Des rivières de lave sur la planète Mars

drapeaufrancais.jpgLes images en provenance de Mars révèlent depuis longtemps des reliefs ressemblant aux vallées et aux deltas tels que nous les connaissons sur Terre. L’eau étant essentielle à la vie, ces paysages ont souvent été considérés par les scientifiques comme les meilleurs endroits pour trouver les traces d’une vie passée à la surface de la Planète Rouge.

Cependant, les dernières images haute résolution montrant un chenal long de 270 kilomètres situé à proximité du volcan Ascraeus Mons semblent prouver qu’il n’a pas été façonné par l’eau. En effet, au lieu que cette dernière ait creusé le chenal dans la surface existante, le chenal semble s’être construit de lui-même il y a des millions d’années, en formant une arête pouvant atteindre quarante mètres de hauteur. Le chenal est recouvert d’un plafond en certains endroits, avec des ouvertures comme on en trouve dans la voûte des tunnels de lave.

Cela ne veut pas dire que l’eau n’a jamais été présente sur Mars, mais cette découverte montre que les chercheurs devront revoir leur copie et re-définir les endroits et l’époque où l’eau a pu exister sur la Planète Rouge. Il existe sur Mars des formes de reliefs typiques d’un environnement aquatique, mais il y a aussi des lieux plus surprenants. Il est probable que l’on découvrira que d’autres chenaux autour du volcan Ascraeus Mons ont été édifiés par la lave. Les dernières images tendent à montrer que le volcanisme sur Mars est plus répandu qu’on le pensait jusqu’à présent.   

Source : National Geographic.

 

drapeau anglais.jpgPictures of Mars have long revealed features such as valleys and deltas reminding us of those seen on Earth. Water is essential to life as we know it, so these formerly wet landscapes have long been considered as some of the best places on Mars to look for traces of past life on the Red Planet.

However, the latest high-resolution images of a 270-kilometer-long channel near the Ascraeus Mons volcano reveal it was probably not made by water. Instead of a liquid cutting into an existing surface, it was building a surface-it built a ridge up to 40 metres high, millions of years ago. The channel is also roofed over in some areas and lined with vents-features most often associated with lava tubes. 

That’s not to say liquid water never flowed on Mars, but the findings mean that researchers will have to redefine when and where they think water might have existed on the Red Planet. 

There are some obvious water-formed features on Mars, but there are other things that are more intriguing. It is likely other channels in the Ascraeus Mons area will turn out to be lava-made as well.

The new image data are showing that volcanism on Mars is more widespread than people thought.

Source: National Geographic.

Les volcans n’ont pas tué les dinosaures

Selon une étude conduite par des scientifiques européens, états-uniens, canadiens, mexicains et japonais, et dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Science, il semble maintenant acquis que la disparition des dinosaures a été causée par la collision d’un astéroïde géant avec notre planète, et non par des éruptions cataclysmales d’une durée de 1,5 million d’années dans les Trapps du Deccan (l’Inde aujourd’hui), comme l’affirment certains scientifiques.

La nouvelle étude rappelle qu’un astéroïde de 15 kilomètres de diamètre a percuté la terre à Chicxulub au Mexique, provoquant des incendies à grande échelle, des séismes dépassant 10 sur l’échelle actuelle de Richter, ainsi que des glissements de terrain qui ont généré des tsunamis. Les chercheurs s’accordent pour dire que l’astéroïde a heurté la terre avec une force un milliard de fois supérieure à la bombe atomique d’Hiroshima. Les dinosaures ont vu leur mort arriver quand les matériaux projetés dans l’atmosphère lors de la collision ont plongé la Terre dans l’obscurité, entraînant un hiver planétaire auquel de nombreuses espèces ont été incapables de s’adapter.  

Les scientifiques impliqués dans cette étude ont analysé le travail de paléontologues, géochimistes, climatologistes, géophysiciens et sédimentologues qui ont rassemblé au cours des vingt dernières années une foule de documents sur l’extinction Crétacé-Tertiaire.

