Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francais.jpgLa situation reste stationnaire sur le Kilauea avec une évolution cependant au niveau du Pu’uO’o. On observe toujours un lac de lave en surélévation d’environ 5 mètres au-dessus du plancher du cratère. Toutefois, depuis le matin du 3 juillet, la partie méridionale du plancher ainsi que le lac de lave ont commencé à se soulever avant que le phénomène ralentisse pendant la nuit. Le HVO pense qu’il peut s’agir d’une montée en pression dans le système d’alimentation. Dans la soirée du 4 juillet, une brèche s’est ouverte dans la lèvre nord du lac, entraînant un épanchement important au pied de la paroi du cratère où se trouvent les webcams. Affaire à suivre attentivement car je pense que cette situation ne va pas s’éterniser.

 

drapeau anglais.jpgThe situation is stable on Kilauea. However, an evolution has been observed in Pu’uO’o. There is still a perched pond about 5 metres higher than the surrounding crater floor. The new event is that the crater floor and perched lake rim in the southern half of Pu’u ‘O’o Crater started to rise on July 3rd in the morning, with a rate slowing during the night. According to HVO, this may suggest a pressure buildup in the magma plumbing that feeds the lake. In the evening of July 4th, a breach opened in the northern rim of the lake with lava spreading profusely on the crater floor, at the bottom of the wall where the webcams have been installed. The situation should be watched carefully as I do not think it will not last permanently.

Les humains émettent beaucoup plus de CO2 que les volcans!

Il y a quelque temps, un blogonaute m’interrogeait sur la quantité de gaz carbonique émise par les volcans et sur son impact environnemental comparé aux quantités de CO2 rejetées par les activités humaines.

 

Une réponse vient d’être donnée par Terrence Gerlach, volcanologue américain maintenant à la retraite qui travaillait au Cascades Volcano Observatory. Selon lui, il n’y a pas photo : si l’on compare les émissions de CO2 des volcans terrestres à celles de nos activités, le résultat est sans équivoque. En moyenne, nous émettons 135 fois plus de gaz carbonique que les volcans. Autrement dit, en une année les activités humaines émettent en moins de trois jours l’équivalent des rejets de CO2 de tous les volcans terrestres pendant une année !

 

Pour arriver à cette conclusion, Terrence Gerlach a travaillé sur cinq études publiées sur les émissions planétaires de CO2 d’origine volcanique. Ces estimations ont été réalisées par l’intermédiaire de mesures à distance, de vols dans les nuages de gaz, et en mesurant un certaines concentrations d’isotopes à proximité des volcans sous-marins, en sachant que le CO2 se dissout dans le magma à grande profondeur et se trouve libéré quand le magma atteint la surface.

Les résultats de ces études varient entre 100 millions et 500 millions de tonnes de CO2 d’origine volcanique par an. Gerlach a donc choisi d’utiliser le nombre intermédiaire de 250 millions de tonnes de CO2 par an pour réaliser ses comparaisons. Or, les émissions anthropiques – d’origine humaine – étaient de 35 milliards de tonnes en 2010, soit 140 fois plus !

 

Terrence Gerlach donne plusieurs exemples pour illustrer ses propos. Ainsi, il aurait fallu, en mai 1980, que le Mont St Helens entre en éruption toutes les deux heures et demie pour rattraper son retard sur les humains en matière de CO2 émis. En juin 1991, l’éruption du Pinatubo aurait dû avoir lieu toutes les 12 heures et demie pour atteindre un niveau semblable !

Autre exemple très révélateur : Au plus fort de son activité en avril 2010, le volcan islandais Eyjafjöll a émis entre 150 000 et 300 000 tonnes de CO2 par jour. Pourtant, la quantité de CO2 émise par ce volcan et les volcans en général est négligeable si l’on pense qu’en 2007, la Chine émettait déjà 18 millions de tonnes de CO2 par jour, ce qui est l’équivalent d’environ 80 éruptions de l’Eyjafjöll en même temps !

 

Beaucoup de gens ont du mal à réaliser que les volcans polluent moins que les humains car les images d’éruptions montrées à la télévision sont très impressionnantes. Pourtant, il ne faudrait pas oublier que le paroxysme éruptif ne dure que quelques heures, voire quelques jours, alors que les activités humaines polluantes sont quasi permanentes !  

Les calculs de Gerlach suggèrent que nos émissions actuelles de CO2 pendant une année dépasseraient même celles liées à l’éruption d’un ou plusieurs supervolcans par an.  

 

Marie Edmonds, volcanologue à l’Université de Cambridge, est d’accord avec l’étude de son collègue. Selon elle, « même si les volcans sont la principale source naturelle de CO2 dans l’atmosphère, les résultats montrent sans doute possible que la quantité de CO2 qu’ils émettent est 100 à 150 fois moins importante que les quantités anthropiques ».   

 

Ambrym (Vanuatu)

drapeau francais.jpgDans le dernier bulletin diffusé le 27 juin, le Vanuatu Geohazards Observatory indique que « les données récoltées par le système de surveillance du volcan d’Ambrym montrent que l’activité volcanique persiste avec un dégazage important et parfois des explosions dans le cratère ». Les observations effectuées sur le terrain ont permis de se rendre compte que le niveau des lacs de lave du Marum et du Benbow était relativement haut. Les gaz émis sont susceptibles d’affecter l’environnement et l’eau des villages autour du volcan où il a été fait état en juin de petites retombées de cendre et de pluies acide endommageant la végétation.

Le niveau d’alerte est maintenu à 1.    

 

drapeau anglais.jpgIn its latest report released on June 27th; the Vanuatu Geohazards Observatory indicates that the data collected from the Ambrym volcano monitoring network shows that this volcano activity remains with daily significant degassing and occasional explosions are occurring in the crater. Field assessments conducted on this volcano proved that the level of lava lakes in the volcano vents of Marum and Benbow is high and that volcanic gas emitted daily could cause damage to the environment and water in the villages where minor ash falls and acid rains that burn vegetations were observed in June.  

The Alert Level remains at 1.

Soputan (Indonésie)

drapeau francais.jpgLe Soputan (1783 m) dans la province de Nord Sulawesi a connu une crise éruptive ce dimanche matin à 6 heures (heure locale). Il a expédié des nuages de cendre jusqu’à 5 km de hauteur, mais la région est peu peuplée et les habitants n’ont pas été évacués. La zone d’évacuation a un rayon de 6 km autour du volcan mais elle est essentiellement recouverte de forêts. Le village le plus proche se trouve à 8 km sur le versant occidental.

La dernière éruption du Soputan a eu lieu en 2008, sans faire de victimes.

 

drapeau anglais.jpgMount Soputan (1783 m) in North Sulawesi province erupted about 6a.m.(local time) on Sunday. It spewed ash and dust particles 5 km into the air but people living in the sparsely populated area have not been evacuated. The recommended evacuation zone is set at a six-kilometre radius around the volcano but there’s only forest in that range. The nearest village is 8km away on the western side of the volcano.

Mount Soputan last erupted in 2008 with no fatalities recorded.