Sismicité en Islande (suite)

La sismicité présente un niveau encore élevé aujourd’hui au niveau de l’Eyjafjallajökull. On se demande, à juste titre, si le volcan Eyjafjoll qui sommeille sous le glacier ne va pas entrer en éruption. Une crise sismique semblable a eu lieu il y a peu de temps sous le Vatanjökull et on se demandait de la même façon si le volcan Bardabunga n’allait pas de réveiller. En fait, aucune activité majeure n’a été observée.

Je voyageais en Islande en 1988 et séjournais dans le NE de l’île à une époque où le volcan Krafla menaçait lui aussi d’entrer en éruption. La sismicité était très élevée. J’avais planté ma tente dans le camping de Reykjalid et une nuit on ressentait des ondes de choc dans le sol. Je pensais réellement que l’éruption était imminente et je suis monté au sommet d’une colline en espérant assister au jaillissement de la lave. La veille, j’avais appris que le sol s’était soulevé de près d’un mètre dans le secteur de la centrale électrique. Donc, tous les éléments semblaient réunis pour que débute une éruption. Je suis même resté une journée de plus dans le secteur, en espérant pouvoir réaliser un scoop photographique ! Pourtant, il ne s’est rien passé. Quelques semaines après mon retour en France, j’ai rencontré Maurice Krafft qui m’a dit que je n’avais rien raté car l’éruption avait avorté, le magma ayant probablement trouvé un autre passage dans les profondeurs de la Terre.

Tous ces événements montrent qu’une éruption islandaise est très difficile à prévoir. A la sismicité volcanique vient s’ajouter celle provoquée par la situation de l’Islande sur la dorsale médio-atlantique et il est quasiment impossible de savoir ce qui se passe réellement sous nos pieds dans cette partie du monde. 

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La sismicité de l’Eyjafjoll ce matin à 7 heures. Les secousses datant de moins de 24 heures sont en rouge. Les étoiles indiquent les événements d’une magnitude supérieure à M3.

Semeru (Indonésie)

drapeaufrancais.jpgL’activité est en augmentation sur le volcan, avec des émissions de cendre d’une hauteur de 50-500 mètres au-dessus du cratère Jonggring Seloko. Depuis le 25 février, les avalanches pyroclastiques ont recommencé à descendre les pentes du volcan, atteignant parfois une distance de 750 mètres. Il est recommandé aux personnes de rester à au moins 4 km du flanc SE du volcan et de ne pas s’approcher du sommet par les autres côtés. Le niveau d’alerte est maintenu à 2, sur une échelle de 4.   

 

drapeau anglais.jpgActivity has increased at the volcano with ash emissions rising 50-500 metres above the Jonggring Seloko crater.  Since February 25th, lava avalanches have resumed at the volcano, with incandescent rock avalanches travelling as far as 750 metres from the crater. People are advised to stay more than 4 km from the volcano on the SE side, and not approach the summit from other sides. The alert level remains at 2, on a scale of 4.

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Panache de cendre du Semeru (Photo: C. Grandpey)

Nouvel accroissement de la sismicité en Islande

drapeaufrancais.jpgOn observe une nouvelle hausse de la sismicité sous l’Eyjafjallajökull (voir image ci-dessous).  Il semblerait donc que le volcan Eyjafjöll ait envie de sortir de son sommeil. Sa dernière éruption, entre décembre 1821 et janvier 1823, avait donné lieu à des émissions de cendre. A noter toutefois que les volcanologues ne sont pas tous d’accord sur l’imminence d’une éruption.

 

drapeau anglais.jpgSeismicity is again increasing under Eyjafjallajökull (see picture her below). This might mean an eruption of the Eyjafjöll volcano is going to happen. The last eruption, between December 121 and 1823, generated ash emissions. However all Icelandic volcanologists do not agree about the imminence of the eruption.  

 

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Chaitén (Chili) [suite]

En cliquant sur le lien au bas de cette note, vous aurez accès à plusieurs images de la NASA, acquises par le spectroradiomètre imageur à résolution modérée (MODIS) à bord  du satellite Aqua. Elles montrent les changements subis par le volcan entre février 2009 et février 2010. Les couleurs sont réelles. On se rend parfaitement compte que les vallées des rivières ont été envahies par les matériaux gris déstabilisés par la pluie au cours des années écoulées et que les retombées de cendre ont profondément affecté la végétation. Les images infrarouges (absentes ici) révèlent que le dôme de lave du Chaitén reste à une température relativement élevée, confirmant les images de la webcam dans ma note précédente sur le volcan.

Les journaux sud-américains font état du nombre de plus en plus important de touristes qui viennent visiter la région, en dépit des dommages subies par la ville de Chaitén et de son état d’abandon décrété par les autorités. Ces dernières attirent l’attention des touristes sur le fait que la couleur du niveau d’alerte est toujours rouge, donc maximale, que l’activité sismique reste élevée et que les vallées restent sous la menace d’avalanches pyroclastiques.

http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/event.php?id=37328