Hekla (Islande): une nouvelle webcam !

drapeau francais.jpgOn peut lire sur le site web Iceland Review que l’Hekla vient d’être doté d’une nouvelle webcam accessible à cette adresse :

http://eldgos.mila.is/hekla/

L’auteur de l’article nous rappelle que l’Hekla culmine à 1491 mètres d’altitude et a été surnommé « la porte de l’Enfer ». C’est aussi l’un des volcans les plus actifs d’Islande.

Bien qu’il n’y ait pas actuellement de signes éruptifs particuliers, certains scientifiques pensent qu’une éruption pourrait se produire sous peu car le volcan aurait un cycle de 10 ans depuis 1970, période à mon avis beaucoup trop brève pour faire une telle affirmation. De plus, l’histoire éruptive de l’Hekla montre que la notion de cycle est fort discutable, en supposant que les cycles éruptifs existent en volcanologie, ce dont je ne suis pas du tout convaincu.

Le journaliste ne peut s’empêcher d’écrire que le Katla (plus au sud sous le Myrdalsjökull) pourrait bien entrer en éruption. A noter qu’il utilise le conditionnel alors qu’il y a quelques mois la presse affirmait haut et fort que le Katla allait entrer en éruption et imiter en cela l’Eyjafjallajökull et le Grimsvötn ! Même si l’on enregistre quotidiennement des séismes dans la région, il n’y a ces jours-ci aucun signe d’une éruption imminente du Katla. Il ne faudrait pas pour autant oublier que les éruptions islandaises peuvent débuter de manière très soudaine, sans signes avant-coureurs dans les heures qui précèdent.

 

 

drapeau anglais.jpgOne can read on the Iceland Review website that Hekla can now be watched live on a new webcam at this address:

http://eldgos.mila.is/hekla/

We are reminded that Hekla – which has been celled « the gateway to Hell » – is 1,491 metres high and is one of the most active volcanoes in Iceland

Although there are currently no signs of an immediate eruption in Hekla, some scientists have speculated that it might happen soon as the volcano has had a 10-year cycle since 1970. In my opinion, such an assertion is quite disputable when one looks at the whole eruptive history of this volcano. Besides, I am far from convinced that volcanoes are responding to eruptive cycles.

The journalist who wrote the article can’t help indicating that Katla might also be preparing to erupt whereas some months ago, after the eruptions of Eyjafjallajökull and Grimsvötn, one could read in the press that Katla was preparing for an eruption! Although several seismic events are recorded daily on the volcano, there are currently no signs of an imminent eruption but we have to keep in mind that eruptions can occur quite suddenly and without warning in Iceland.

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(Avec l’aimable autorisation de Wikipedia)

 

 

Nyiamulagira (République Démocratique du Congo)

drapeau francais.jpgL’éruption se poursuit. D’après un observateur sur le terrain, Jérémie Franchitti, « l’éruption actuelle concernerait un nouveau volcan (satellite?) du Nyamulagira situé lui à quelques kilomètres. Elle est localisée dans la Province du Nord Kivu à quelques kilomètres du village de Rugari situé sur la route entre Goma et Rumangabo (à environ 35-40 km de la ville de Goma). Pour y aller, il faut s’adresser au Parc National des Virunga car le volcan est dans le parc. C’est aussi conseillé pour des questions de sécurité. »

Les autorités du Parc ont l’intention d’appeler ce nouveau volcan « Kimanuka ».

Voici quelques photos très récentes de l’éruption prises le 13 novembre.

 

En cliquant sur ce lien, vous aurez également accès à une vidéo de l’éruption :

http://www.chicagotribune.com/video/breaking/chi-video-huge-eruptions-at-african-volcano-nyamuragira-congo-20111114,0,3762135.htmlstory

 

 

drapeau anglais.jpgThe eruption is going on. According to a local observer, Jérémie Franchitti, the current eruption is located in a (satellite?) volcano of Nyiamulagira, a few kilometres away from the volcano. It is taking place in the North Kivu province, a few kilometres from Rugari which lies on the road between Goma and Rumangabo (35-40 km from Goma). If you want to get there, you need apply to the National Park of the Virunga as the volcano is inside the park. It is also advisable to to so for safety reasons.

Parc authorities intend to call the new volcano « Kimanuka ».

Here are some very recent photos of the eruption taken on November 13th.

