Pompéi en danger?

Pompéi, témoin extraordinaire de la vie romaine au moment de l’éruption du Vésuve en l’an 79, est en train de se dégrader rapidement et le gouvernement italien ne semble pas être affecté outre mesure.

Vendredi dernier, suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur la région, un pan du mur d’enceinte de Pompéi s’est effondré sur huit mètres carrés, près de la Porte Nola. Cet événement intervient un an après l’effondrement de la maison des Gladiateurs en novembre 2010.

Les archéologues et architectes locaux sont furieux car le gouvernement italien avait promis de débloquer des fonds et fournir du personnel destiné à la protection du site et rien de tout cela n’est arrivé. En revanche, une somme d’argent a été attribuée à des musées de Naples. Le Ministre de la Culture a fait remarquer que seule la partie extérieure du mur d’enceinte était dégradée et que l’Union Européenne allait débloquer 105 millions d’euros pour sauvegarder le site. Les spécialistes affirment, quant à eux, qu’il aurait suffi de 10 millions d’euros pour renforcer l’étanchéité du mur et l’empêcher de s’écrouler.

Les autorités redoutent d’autres dégâts semblables dans les prochains mois. Chaque jour, les gardiens du site de Pompéi ramassent des morceaux de murs ou d’édifices et s’empressent de les dissimuler avant l’arrivée des touristes. La Campanie n’est pas la seule victime des coupes budgétaires du gouvernement Berlusconi. La semaine dernière à Rome, le Forum et les soubassements du Colisée se sont retrouvés inondés suite aux abondantes précipitations.

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Pompéi: un site à préserver absolument!   (Photo: C. Grandpey)

 

Villebon rend hommage à François Le Guern

La ville de Villebon-sur-Yvette (Essonne, à une vingtaine de kilomètres au SO de Paris) propose « VOLCANS ET ENVIRONNEMENT » du 3 au 10 Novembre 2011 au Centre Culturel Jacques Brel .

 

Cette exposition a été conçue par François Le Guern et réalisée par l’association villebonaise  ADIS .

Elle retrace  30 ans d’expéditions sur les volcans actifs  pour mieux comprendre  l’impact du volcanisme sur notre environnement.

Partez des profondeurs de la terre pour imaginer le mouvement des plaques à l’origine des volcans. Plongez dans le spectacle impressionnant d’une coulée de lave. Maquettes; décors animés ; films et photos vous permettront d’évaluer l’ampleur et d’admirer la variété des  phénomènes volcaniques .De nombreux objets – matériel de terrain; roches volcaniques;  instruments de mesure des gaz – seront présentés pour expliquer le mécanisme éruptif.

 

Plusieurs temps forts sont prévus :

 

Vendredi  4 novembre à 20 heures :  Vernissage sur invitation avec un hommage à François  Le Guern.

 

Samedi 5 novembre à 20 heures : Conférence « Réchauffement climatique : Où en est-on ? »  avec Jean Jouzel, chercheur au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, suivie d’une discussion.

 

Dimanche  6 novembre, entre 15 heures et 18 heures : «  Le partage passion » des volcanophiles  avec projection de films et échanges :

– « Enfer en Afar »  et  « Montserrat »   de Thierry Sluys,

– « Dallol, Ethiopie 2010 » et  « Ol Doinyo Lengai 2004 » de Régis Etienne,

–  » Hawaii, le Feu de la Terre« , diaporama  de Claude Grandpey

(Claude Grandpey et Régis Etienne seront présents pour introduire leurs images).

 

Mardi 8 novembre à 20h30 : Conférence  » Panaches volcaniques » avec Jean Christophe Sabroux (volcanologue de l’équipe Tazieff), suivie d’une discussion.

 

Mercredi  9 novembre de 14 heures à 17 heures :  Après-midi des enfants  avec visite guidée par Benjamin Guinot,  chercheur au CNRS (Paris- Pékin à vélo).

 

Un accueil spécifique par des scientifiques du CNRS est proposé  aux visites scolaires  pendant toute la durée de l’exposition.

 

Visite guidée par des membres de l’Adis pour ceux qui le souhaitent pendant toutes les heures d’ouverture au public : 9h à 12h et 13h30 à 17h 30.

 

 

 

El Hierro (Iles Canaries / Espagne)

drapeau francais.jpgEn cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez voir une photo satellite en date du 23 octobre montrant la vaste tache produite par l’éruption sous-marine d’El Hierro. On a observé ces dernières heures une hausse de la sismicité et de nouveaux bouillonnements à la surface de l’océan. Toutefois, comme les jours précédents, les autorités locales se veulent rassurantes.

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drapeau anglais.jpgBy clicking on the following link, you’ll see a satellite photo (October 23rd) that shows the stain produced by the submarine eruption of El Hierro volcano. A new increase in seismicity was observed lately, as well as more bubbling at the surface of the ocean. However, local authorities are saying, like previously, that there is no need to worry.

http://www.deimos-imaging.com/imagenes/IslaHierro.jpg

 

Uturuncu (Bolivie)

Au sud-ouest de la Bolivie se dresse un volcan très peu connu : l’Uturuncu. Avec 6008 mètres d’altitude, c’est l’édifice le plus haut de la région. La Smithsonian Institution indique que la dernière éruption remonte au pléistocène, autrement dit entre 2,588 millions d’années (± 5 000 ans) et 11 430 (± 130 ans) avant notre ère. De nos jours, le volcan présente une activité fumerolienne près de son sommet et d’importantes déformations du sol sont observées depuis 1992, ainsi qu’une certaine sismicité, ce qui tendrait à prouver qu’une chambre magmatique active est présente sous l’Uturuncu.

Depuis une vingtaine d’années, époque où ils ont commencé à être utilisés en volcanologie, les satellites montrent que l’Uturuncu et ses environs (soit une zone de 70 km de diamètre) gonflent à raison de 1 à 2 centimètres par an, ce qui est considérable. Les scientifiques en ont déduit que la poche de magma sous le volcan grossissait d’environ un mètre cube par seconde, ce qui est bien supérieur à ce qui se passe sur la plupart des autres systèmes volcaniques de la planète.

L’Uturuncu appartient à la même catégorie de volcans que le Mont St Helens. De là à penser qu’il s’agit d’un « super volcan » en train de préparer une méga éruption, il n’y a qu’un pas que les chercheurs hésitent toutefois à franchir. Pour le moment, une équipe de scientifiques en provenance de plusieurs universités travaille sur le terrain pour essayer de trouver des indices sur la dernière activité volcanique. La tâche n’est pas aisée dans cette région désertique. Ils espèrent que les lagunes présentes dans la région pourront leur donner quelques explications.

Il ne faudrait pas oublier que les plus grosses éruptions ne sont pas forcément l’apanage des volcans les plus connus. En 1991, quand le Pinatubo est entré en éruption, il était loin de faire partie du hit-parade des volcans actifs.

 

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L’Uturuncu (Avec l’aimable autorisation de Wikipedia)