Des aides pour les fermiers hawaiiens

drapeaufrancais.jpgLe Ministère de l’Agriculture des Etats-Unis a déclaré la Grande Ile d’Hawaii zone de catastrophe naturelle suite aux pertes subies par les fermiers à cause des émissions de gaz du Kilauea au cours de l’année 2009. Cette décision va permettre à des centaines de fermiers – en particulier les producteurs de fleurs et de fruits – de recevoir des aides et d’avoir accès à des prêts à taux bas.

Il ne faut pas oublier que les gaz du Kilauea, poussés par des vents défavorables, ont également affecté la population, entraînant des problèmes respiratoires chez un certain nombre de personnes, notamment autour du village de Volcano.

 

drapeau anglais.jpgThe U.S. Department of Agriculture has designated Hawaii’s Big Island a primary natural disaster area because of losses farmers suffered from Kilauea’s volcanic gases this year. This decision will provide help to hundreds of farmers who suffered significant production losses in the cut flower and fresh produce industries. They will also be eligible for low-interest emergency loans.

One should not forget that the volcanic gases, pushed by unfavourable winds, also affected the population, causing respiratory problems among quite a high number of residents, in particular around Volcano Village.

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La Russie s’agrandit…et les plages d’Hawaii rétrécissent!

Un article paru dans le Moscow Times nous apprend que la Russie, déjà le pays le plus étendu au monde avec 17 075 400 km2, s’est  agrandi de 4,5 km 2 au cours des trois dernières années, suite à l’activité sismique et volcanique qui a affecté sa partie extrême-orientale.

C’est ainsi que le séisme de Nevelsk le 2 août 2007 a fait se soulever le fond de la mer dans le Détroit de Tatar, découvrant une zone de terre de trois kilomètres carrés.

Le reste (1,5 km2) est dû à une série d’éruptions volcaniques sur l’Ile de Matua dans les Kouriles au mois du juin, avec une bonne dizaine de violentes explosions enregistrées en une seule semaine. 

 

Dans le même temps, les plages hawaiiennes se rétrécissent comme peau de chagrin. C’est ainsi que les plages de l’île d’Oahu ont perdu un quart de leur surface et plus de la moitié des plages de Kauai sont en train de rétrécir elles aussi. La situation pourrait empirer si le niveau des océans augmentait, suite au réchauffement climatique. Les autorités hawaiiennes sont inquiètes car le tourisme de bord de mer joue un rôle très important dans l’économie du 50ème Etat de l’Union. De plus, une poursuite du phénomène serait catastrophique pour l’environnement, en particulier pour la faune qui fréquente le littoral.

Des mesures sont donc urgentes. Il faudrait arrêter la construction de digues et de jetées et cesser de draguer les estuaires de rivières, ce qui perturbe la circulation du sable sur les côtes.

Actuellement, on déverse régulièrement du sable – récupéré au large – sur la célèbre plage de Waikiki à Honolulu pour lui conserver sa renommée mondiale.  L’Etat et les infrastructures hôtelières investissent plus de 2 millions de dollars dans cette entreprise…

 

 

 

  

 

Les neiges du Kilimandjaro (Tanzanie)

Il n’est pas certain – comme dit la chanson – que les neiges du Kilimandjaro fasse « un blanc manteau » au volcan tanzanien pendant très longtemps. Selon une étude conduite par des chercheurs américains, la glace qui recouvre le sommet du point culminant de l’Afrique (5891 mètres) pourrait avoir disparu d’ici 13 à 24 ans. Les scientifiques accusent la hausse de la température, résultat du changement climatique, ainsi que des conditions météo plus sèches et moins nuageuses que dans le passé. Ils ont constaté que la montagne avait perdu 26 pour cent de sa couverture glaciaire entre 2000 et 2007. Ils font par ailleurs remarquer que le réchauffement aura non seulement un effet sur les glaciers, mais aussi sur le climat des basses pentes, là où habitent les hommes.

La disparition des glaciers risque également de freiner l’attrait touristique suscité par le Kilimandjaro. Il faut savoir que le volcan accueille chaque année quelque 40 000 visiteurs qui apportent une cinquantaine de millions de dollars à la Tanzanie.

Le Kilimandjaro n’est pas le seul exemple de glacier en perdition. Il y a quelques mois, j’ai mis en ligne des photos du Glacier des Bossons (près de Chamonix) qui montraient parfaitement que le glacier avait considérablement reculé, surtout  au cours des 20 dernières années.