 

By clicking on the following link, you’ll also see a nice video of the eruption :

http://www.chicagotribune.com/video/breaking/chi-video-huge-eruptions-at-african-volcano-nyamuragira-congo-20111114,0,3762135.htmlstory

 

 

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Avec tous mes remerciements à Jérémie Franchitti

 

El Hierro (Iles Canaries / Espagne)

Le dernier commentaire de mon blog provenait d’un habitant de Tenerife qui me demandait mon avis car il avait lu sur le web que, s’il y avait une éruption au nord d’El Hierro, il y aurait le risque que l’île être coupée en deux.

Je lui ai répondu qu’à l’heure actuelle, il est impossible de faire un pronostic sur l’évolution de la situation. Comme je le dis souvent, nous ne savons pas prévoir une éruption volcanique et ce n’est pas le manque de financement dont souffrent les laboratoires qui permettra à la volcanologie de progresser, du moins en France. Simulation et modélisation informatiques ne remplaceront jamais le travail sur le terrain.

S’agissant d’El Hierro, il est assez déconcertant d’observer simultanément deux foyers actifs. Celui au sud, au large de La Restinga, montre qu’il s’agit d’une éruption sous-marine qui aboutira (ou pas!!) à l’émergence d’une nouvelle île. A mon avis, c’est un peu comme une maladie avec des boutons. Une fois qu’elle est déclarée, on connaît son évolution et on sait qu’elle prendra fin un jour ou l’autre.

En revanche, la situation au nord me semble plus problématique car la sismicité est forte et d’autres paramètres (gaz, déformation du plancher marin) indiquent que le risque éruptif est bien réel. Le problème est de savoir où l’éruption se produira, si éruption il y a car on a déjà vu des éruptions de ce type avorter ailleurs dans le monde. L’éruption peut avoir lieu en mer ou à l’intérieur des terres (il suffit de voir les cônes autour de La Restinga pour savoir qu’El Hierro a un passé éruptif à l’intérieur de l’île). Comme je l’indiquais il y a quelques jours, la population dans le nord de l’île, autour de Frontera, n’est pas énorme (environ 4 000 habitants) et on pourrait évacuer assez rapidement ces gens si des signes évidents d’éruption imminente apparaissaient. Les autorités estiment que cette évacuation pourrait être effectuée en 4 heures.

Pour ce qui est d’une coupure de l’île en deux, je n’y crois pas, du moins pas à l’heure actuelle. La sismicité n’est pas à un niveau tel que des mouvements tectoniques sont susceptibles de se produire et entraîner des fracturations à grande échelle. Je ne crois pas non plus à une éruption au beau milieu d’El Hierro dans la mesure où les foyers sismiques sont bien localisés dans le secteur d’El Golfo. Toutefois, on a vu des situations déconcertantes sur les volcans. Je me souviens qu’en 1991, quelques mois avant l’éruption,  on observait une sismicité élevée dans la partie ouest de l’Etna et la lave est en réalité sortie dans la partie SE, comme en ce moment. On ne peut donc qu’attendre et voir !

 

 

Le Kenya et l’énergie géothermique

On parle très souvent d’énergie renouvelable aujourd’hui et beaucoup de personnes se demandent pourquoi on a si rarement recours à l’énergie géothermique en milieu volcanique. Il est pourtant des pays qui ont déjà adopté cette énergie propre. L’Islande et la Nouvelle Zélande sont citées en exemple et on peut se demander si les Japonais n’auraient pas intérêt à développer l’énergie géothermique et mettre un frein à son homologue nucléaire.

En Afrique, le Kenya est en pointe avec trois centrales géothermiques et une quatrième en passe de s’ajouter à la liste. Actuellement la moitié de l’énergie du pays est hydroélectrique mais les sécheresses successives qui ont frappé le Kenya  ces dernières années ont incité les autorités à faire évoluer leur politique énergétique et aussi dépendre moins des énergies fossiles.

C’est la firme japonaise Toshiba qu a été choisie pour installer la nouvelle centrale qui devrait être opérationnelle en avril 2014. Le Kenya sera alors en mesure de produire le quart de son énergie à partie de l’énergie géothermique.

Les trois centrales existantes se trouvent au nord de Nairobi, dans la région volcanique d’Olkaria . Elles fournissent 10% des besoins en énergie du pays. Outre la construction de la nouvelle centrale – baptisée Olkaria IV – Toshiba en profitera pour augmenter la puissance des trois autres centrales qui atteindra 70 000kW.