Dans ma dernière note à propos du Galeras (Colombie), je mentionnais la présence de séismes de type « tornillo », souvent annonciateurs d’événements explosifs violents sur ce volcan. Plusieurs blogonautes m’ont demandé des éclaircissements sur le mot « tornillo » qui signifie « vis » en espagnol.
Les « tornillos » sont des séismes volcaniques longue période d’une durée de plusieurs minutes dont l’amplitude décroît avec un « signal en forme de vis », d’où le nom qui leur a été donné. Ils représentent l’éclatement des roches encaissantes suite à l’augmentation de pression des fluides lors de la progression du magma dans la croûte.
S’agissant du Galeras, on a remarqué qu’il y avait souvent une corrélation entre le nombre de « tornillos » pré-éruptifs et le volume de matériaux éjectés pendant l’éruption. Cela pourrait indiquer une relation entre le volume de magma présent durant l’intrusion et le nombre de « tornillos ». Ces signaux sismiques ont été repérés pour la première fois sur des volcans comme le Redoubt en Alaska ou le Nevado del Ruiz en Colombie. On les a, par la suite, identifiés sur le Mont St Helens avant l’éruption de 2004. On a reproché à Stanley Williams d’avoir ignoré leur présence sur le Galeras lors de l’explosion de 1993 qui a entraîné la mort de 6 scientifiques et 3 touristes.
Voici un exemple de « tornillos » visible sur l’excellent site Internet d’Erik Klemetti :
http://www.wired.com/wiredscience/eruptions

Le dernier rapport de l’Institut Espagnol d’Océanographie, publié suite aux observations effectuées à bord du navire ‘Ramon Margalef » indique qu’il n’y a actuellement « aucune preuve d’un dégazage ou d’un nouveau foyer éruptif dans la partie nord du rift d’El Hierro.
The latest report by the Spanish Institute of Oceanography (IEO), from the research vessel ‘Ramon Margalef,’ has concluded that there is currently ‘no significant evidence of outgassing from volcanic eruption or a new focus in the northern rift the island of El Hierro.’
Le Tungurahua a connu une brutale crise éruptive le dimanche 27 novembre en fin de journée, avec des coulées pyroclastiques et des explosions projetant des blocs et de la cendre dont les retombées ont essentiellement affecté des villes comme Bilbao et Manzano sur le versant ouest du volcan. L’événement s’est produit alors que le Tungurahua traversait une période pendant laquelle l’activité était faible à modérée et était caractérisée par de petites fumerolles dans le cratère et un petit nombre de séismes volcaniques.
Tungurahua went through a sudden eruptive crisis on Sunday November 27th late in the afternoon, with pyroclastic flows and explosions throwing blocks and ash whose fall affected some communities like Bilbao and Manzano on the western side of the volcano. The event occurred during a period when activity was low to moderate and characterised by fumaroles in the crater and a few volcanic earthquakes.
Même si l’activité n’a rien à voir avec ce qu’elle était au début de l’éruption, le panache éruptif s’étire encore sur des dizaines de kilomètres (entre 100 et 250 km ces derniers jours) avec des retombées de cendre qui continuent certains jours à perturber le trafic aérien. Ainsi, le 22 novembre, des vols ont été annulés en Uruguay et en Argentine.
Even if activity is much lower than at the beginning of the eruption, the eruptive plume is still drifting over tens of kilometres (between 100 and 250 km in the last days) with ashfall that keeps disturbing air traffic in the area. Thus, on November 22nd, flights were cancelled in Uruguay and Argentina.