temperature record was broken for eleven consecutive months, a new series in 137 years of record.
The Paris agreement – which was not binding! – committed its signatories to limit the rise in temperature « well below 2°C » and « continue efforts » to limit the increase to 1.5°C.
To quickly reach the threshold of 55 countries / 55% mentioned above, at least one or two of the big polluters (USA, China, European Union, Russia, India) will need to ratify the agreement. Beijing (responsible for 20% of emissions) and Washington (18%) have promised to do it before the end of the year. One may doubt the signing of India when we remember the government decision – after the COP 21 – to develop its coal operations. On the US side, the agreement was negotiated so that Barack Obama will not need the approval of Congress which is controlled by the Republicans who are hostile to the text. One can easily imagine what will happen if the Republicans are back in the White House in November….
The fight against global warming is far from being won !

Source: International press.

Réchauffement climatique et prétentions arctiques de la Russie // Global warming and Russia’s Arctic claims

drapeau-francaisLe réchauffement climatique actuel et la fonte de la banquise qui l’accompagne vont modifier l’accès aux ressources minérales dans l’Arctique. Il semble que Russie soit en train de planter des jalons sur cette partie du globe. Le 9 février 2016, un représentant du gouvernement russe a officiellement présenté aux Nations Unies une demande de son pays visant à acquérir des fonds marins dans l’Océan Arctique, y compris dans une zone sous le pôle Nord.
Cette demande fait suite à des tentatives répétées de la Russie pour mettre la main sur ce territoire sous la calotte polaire, et les droits miniers qui vont avec. La Russie avait déjà présenté une demande écrite en août, après que la commission des Nations Unies qui arbitre les différends sur les frontières maritimes ait rejeté en 2002, pour des raisons techniques, une demande identique à propos du pôle Nord.
Dans un communiqué, le représentant du gouvernement russe a exposé les arguments de la Russie. Ils s’appuient sur des données scientifiques selon lesquelles le plateau continental se prolonge au nord du continent eurasien jusque loin sous la calotte glaciaire de la planète. La Russie demande d’acquérir « les fonds marins au-delà de la zone de 200 milles qui couvre l’ensemble du secteur polaire russe, y compris la zone sous le pôle Nord. »
En vertu d’une convention des Nations Unies signée en 1982 – le Droit de la Mer – une nation peut prétendre à une zone économique exclusive sur le plateau continental contiguë à ses rivages. Si la plateforme géologique se prolonge en mer, la nation peut prétendre aux ressources minérales dans les fonds marins au-delà de cette zone.
Si la commission des Nations Unies accepte la demande de la Russie, les fonds marins sous le pôle Nord seront sous le contrôle de Moscou pour des activités comme le forage pétrolier, même si la Russie n’aura pas la souveraineté sur l’eau ou la glace.
Le Canada, la Norvège et le Danemark ont également déposé de telles demandes, et ces pays ont tous intensifié leurs activités militaires dans ce qui était autrefois une zone recouverte par la glace et visitée uniquement par les explorateurs et les ours polaires.
Dans un communiqué publié mardi, un militant de Greenpeace a déclaré que «le gouvernement russe veut poursuivre son expansion sur le plateau continental arctique, sans doute dans le but d’exploiter de nouvelles ressources en combustibles fossiles et au mépris des risques importants que cela représente pour l’environnement local et le climat. »
La Russie a également intensifié ses activités militaires ainsi que l’exploration pétrolière et gazière dans le Grand Nord. Elle a réhabilité des bases navales et des pistes d’atterrissage datant de la Guerre Froide sur les îles de Nouvelle Sibérie, dans la Mer des Tchouktches et la Mer de Sibérie Orientale
Source: The New York Times.

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drapeau anglaisThe current global warming and the accompanying melting of sea ice will modify the access to mineral resources in the Arctic. It seems Russia is anticipating the future. On February 9th 2016, a Russian government official formally presented to the United Nations his country’s claim to Arctic Ocean seabed, including an area under the North Pole.
The presentation followed a long Russian effort to secure the territory — and mineral rights — under the polar ice cap. Russia had already presented a written claim in August, after the U.N. committee that arbitrates disputes over sea boundaries had rejected on technical grounds an earlier application by Russia for the North Pole, submitted in 2002.
In a statement, the Russian official said he would lay out Russia’s arguments, based on scientific evidence that the continental shelf extends north from the Eurasian land mass far under the planet’s ice cap. Russia is staking a claim “to the seabed beyond the 200-mile zone along the entire Russian polar sector including the zone under the North Pole.”
Under a 1982 U.N. convention – the Law of the Sea – a nation may claim an exclusive economic zone over the continental shelf abutting its shores. If the geological shelf extends far out to sea, the nation can claim mineral resources in the seabed beyond that zone.
If the U.N. committee accepts Russia’s claim, the seabed under the North Pole would be subject to Moscow’s oversight for activities like oil drilling, though Russia will not have sovereignty over the water or the ice.
Canada, Norway and Denmark have also filed claims, and all have stepped up military activity in what were once icy areas, visited only by explorers and polar bears.
In a statement Tuesday, a Greenpeace campaigner said that “as the Russian government pursues its claim for expansion of the Arctic shelf, presumably in pursuit of additional fossil fuel resources, they ignore the substantial risks to the local environment and our climate.”
Russia has also stepped up military activities and oil and gas exploration in the far north, including rebuilding Cold War-era naval bases and airstrips on the New Siberian islands, across the Chukchi and East Siberian seas.
Source : The New York Times.

Frontières arctiques

Carte topographique de l’Arctique (Source: Wikipedia)