Nouvelle approche sismique du Mont St Helens (Etats Unis)

a8ca0834f56f112b2394b4bd075435b5.jpgD’après un article publié dans le Journal of Geophysical Research, des géophysiciens de l’Université du Michigan ont mis au point un nouveau modèle sismique susceptible d’expliquer ce qui se passe sous le Mont St Helens et donc de mieux évaluer le risque d’une violente explosion.
Quand un volcan comme le St Helens entre en éruption, on observe en général une série de séismes répétitifs à faible profondeur et qui se produisent à des intervalles si réguliers qu’on les a comparés à des battements de tambour.
Jusqu’à récemment, les scientifiques pensaient que ces séismes étaient provoqués par les vibrations qui se produisent à l’intérieur du bouchon de magma en provenance des profondeurs du volcan, phénomène connu sous le nom de « coll-glisse ». Mais le modèle obtenu par les géophysiciens du Michigan conteste cette approche.
La régularité et la similitude des séismes à faible profondeur semblent correspondre au modèle « coll-glisse ». Les mesures indiquent que l’énergie se concentre sur une largeur de bande étroite – entre 0,5 et 2 Hz – et les séismes ont des formes d’onde pratiquement identiques.
Cependant, selon les chercheurs, tout ceci n’est pas typique d’un événement « coll-gliss ». Cela correspond davantage une source présentant une modification de volume, telle que la résonance d’une fracture contenant un fluide. Le fluide de la fracture est très probablement de la vapeur en provenance du magma et qui s’ajoute à l’eau vaporisée par la chaleur de la roche en fusion. L’alimentation continue en chaleur et en fluide maintient la fracture sous pression et engendre les « battements de tambour » réguliers relevés par les sismos.
La fracture sous pression qui apparaît dans la modélisation des scientifiques du Michigan est remplie de vapeur, ce qui pourrait tout à fait provoquer une éruption explosive si le profil sismique observé se trouvait perturbé.
Un modèle sismique semblable a déjà été proposé pour les volcans d’Hawaii où la lave est beaucoup plus fluide, mais c’est la première fois qu’il est appliqué à des volcans comme le St Helens où la lave est beaucoup plus visqueuse.

1778a61ddf00e327d4b9351525b4642a.jpgAccording to an article published in the Journal of Geophysical Research, geophysicists from Michigan Technological University have produced a new seismic model for explaining what’s going on inside Mount St. Helens and thus better assess the danger of a violent explosion.
When a volcano such as Mount St Helens erupts, it can cause a series of shallow, repetitive earthquakes at intervals so regular that they’ve been called « drumbeat earthquakes. »
Until now, scientists generally believed that these earthquakes were caused by the jerky movements of a solid plug of molten rock travelling up from the volcano’s core, a process known as the stick-slip model.But, the modelling of seismic data collected by the Michigan geophysicists dispute that explanation.
The regularity and similarity of the shallow earthquakes seem consistent with a stick-slip model. Broadband measurements indicate that the energy is concentrated in a short bandwidth – between 0.5 and 2 Hz – and the earthquakes have nearly identical wave forms.
However, according to the researchers, this is not typical of a stick-slip event. It rather suggests a source with a net volume change, such as a resonating fluid-filled crack. The fluid in the crack most likely is steam, derived from the magma and combined with water vaporized by the heat of the molten rock. A continuous supply of heat and fluid keeps the crack pressurized and the « drumbeats » beating.
The pressurized crack in the Michigan scientists’ model is filled with steam that could conceivably drive a small explosive eruption if the pattern (of earthquakes) they observe is disturbed.