De la même façon, j’ai observé ce phénomène inquiétant en Alaska. C’est ainsi que sous l’effet du réchauffement climatique, la vitesse de progression du Columbia Glacier s’est considérablement réduite ; à tel point que son front est en train de reculer. Il a perdu en moyenne 6 kilomètres par an depuis 1982 et est aussi moins épais. Au train où vont les choses, il est probable qu’il n’atteindra plus la mer dans quelques décennies.  Il y a une dizaine d’années, on pouvait marcher sur le Worthington Glacier (près de Valdez) en sortant de sa voiture. Aujourd’hui, le glacier a reculé de près de 200 mètres !

La faune subit elle aussi les effets du réchauffement climatique et du recul de la masse glaciaire. J’ai pu lire en septembre dans l’Anchorage Daily Newsqu’une centaine de morses venaient de périr noyés car ils n’avaient plus la force nécessaire d’atteindre la terre ferme depuis la banquise. Plus récemment, le gouvernement américain a décidé de protéger une partie de la banquise qui servira de refuge aux ours polaires dans les prochaines années.

Que ceux qui – comme Claude Allègre – réfutent la notion de  réchauffement climatique aillent visiter les zones glaciaires et ils se rendront très vite compte de la situation ! Qu’ils aillent au Canada jeter, par exemple, un coup d’œil au glacier Athabasca. Ayant perdu au cours des dernières décennies la moitié de son volume et connu un retrait de plus de 1,5 km, il fait place dans son sillage à un paysage lunaire de moraines rocheuses.

A mon avis, il est  déjà trop tard pour réagir. Banquise et glaciers se réduisent à une trop grande vitesse pour que l’on puisse inverser la tendance. Le risque principal, c’est que l’eau douce qui envahit actuellement les océans modifie le comportement des courants marins et génère une modification climatique de très grande ampleur contre laquelle l’homme ne pourra rien !

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 Glacier Athabasca (Canada)  [Photo: C. Grandpey]

 

 

Les gaz du Lac Kivu (République Démocratique du Congo)

Située sur les berges du Lac Kivu, la ville de Goma est confrontée à de nombreux dangers tels que les rebellions armées, la famine et les éruptions du Nyiragono ou du Nyiamulagira. Mais un autre danger, beaucoup plus sournois, menace aussi la population. D’énormes poches de gaz carbonique et de méthane sont prisonnières des eaux du lac et débordent parfois sur ses rives. Un journal congolais raconte l’histoire d’un homme qui a voulu dormir dans un fossé, mais ne s’est jamais réveillé, probablement tué par une poche invisible de gaz carbonique, appelée mazuku ou « mauvais vent » en swahili.

En 2002, l’éruption du Nyiragongo a fait renaître l’intérêt pour les réserves gaz qui sommeillent sous la surface du lac : 380 milliards de mètres cube de CO2 et 60 milliards de mètres cubes de CH4. Le danger, c’est que ces gaz risquent d’atteindre le point de saturation et s’échapper du lac, provoquant un désastre semblable à celui du lac Nyos au Cameroun. Selon les scientifiques, cette évolution peut prendre des siècles, peut-être moins, sans oublier qu’une éruption du Nyiragongo ou du Nyamulagira est susceptible d’accélérer le processus.

Comme je l’ai indiqué dans une note précédente, l’extraction de ces gaz représente une opportunité financière pour le Congo et le Rwanda. D’ailleurs, la Banque Mondiale a dégagé un budget de 3 millions de dollars dans ce but. Malheureusement, l’instabilité politique de la région a considérablement ralenti les études de faisabilité de cette exploitation énergétique.  

Chaque année une centaine de personnes sont victimes des émanations de CO2 le long de la rive nord du lac. Les récits de nageurs qui se retrouvent à bout de souffle ou qui sont pris de vertiges sont très nombreux. Il n’est donc pas surprenant que le nombre de noyades soit élevé, en particulier parmi les enfants au cours de la saison sèche. En effet, la tradition veut que ce soit eux qui aillent chercher l’eau du lac pour leurs familles. Beaucoup ne savent pas nager et sont victimes des émanations de gaz. La meilleure protection serait bien sûr d’alimenter correctement la ville de Goma en eau potable. Là encore, les conflits ethniques qui minent la région risquent de retarder considérablement la mise en place des canalisations….

Source : The New York Times.