Ol Doinyo Lengai (Tanzanie)

Une équipe de 4 Norvégiens a tenté une approche du cratère le 14 janvier dernier. Ils terminaient l’ascension (montée très pénible de six heures et particulièrement difficile sur les 200 derniers mètres) et se trouvaient à une cinquantaine de mètres du sommet quand le volcan est entré dans une phase éruptive violente avec projection de matériaux. La visibilité au sommet était tellement réduite par les gaz que l’équipe et le guide décidèrent de redescendre un peu, ce qui leur a probablement sauvé la vie. En effet, après une dizaine de minutes de descente, ils entendirent un bruit fracassant et se retrouvèrent sous une pluie de bombes dont certaines avaient la taille d’un ballon de football. Evitant tant bien que mal les fractures dans le sol, ils se précipitèrent vers le pied du volcan, dévalant en une heure la pente qu’ils avaient gravie en six heures ! Hormis quelques blessures, l’équipe est sortie indemne de cette expédition qui montre que le Lengai est particulièrement instable en ce moment. Les dernières photos diffusées sur le site de Fred Belton (http://www.mtsu.edu/~fbelton/latestnews.html) et sur le blog d’un des membres de l’expédition (http://www.vgb.no/14423/perma/280695) révèlent que le sommet – souvent recouvert par les gaz – est percé par un énorme gouffre et recouvert d’une épaisse couche de cendre grise. Les hornitos et les coulées de carbonatite semblent faire partie du passé !
Un groupe français de passionnés de volcanologie doit se rendre sur le Lengai en février. La situation actuelle invite à la plus grande prudence. Il semble actuellement très risqué de bivouaquer au sommet dont le sol est d’ailleurs peu propice au camping.

Shiveluch (Kamchatka / Russie)

ab0a6d55d7d9bfb726f6b41463b52ff3.jpgLe volcan reste bien actif. Des panaches de cendre jusqu’à 4,5 km d’altitude ont été observés le 12 et le 16 janvier. De fortes émissions de gaz étaient visibles entre le 15 et le 17 de ce mois. Les images satellites ont montré une anomalie thermique toute la semaine dernière. Le volcan reste une menace pour le trafic aérien. Le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange.

da1d26f9083fd126d99f546a5aa55ac1.jpgThe volcano is still very active. Ash plumes up to 4.5 km a.s.l. were reported on January 12th and 16th. Strong gas emissions were visible between January 15th and 17th. Satellite images showed hotspot activity all week. The volcano remains a threat to aircraft. The colour code is kept at Orange.

Anak Krakatau (Détroit de la Sonde / Indonésie)

406deacd05e9d83d984cc7604a07d307.jpgLe volcan reste très actif. Selon le poste de contrôle situé dans le village de Pasuruan, les blocs incandescents émis par l’Anak Krakatau atteignaient une hauteur de 2,5 km dimanche à 20h30, ce qui peut représenter un danger réel pour les pêcheurs et touristes venus assister au spectacle des éruptions. Des détonations assourdissantes et des panaches de cendre de 2 km de hauteur étaient perçus depuis les îles de Sertung et Rakata. Les épisodes de tremor volcanique se succèdent à des intervalles allant de 3 – 6 minutes à 10 – 16 minutes.

a9db1785e4bcec88d0e87d1dc7c13fd1.jpgThe volcano is still very active. According to the monitoring post of Mt GAK in Pasuruan village, the red hot glowing rocks spewed by Anak Krakatau on Sunday at 8.30 p.m had reached an altitude of up to 2.5 km, posing a potential threat to fishermen or other people getting close to the volcano. It could be clearly seen from Sertung and Rakata islands that each of the eruptions had a deafening sound and smoke billowing to 2,000 meters high. The volcanic tremors of the volcano still continued with intervals ranging from 3 – 6 minutes to 10 – 16 minutes.

Un volcan sous l’Antarctique?

6859e76bd2ed5461ad186e309a51f891.jpgSelon des scientifiques du British Antarctic Survey, une violente éruption aurait eu lieu sous la banquise de l’Antarctique occidental il y a quelque 2000 ans et il se pourrait même que le volcan soit encore actif actuellement. L’éruption aurait profondément entaillé la glace et généré un panache de 12 km d’altitude. Le volcan, situé dans les Hudson Mountains, serait entré en éruption en 207 avant J.C. (+ ou – 240 ans).
Ces affirmations s’appuient sur un relevé géophysique aérien effectué par une mission britannique et américaine en 2004-2005, qui a utilisé le radar pour étudier et cartographier les fonds marins sous la banquise dans ce secteur. Les scientifiques ont détecté une anomalie de réfléchissement radar sur une surface de 23000 km2. Selon eux, il s’agirait d’une épaisse couche de cendre, de roche et de verre volcanique rejetés pendant l’éruption qui fut probablement la plus importante des 10 000 dernières années. Elle s’est produite à proximité du volumineux glacier de Pine Island dont l’avancée dans la mer s’est brutalement accélérée au cours des dernières décennies. Il se peut que la chaleur du volcan sous-marin ait contribué à cette accélération, mais les scientifiques sont persuadés que le réchauffement global de la planète – accompagné d’une hausse de température des océans – est la cause la plus probable de ce phénomène.

25502544d7a4f6305af534fcbca66267.jpgAccording to scientists from the British Antarctic Survey, a powerful volcano might have erupted under the icesheet of West Antarctica around 2,000 years ago and it might still be active today. The explosive event punched a massive breach in the ice and probably generated a plume some 12,000 metres into the sky.
The volcano, located in the Hudson Mountains, blew around 207 BC, plus or minus 240 years. Evidence for this comes from a British-American airborne geophysical survey in 2004-2005 that used radar to delve deep under the ice sheet to map the terrain beneath. The team spotted anomalous radar reflections over 23,000 square kilometres. They now interpret this signal as being a thick layer of ash, rock and glass that the volcano spewed out during the eruption which was probably the biggest one in Antarctica during the last 10,000 years.
The eruption occurred close to the massive Pine Island Glacier, an area where movement of glacial ice towards the sea has been accelerating alarmingly in recent decades. It may be possible that heat from the volcano has caused some of that acceleration, but global warming and the warming of ocean waters is by far the greater likelier cause.