Suite à la parution d’un dossier consacré aux volcans dans le magazine Déclic Photo d’avril 2008, j’avais adressé un courrier à la rédaction, attirant – une nouvelle fois – l’attention sur les problèmes générés par la photographie numérique de nuit dans ce domaine bien particulier, même avec des boîtiers de haut niveau comme l’EOS 5D de chez Canon.. Je confirmais par ailleurs le passage de leur article qui indiquait que les meilleures images étaient obtenues à l’aube ou au crépuscule.
Le numéro de mai de Déclic Photo (page 3) apporte une réponse intéressante à mon courrier dans un article intitulé « Lave délavée… ». Comme me l’avaient indiqué les techniciens de Canon au dernier festival Nature de Montier-en-Der (Haute-Marne), le mauvais rendu des couleurs du feu, des feux d’artifice, de la lave pendant la nuit noire est dû à la présence dans les boîtiers Canon d’un « filtre infrarouge très efficace qui coupe tout rayonnement invisible. Ils sont d’ailleurs inutilisables dans l’infrarouge, ce qui a poussé la firme à commercialiser l’EOS 20Da réservé aux astronomes, dépourvu de filtre IR ». Il semblerait que celui des reflex Nikon soit « moins net dans la coupure du rayonnement ».
Mes remarques ne veulent pas dire que je suis contre le numérique. Je possède un reflex numérique qui me donne entière satisfaction….de jour. L’été prochain, je vais aux Etats-Unis vagabonder sur les volcans de la chaîne des Cascades. J’emporterai mon reflex numérique, mais aussi mon EOS 30 argentique. Mes images sont surtout destinées à la projection et, dans ce domaine, la vidéo projection avec du matériel à prix abordable a encore du retard sur la projection de diapositives, comme l’ont démontré les derniers festivals de Montier-en-Der et d’Enghien-les-Bains.
Catégorie : Photo
Festival de Montier-en-Der (Haute Marne)
Ce week-end avait lieu à Montier-en-Der (Haute marne) le Festival International de la Photographie animalière et de Nature. Cet événement attire tous les ans des dizaines de milliers d’amoureux de la Nature et de la Photographie qui peuvent visiter de nombreuses expositions d’un très haut niveau. C’est aussi l’occasion de rencontres intéressantes, puisque des photographes de renom participent à cet événement qui accueille aussi les grandes marques de matériel photo.
C’est ainsi que j’ai pu constater que la photo argentique était loin d’être morte. D’une part, un grand nombre de photos présentées avaient été réalisées avec les bonnes vieilles pellicules. D’autre part, le stand Fuji affichait :
Le Fujichrome Velvia 50 : la renaissance d’un géant.
« Après une absence de quelques mois, Fujifilm répond à la demande des photographes et relance la production du film Fujichrome Velvia 50. » (Ce dernier était apparu sur le marché en 1990). « Identique à son illustres prédécesseur, le nouveau Fujichrome professionnel Velvia 50 garde toute sa force, toute sa capacité à produire des couleurs d’un éclat incroyable… Ce film est idéal pour le paysage, les scènes de nuit, la photo animalière, la macrophotographie ainsi que pour les prises de vue en studio. Il constitue la garantie d’images fortes et d’une précision inégalée ».
Je ne fus pas le seul à profiter du tarif « festival » pratiqué par la marque pour le (re) lancement de cet excellent film ! Fuji m’a en outre confirmé que le développement des diapos était toujours à l’ordre du jour, même si les délais étaient aujourd’hui un peu plus longs.
La firme Canon (je suis fidèle au fabricant japonais depuis de longues années) était présente au festival. L’EOS 40 D est le fer de lance des ventes actuelles alors que le l’EOS 1D Mk III connaît de très gros soucis. J’ai abordé avec les techniciens Canon le problème de la photo volcanique de nuit avec du matériel numérique qui – quels que soient les boîtiers – n’arrive pas à rendre convenablement la couleur de la lave. De toute évidence, le souci se situe au niveau du spectre infra-rouge, ce qui m’a été confirmé par d’autres techniciens. Je vais creuser l’idée auprès de Canon dans les prochains jours et je ne manquerai pas de faire connaître les solutions (très compliquées semble-t-il) sur ce blog.
Cette année, le festival fut encore un très bon cru, même si l’on peut regretter que le nombre de photos très grand format soit en perte de vitesse depuis deux ou trois ans.
