Festival de Montier-en-Der (Haute-Marne)

Je pars aujourd’hui pour Montier-en-Der (Haute-Marne) où se tiendra le 13ème Festival International de Photo Animalière et de Nature du 19 au 22 novembre 2009.  Comme prévu, j’y présenterai mon exposition « L’Etna de glace et de feu ». Une douzaine de photos plein format 50×75 seront accrochées sur le site de Giffaumont-Champaubert (Maison des Pêcheurs) où je dédicacerai également mes livres.

Etant maintenant disponible, j’en profite pour passer quelques jours supplémentaires dans cette région riche en faune. En particulier, le lac du Der accueille chaque année des milliers de grues qui y font une halte pendant leur migration vers le sud.

Comme je ne suis pas certain d’avoir une connexion wifi dans la campagne champenoise, je ne serai peut-être pas en mesure de vous livrer les dernières nouvelles volcaniques. Dans cette éventualité et en attendant mon retour, vous trouverez dans les prochains jours quelques articles de fond qui abordent des sujets en relation avec la volcanologie. Je vous souhaite une bonne lecture!  

 

A noter au niveau des expositions – entre autres – celles de Willy Ronis, Olivier Grünewald et Yann Arthus-Bertrand qui sera présent au festival lors d’un débat suivant la projection de son film Home à Saint Dizier (Haute-Marne) le 19 novembre.

Vous saurez tout sur le festival en cliquant sur le lien :   

http://www.festiphoto-montier.org/

  

L’Etna au Festival de Montier-en-Der!

Le 13ème Festival International de Photo Animalière et de Nature de Montier-en-Der (Haute-Marne) aura lieu du 19 au 22 novembre 2009. Avec plus de 37 000 visiteurs en 2008, ce festival sera parrainé cette année par le photographe Frans Lanting.

J’ai été sélectionné pour présenter mon exposition « L’Etna de glace et de feu ». Une douzaine de photos plein format 50×75 seront accrochées sur le site de Giffaumont-Champaubert où je dédicacerai également mes livres. 

Vous saurez tout sur le festival en cliquant sur le lien :   

http://www.festiphoto-montier.org/

ESA-11-bis.jpg

Encore de belles photos….

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à des photos très spectaculaires prises par les astronautes à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). On y voit – entre autres –  de superbes images de l’éruption du volcan Sarychev (Iles Kouriles), ainsi que du Mauna Loa (Hawaii) et du Mont Fuji (Japon).

http://www.boston.com/bigpicture/2009/06/recent_scenes_from_the_iss.html

 

L’évocation du Mont Fuji me conduit directement à une nouvelle victime de la photo numérique (par ailleurs utilisée par les astronautes, avec du matériel très haut de gamme). Le laboratoire Fujifilm de Limoges vient de fermer définitivement vendredi dernier, mettant sur le carreau 59 salariés. Il fait partie de la longue liste d’établissements qui ont mis la clé sous la porte et ce n’est pas terminé !

Il ne faut pas se faire d’illusions : les marchands d’appareils photos vont bientôt subir eux aussi les effets de ce phénomène. Pendant de nombreuses années, ils ont fait gonfler leur chiffre d’affaires avec le développement des photos argentiques. Avec la venue du numérique, il y a eu un transfert logique : au lieu de donner des bobines de films à développer, les gens ont fait imprimer des fichiers (les cartes de leurs appareils photos) sur papier. Aujourd’hui, beaucoup de ces clients font le travail chez eux, avec des imprimantes dont le prix est devenu très abordable. Pour imprimer des photos souvenirs en 10×15, pas besoin d’avoir un matériel haut de gamme !  Les appareils photo inondent le marché mais je ne suis pas certains que les gens soient actuellement en mesure de renouveler leur matériel tous les quatre matins. Sans compter que la vente sur Internet représente elle aussi une sacrée concurrence!

Me concernant, je reste fidèle au film argentique (Fuji Velvia et Provia en tête). Adepte de la diapositive projetée sur grand écran, je ne suis pas disposé à me convertir à la vidéoprojection dont la qualité est encore à des années-lumière de la projection traditionnelle. Je possède un réflex numérique (Canon EOS 450D) qui me donne satisfaction pour les photos de la vie de tous les jours (c’est vrai qu’il est agréable, en particulier, de pouvoir jouer avec les sensibilités), mais quand je suis sur le terrain volcanique, je travaille essentiellement en argentique. Lors de mon voyage en Nouvelle-Zélande (où l’on trouve encore très facilement les films argentiques!), j’ai très souvent ‘doublé’ mes photos en prenant le même sujet en argentique et en numérique. Sur un écran de 3 mètres de base, il n’y a pas photo ! De plus, comme je l’ai signalé à maintes reprises, la photographie numérique ne parvient pas à rendre avec fidélité les nuances subtiles des coulées de lave pendant la nuit. Inutile de jouer avec l’exposition ou la balance des blancs ; le problème est plus complexe. On peut corriger très partiellement le défaut en trichant avec la moulinette Photoshop, mais – tout comme le dopage à vélo – la retouche ne fait pas partie de mes pratiques…..   

On me dit souvent qu’il est difficile de trouver des films argentiques dans le commerce. C’est un faux problème. On ne les trouve pas quand les commerçants refusent de s’approvisionner !! En cas de problème, ne pas hésiter à les acheter sur Internet. Il en va de même pour le développement des films argentiques. Beaucoup de labos effectuent encore ce travail même si, comme je le disais plus haut, nombre d’entre eux ont été contraints d’arrêter leurs activités.       

Lave délavée…

Suite à la parution d’un dossier consacré aux volcans dans le magazine Déclic Photo d’avril 2008, j’avais adressé un courrier à la rédaction, attirant – une nouvelle fois – l’attention sur les problèmes générés par la photographie numérique de nuit dans ce domaine bien particulier, même avec des boîtiers de haut niveau comme l’EOS 5D de chez Canon.. Je confirmais par ailleurs le passage de leur article qui indiquait que les meilleures images étaient obtenues à l’aube ou au crépuscule.
Le numéro de mai de Déclic Photo (page 3) apporte une réponse intéressante à mon courrier dans un article intitulé « Lave délavée… ». Comme me l’avaient indiqué les techniciens de Canon au dernier festival Nature de Montier-en-Der (Haute-Marne), le mauvais rendu des couleurs du feu, des feux d’artifice, de la lave pendant la nuit noire est dû à la présence dans les boîtiers Canon d’un « filtre infrarouge très efficace qui coupe tout rayonnement invisible. Ils sont d’ailleurs inutilisables dans l’infrarouge, ce qui a poussé la firme à commercialiser l’EOS 20Da réservé aux astronomes, dépourvu de filtre IR ». Il semblerait que celui des reflex Nikon soit « moins net dans la coupure du rayonnement ».
Mes remarques ne veulent pas dire que je suis contre le numérique. Je possède un reflex numérique qui me donne entière satisfaction….de jour. L’été prochain, je vais aux Etats-Unis vagabonder sur les volcans de la chaîne des Cascades. J’emporterai mon reflex numérique, mais aussi mon EOS 30 argentique. Mes images sont surtout destinées à la projection et, dans ce domaine, la vidéo projection avec du matériel à prix abordable a encore du retard sur la projection de diapositives, comme l’ont démontré les derniers festivals de Montier-en-Der et d’Enghien-les-Bains.