Ubehebe (Vallée de la Mort / Californie)

D’un point de vue volcanique, la Vallée de la Mort (Californie) ne serait pas aussi morte que son nom le laisse entendre ! Peu de gens le savent, mais ce désert mythique recèle dans sa partie nord un ensemble de cratères parmi lesquels l’Ubehebe est sans aucun doute le plus spectaculaire. On pense que ce volcanisme a été causé par une injection de magma qui, rencontrant  de poches d’eau souterraine, a généré des explosions et donné naissance à des maars.
Jusqu’à présent, la datation de ce site géologique n’était pas très claire. On pensait que l’Ubehebe, avec ses 800 mètres de diamètre et ses 240 mètres de profondeur, était né environ 4000 ans avant notre ère. Cette hypothèse vient d’être mise à mal par des chercheurs du Lamont-Doherty Earth Observatory (Columbia University) qui pensent que l’éruption a été beaucoup plus récente et aurait secoué la Vallée de la Mort il y a seulement 800 ans. Il va de soi qu’à l’échelle géologique c’était hier. Dire que la région est encore active d’un point de vue volcanique serait toutefois aller un peu vite en besogne car il n’existe aucun indice pour le prouver.
Cette nouvelle datation de l’Ubehebe a été effectuée à partir de signatures chimiques qui étaient restée emprisonnées à l’intérieur de petits fragments de roches prélevés à proximité du cratère. Les analyses ont révélé que les roches en question provenaient d’éruptions qui avaient eu lieu environ une fois tous les 1000 ans et que la dernière d’entre elles s’était produite autour de l’année 1300.
Les chercheurs pensent que, si une éruption devait se produire de nos jours, elle serait précédée, plusieurs mois auparavant, par un accroissement de la sismicité et des émissions de vapeur.
Source : Live Science.com.

 

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Le cratère de l’Ubehebe (Photo: C. Grandpey)

Etna (Sicile / Italie) [suite]

drapeaufrancais.jpgLe dernier rapport de l’INGV confirme ce que j’écrivais dans ma dernière note à propos de l’Etna. Après deux semaines de calme relatif, le 22ème paroxysme du 18 mars 2O12 au matin a duré moins de deux heures. Comme lors des épisodes précédents, le Nouveau Cratère SE a produit des fontaines de lave chargées en cendre avec des retombées sur le secteur oriental du volcan. Des coulées de lave se sont dirigées vers la Valle del Bove où leur interaction avec l’épaisse couche de neige a provoqué des explosions.

drapeau anglais.jpgINGV’s latest report confirms what I wrote in my last note about about Mount Etna. After two weeks of relative calm, The 22nd episode of March 18th in the morning lasted less than two hours. As during its predecessors, the New SE Crater produced tall lava fountains, an eruptive column several kilometers high with ashfall over the eastern sector of the volcano. Lava flows descended into the Valle del Bove, locally interacting explosively with thick snow cover on the ground.

Etna (Sicile / Italie)

Alors que je me trouve en ce moment au coeur de la Floride, l’Etna a profité de mon sommeil pour connaître un nouveau paroxysme dans la matinée du 18 mars. Ce dernier événement semble avoir été intense, avec un processus identique aux précédents: une fontaine de lave assez chargée en cendre et une coulée qui s’est évacuée vers la Valle del Bove. Le signal de tremor ressemble beaucoup à celui des autres paroxysmes. Il faudra attendre le rapport de l’INGV pour avoir plus de détails.

En attendant, je vais aller rendre visite aux alligators du Parc National des Everglades, de gentils animaux qui, sous une apparence tranquille, peuvent être de redoutables prédateurs…

Escapade aux Etats Unis! (suite)

Après avoir longé la côte orientale de la Floride, admiré (?) les immenses plages de sable fin, regardé – sans vraiment les admirer – les résidences de luxe multi-étages qui s’entassent à l’infini le long de Miami Beach, me voici à l’extrême sud de l’Etat où s’étirent les Keys, étonnant chapelet de quelque 800 îles reliées par 42 ponts, entre l’Océan Atlantique et le Golfe du Mexique.
Tout au bout de la route, la plus renommée a pour nom Key West. C’est ici que l’on peut visiter, entre autres, la maison où résidait Ernest Hemingway quand il a écrit ses plus célèbres romans, dont Pour qui sonne le glas et Les neiges du Kilimandjaro. Je ne suis pas fan de musées, mais l’angliciste qui sommeille en moi ne peut rester de marbre devant la fameuse machine à écrire Royal qui a permis à l’écrivain d’imprimer ses plus belles pages !
Une balade dans les rues de Key West et sur le bord de mer revêt un charme certain, surtout à l’heure où le soleil laisse traîner ses dernier rayons à la surface des eaux couleur turquoise de l’océan….

TVB

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La table de travail d’Hemingway et la célèbre machine à écrire.

(Photo: C. Grandpey)