Visite du Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

A l’attention de ceux qui auraient l’intention de visiter la Grande Ile, voici quelques informations concernant les possibilités et restrictions d’accès, plus nombreuses depuis l’apparition de la bouche active dans le plancher de l’Halema’uma’u en mars 2008.

Suite à l’apparition de cette bouche, la portion de la Crater Rim Drive entre le Jaggar Museum et le carrefour avec la Chain of the Craters Road est fermée sine die. Toutefois, la Chain of the Craters Road reste ouverte à la circulation. C’est de l’extrémité de la Chain of the Craters Road (là où elle a été coupée par les anciennes coulées) que l’on peut accéder aux coulées actives sur la plaine côtière. Il faut se préparer à une longue marche sur terrain difficile. La distance jusqu’aux coulées est très variable. Il est indispensable d’avoir de bonnes chaussures, de la nourriture et surtout de l’eau, car la marche sur la lave sans la moindre ombre est extrêmement pénible. Je conseille personnellement d’avoir un GPS qui permet, par sa fonction retour, de retrouver son chemin et évite de faire des kilomètres supplémentaires. Même s’il est difficile de se perdre sur la plaine côtière (on a toujours l’océan comme point de repère), on se rend vite compte que le champ de lave est immense et il est facile de s’écarter de plusieurs centaines de mètres de sa trace sans s’en rendre compte.
Ne pas s’approcher de la zone où la lave entre dans la mer. Des effondrements de la banquette littorale se produisent périodiquement. Mieux vaut ne pas imaginer ce qui se passera si vous vous trouvez dessus à ce moment-là !
Si vous atteignez la zone active, attention où vous mettez les pieds ! La lave hawaiienne est extrêmement fluide et très différente de celle de l’Etna, par exemple. Elle réapparaît sous forme de coulées éphémères et vous aurez l’occasion de marcher sur des mini-tunnels dont la voûte est très fragile et peut se briser sous le poids du corps. Certaines personnes de ma connaissance ont fait trempette dans la lave, avec de graves brûlures aux pieds ! S’il s’agit de votre première visite à Hawaii, je vous conseille de reste en bordure des coulées actives.
Le Parc des Volcans a mis en place un point d’observation à Kalapana (accessible par la Highway 130 à l’est du volcan). Il permet de voir le panache généré par l’arrivée des coulées dans le Pacifique. Il faut savoir que ce point d’observation est assez loin de la zone active et qu’il est parfois fermé quand le vent rabat les gaz vers l’est.
La Ka’u Desert Trail est fermée entre le Jaggar Museum et la Pepeiao Cabin.
Le point de départ de la piste vers le Ka’u Desert (sur la Highway 11) ainsi que le point de départ de la piste vers le Mauna Iki (sur la Hilina Pali Road) sont fermés. Les zones situées entre ces deux points sont elles aussi interdites d’accès.
La Halema’u Trail et la Byron Ledge Trail (qui permettent de traverser la caldeira du Kilauea) sont fermées. C’est bien dommage, car c’est une randonnée assez extraordinaire.
Comme précédemment, toute la zone du Pu’u O’o est interdite d’accès. Le lac de lave ayant disparu dans le cratère, ce secteur présente moins d’intérêt qu’autrefois. L’interdiction est justifiée car il faut savoir que cette partie du Kilauea est particulièrement difficile et dangereuse d’accès, avec des risques d’effondrements. On peut se perdre et les pièges au sol sont nombreux.
De même, il n’est pas permis d’accéder au Napau Crater.

Vous retrouverez tous ces lieux géographiques sur les cartes du Parc des Volcans d’Hawaii disponible au Visitors Center. Je recommande chaudement (sans jeu de mots) la carte éditée par le National Geographic, très belle et très fonctionnelle.
Bon voyage !

984728254.jpg

Arrivée de la lave dans le Pacifique (Photo: C. Grandpey)

Découverte de la Nouvelle Zélande (10 et fin)

La fin de notre séjour néo-zélandais approchant, nous remontons vers le nord en longeant la côte en direction de Christchurch. Nous nous accordons toutefois un dernier écart pour aller visiter la Banks Peninsula où les pistes en terre battue ne cessent de monter et de descendre et font découvrir de superbes paysages où la mer et la montagne se marient harmonieusement. Une halte à Akaroa nous rappelle que les Français ont participé à la colonisation de la Nouvelle Zélande.

Christchurch est une ville typiquement britannique où les noms de rues trahissent la nostalgie des colons britanniques pour la mère patrie. Les parcs et les pubs ressemblent à ceux d’Angleterre et les personnes que j’ai eu l’occasion de rencontrer s’exprimaient avec un accent plus britannique que néo-zélandais.

