Sakurajima (Japon)

1475806114.57.jpgSelon la Japan Meteorological Agency (JMA), au vu des images satellites et d’après les observations faites par les pilotes, les explosions dans le Cratère Showa généraient des panaches de cendres qui s’élevaient jusqu’à 2 ou 3 km d’altitude à la mi-juillet, avant d’être emportés par le vent vers le SO, le nord et le NE. Le 19 juillet, la JMA a fait passer le niveau d’alerte de 2 à 3, sur une échelle de 5. En effet, la fréquence de l’activité explosive s’était accrue depuis la fin du mois de juin et des ondes de choc étaient ressenties les 18 et 19 juillet.

Il ne faut pas oublier que le Sakurajima se dresse à proximité d’une zone fortement peuplée avec, en particulier la ville de Kagoshima. De nombreux travaux ont été entrepris et des mesures ont été prises afin de limiter les risques encourus par la population. En cas d’éruption majeure, l’évacuation est parfaitement programmée. Chaque 12 janvier, date anniversaire de l’explosion de 1914, elle fait même l’objet d’une répétition générale.

Source : Global Volcanism Network.

 

993348610.46.jpgAccording to the Japan Meteorological Agency (JMA), judging from satellite imagery, and pilot observations, by mid-July explosions from Showa crater occasionally produced plumes that rose to altitudes of 2 – 3 km a.s.l. Plumes were observed drifting SW, N, and NE. On July 19th, JMA raised the Alert Level from 2 to 3 (on a scale of 5). The frequency of explosive eruptions had increased since late June, and shock waves were detected on July 18th and 19th.

One should bear in mind that Sakurajima stands close to a populated area with the town of Kagoshima. Major works have been performed and measures have been taken in order to limit the risks run by the population. In case of a major eruption, the evacuation has been carefully programmed. Every year on January 12th – the anniversary of the 1914 explosion – there is a general rehearsal of the evacuation.

Source: Global Volcanism Network.

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Le Sakurajima et la ville de Kagoshima
(Avec l’aimable autorisation de Wikipedia)

Halema’uma’u (Kilauea) et Bocca Nuova (Etna)

Le commentaire qui a été posté il y a quelques heures par Mathieu et qui fait une comparaison entre la morphologie actuelle de la bouche dans l’Halema’uma’u et les premières semaines d’existence de la Bocca Nuova de l’Etna (en mai 1968) est tout à fait pertinent. J’aime beaucoup la comparaison avec les avens de nos Causses. La voûte de l’aven est effectivement « dissoute par en dessous » alors que, pour une bouche volcanique, ce sont les gaz qui parviennent à corroder la voûte et à la faire s’effondrer.

A l’origine, la Bocca Nuova ne faisait que quelques mètres de diamètre ; aujourd’hui, c’est un gouffre d’environ 400 mètres de diamètre (voir photo ci-dessous). Il n’est pas impossible que la bouche de l’Halema’uma’u suive la même évolution.

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Vue de la Bocca Nuova il y a une dizaine d’années
(Photo: C. Grandpey)

 

 

 

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

1475806114.49.jpgDes scientifiques du HVO et de l’Université d’Hawaii ont utilisé des lasers pour observer l’intérieur de la bouche qui perce le cratère de l’Halema’uma’u et mesurer sa profondeur.

Leur conclusion est que la bouche a la forme d’une caverne dont la  taille est immense à côté de la petite ouverture à la surface. La caverne en question se trouve à environ 200 mètres sous le plancher du cratère, soit 280 mètres en dessous de la lèvre.  

Les chercheurs ont utilisé la technology du LiDAR (Light Detection And Ranging). En faisant rebondir sur eux des impulsions laser, le LiDAR permet de connaître la distance à laquelle se trouve des objets inaccessibles. S’agissant de la bouche de l’Halema’uma’u, l’image ainsi produite a révélé un pit crater profond avec des parois formant une voûte à proximité de la surface. La morphologie est donc différente de celle du cratère de l’Halema’uma’u ou de la caldeira du Kilauea dont les parois sont parfaitement verticales.

Les scientifiques pensent que l’Halema’uma’u et le Kilauea sont des pit craters – ou cratères d’effondrement – qui se sont formés quand les voûtes surplombant une bouche se sont effondrées, laissant ainsi des parois verticales. Il semblerait que c’est le phénomène qui est en train de se produire actuellement à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u. Les bouffées de cendre qui s’échappent de temps en temps de la bouche seraient dues à des effondrements de la voûte qui se trouve en surplomb.

Si cette hypothèse se vérifie, on peut s’attendre à des effondrements plus importants qui feraient considérablement s’élargir le diamètre de la bouche actuelle et – pourquoi pas ? – laisser apparaître un nouveau lac de lave semblable à celui qui existait au 19ème siècle et que Mark Twain a remarquablement décrit dans ses Lettres d’Hawaii ou dans A la dure.  

Source : Presse hawaiienne.

 

993348610.45.jpgScientists at the HVO and the University of Hawaii used lasers to look inside and measure the depth of the vent in Halemaumau Crater. Their conclusion is that the vent has a cavernous interior that dwarfs the size of the opening at the surface. The cavern is about 200 metres below the surface of Halemaumau and 280 metres below the rim of the crater.

Researchers used the LiDAR (Light Detection And Ranging) technology. By bouncing pulses of lasers off out-of-reach objects, LiDAR can determine the distance to them.

The image produced by Halema’uma’u vent revealed a deep pit crater with overhanging walls near the surface. It is different from the steep and vertical walls of Halemaumau and Kilauea caldera.

Scientists believe that both Halemaumau and Kilauea are pit craters – or collapse craters – created when the overhanging walls of a vent collapsed, leaving the vertical walls.

That appears to be what is happening now within the vent in Halemaumau crater. The occasional pulses of ash plumes rising from the vent appear to be caused by the collapse of the overhanging rim.

Should this hypothesis prove true, one can expect more collapses that would considerably enlarge the current vent and – why not? – reveal a new lava pond similar to the one that existed in the 19th century and that was remarkably described by Mark Twain in his Letters from Hawaii or in Roughing it.

Source. Hawaiian newspapers.

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Cratère de l’Halema’uma’u (Juillet 2007)

Vue de la partie du cratère où est apparue la bouche active

(Photo: C. Grandpey)

Taal & Mayon (Philippines)

1475806114.48.jpgL’accès de l’île qui se trouve dans la partie centrale du lac Taal, et où ont eu lieu toutes les éruptions historiques, est interdit aux touristes depuis hier mardi. En effet, les sismologues ont détecté des secousses qui pourraient annoncer une prochaine éruption. Des explosions de vapeur ainsi que de fortes accumulations de gaz toxiques peuvent se produire.

Chaque jour, des dizaines de touristes prennent le bateau pour se rendre sur l’île et grimper sur la lèvre du cratère qui culmine à 311 mètres.

Dans le même temps, le Mayon reste en alerte de niveau 2.

 

993348610.59.jpgTourists were ordered off Volcano Island – located in north-central Lake Taal – where all historical eruptions occurred – yesterday, after seismologists detected ground shaking that they said could presage an eruption. Steam explosions may suddenly occur or high concentrations of toxic gases may accumulate.

Scores of visitors cross the lake by boat every day before making a short day hike to the 311-metre-high crater lip.

Meantime, the alert level on Mayon remains at 2.