Selon les géologues, la théorie de l’astéroïde, par sa destruction rapide des écosystèmes marin et terrestre, est « la seule explication plausible » de la disparition des dinosaures. Les fossiles révèlent clairement une extinction de masse il y a quelque 65,5 millions d’années, époque mieux connue sous le nom de « limite Crétacé-Tertiaire (KT) ». 

En dépit de l’existence d’un volcanisme actif dans le Deccan, les écosystèmes terrestre et marin n’ont subi que des modifications mineures dans les 500 000 ans qui ont précédé la limite Crétacé-Tertiaire, ce qui laisse supposer que l’extinction ne s’est pas produite en amont et n’a pas été provoquée par des éruptions.

La théorie des éruptions volcaniques du Deccan est également mise à mal par les modélisations de chimie atmosphérique qui montrent que l’impact de l’astéroïde a libéré des quantités beaucoup plus importantes de soufre, de poussière et de cendre en un temps beaucoup plus bref que des éruptions volcaniques, entraînant une obscurité et un froid extrêmes.

La conclusion de l’étude est que la collision de l’astéroïde avec la Terre a provoqué une « journée d’enfer » qui a marqué la fin du règne des dinosaures qui avait duré 160 millions d’années. L’extinction Crétacé-Tertiaire a constitué un moment essentiel dans l’histoire de la Terre car les humains allaient pouvoir devenir l’espèce dominante sur la planète.

Source: Synthèse d’articles parus dans la presse britannique.

 

Réponse à des commentaires

Pour répondre à des remarques qui ont été faites dans les commentaires de ce blog suite au puissant séisme qui a secoué le Chili :

  • – Il est exact que l’axe de rotation de la terre a subi une légère modification dans son inclinaison et que la vitesse de rotation de notre planète a été très légèrement modifiée par cet événement.
  • – S’agissant du séisme de Lisbonne le 1er novembre 1755, sa magnitude n’est pas connue car l’échelle de Richter n’existait pas à cette époque. Des scientifiques l’ont cependant déduite, en fonction du contexte géologique et de la répartition des destructions. Les sismologues ont estimé la magnitude entre 8,5 et 8,7 sur l’échelle de Richter. Dire que les failles européennes sont trop courtes pour produire de tels événements, c’est donc aller un peu vite en besogne! La faille nord-anatolienne de Marmara a provoqué de puissants séismes (M 7,2 et M 7,4 en 1999) et rien ne dit qu’un séisme encore plus violent ne se produira pas. De plus, je pense qu’il faut prendre en compte en premier lieu les pertes humaines, plus que la magnitude des séismes. Dans le cas de la faille turque, la ville d’Istanbul serait aux premières loges si un très fort séisme devait se produire avec, probablement, de très nombreuses victimes.

Des araignées sur le Chaitén (Chili)

Il y a quelque temps, je décrivais sur mon blog le nouveau système de surveillance que les scientifiques américains de l’USGS avaient mis en place sur le Mont St Helens afin de mieux contrôler son activité. Les appareils – baptisés « spiders » (araignées) à cause de leur forme –  contiennent des sismos, des GPS, des capteurs d’explosions, des détecteurs d’éclairs et une batterie non rechargeable. L’ensemble est logé dans un caisson maintenu au sol par trois pieds. Les caissons, d’un poids d’environ 90 kg, peuvent être déplacés par l’hélicoptère en différents points du volcan. Depuis leur première mise en place en 2004, la technologie a été améliorée et dix « araignées » sont actuellement capables de communiquer et d’échanger des données depuis différents sites du St Helens.

Très bientôt (dès que l’observatoire de Temuco aura pansé ses blessures après le séisme qui vient de secouer le Chili), deux de ces « araignées » seront installées sur le Chaitén au Chili afin de mieux étudier le comportement du volcan qui est entré en éruption en 2008, après 9 000 années de sommeil. Ce n’est pas la première fois que le Volcano Disaster Assistance Program géré par l’USGS depuis Vancouver propose son aide à des pays sous la menace des volcans. L’organisme est déjà intervenu à 25 reprises au cours de ses 24 années d’existence et a aidé à installer des systèmes de surveillance volcanique dans une douzaine de pays. .   

 Source : The Oregonian. 

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Le cratère du Mont St Helens (Photo: C. Grandpey)