L’aéroport de Christchurch sera le point de départ de notre voyage retour. Ensuite, c’est d’Auckland que nous quitterons vraiment la Nouvelle Zélande dont nous garderons un excellent souvenir. Même si le volcanisme n’est pas aussi actif que dans certaines autres régions du monde, cette déficience est largement compensée par la beauté et la variété des paysages. Si vous avez un jour l’occasion de visiter ce pays, n’hésitez pas à sortir des itinéraires classiques proposés par les voyagistes. Prenez le bateau, l’hélicoptère ou l’avion. Vous ne serez pas déçus. Bon voyage !

Découverte de la Nouvelle Zélande (9)

Après 300 km d’une route sans intérêt particulier, nous arrivons à Dunedin où nous retrouvons l’Océan Pacifique. Colonisée par les Ecossais qui lui ont donné le nom celtique d’Edimbourg, cette ville permet d’accéder à la très belle Péninsule d’Otago, domaine des phoques et des albatros. Il ne faut surtout pas hésiter à emprunter les pistes en terre battue qui sillonnent la péninsule ; elles offrent des panoramas absolument époustouflants. On aperçoit souvent des phoques au fond des criques tandis que les albatros jouent avec le vent autour de Taiaroa Head, à la pointe de la péninsule. La visite du Royal Albatros Centre ne présente pas un grand intérêt. Lors de notre visite, seuls quelques oiseaux nichaient sur la pente herbeuse de la falaise. Le spectacle est beaucoup plus intéressant à l’extérieur du centre où l’on admire l’envergure et l’élégance majestueuse de ces oiseaux en vol.
Tout près, Penguin Place permet d’observer les pingouins à yeux jaunes à partir de huttes camouflées mises en place par une ferme privée. Ce pingouin est l’un des plus rares au monde. La colonie ne compte que 5000 individus qui vivent exclusivement sur les côtes néo-zélandaises. Nous aurons l’occasion d’en voir d’autres à Oamaru, un peu plus au nord le long de la côte, là où nichent également les Blue Penguins. Ce sont les plus petits pingouins au monde, avec une taille qui ne dépasse pas 25 centimètres. On ne peut les observer qu’à la tombée de la nuit lorsqu’ils rentrent de leur journée de pêche. C’est un spectacle sympa et émouvant de voir ces petits oiseaux escalader fébrilement le rivage pour aller rejoindre leurs nids au pied de la falaise. Gare aux prédateurs !

Découverte de la Nouvelle Zélande (8)

Poursuivant notre route vers le sud, nous franchissons bientôt le col d’Haast. Son altitude (562 m) est fort modeste, mais ce col marque un changement radical au niveau de la végétation. C’est la fin des forêts et le début des vastes ondulations herbeuses qui font le bonheur des moutons. Lors de notre étape à Wanaka, au bord du lac de même nom, nous assistons au spectacle très néo-zélandais du regroupement, puis là la division d’un troupeau de 3000 moutons. Les quads ont remplacé les chevaux et la montagne résonne des coups de sifflets émis par les fermiers en guise d’ordres à leurs chiens parfaitement dressés pour cette tâche. Lors d’une discussion avec l’un de ces hommes, j’ai fait remarquer que leur viande congelée dans les supermarchés de ma région représentait une concurrence déloyale pour nos éleveurs. S’agissant du cours du marché de la viande, je me suis vite rendu compte que les moutonniers français auraient bien du mal à rivaliser avec leurs homologues néo-zélandais. La conversation a ensuite inévitablement dévié vers le rugby ; le fermier l’avait pratiqué et était un fervent supporter des All Blacks, tout en reconnaissant la qualité du XV de France, Sébastien Chabal en particulier, qui a beaucoup marqué les esprits ici lorsque d’un regard provocateur il a osé défier le haka néo-zélandais !

Les lacs sont particulièrement nombreux dans cette région où ils font le bonheur des pêcheurs de saumons, brown trout ou rainbow trout. L’étape au bord du lac de Te Anau est quasiment obligatoire pour qui veut visiter le Milford Sound situé à 120 km de cette ville. Ce sera aussi l’occasion pour vous de pénétrer dans une des glowworm caves qui constituent l’une des attractions touristiques de la Nouvelle Zélande. C’est tout simplement magique ! Les vers luisants ont élu domicile sur les plafonds de ces grottes où l’on navigue sur une rivière souterraine en ayant l’impression d’avoir la voûte céleste criblée de milliers d’étoiles à portée de main !

Le Milford Sound est l’un des nombreux fjords qui entaillent la côte et il pénètre sur une dizaine de kilomètres à l’intérieur des terres. Le temps était certes couvert lorsque nous avons effectué notre mini croisière sur ce fjord, mais je continue à préférer les fjords majestueux de Norvège, le Geiranger Fjord en particulier, même si certaines brochures locales qualifient le Milford Sound de « plus beau fjord au monde » !