Mont Sinabung (Ile de Sumatra / Indonésie)

drapeau francais.jpgComme je l’écrivais précédemment, il est très difficile de maintenir des habitants dans des camps de fortune pendant une longue période et les évacués du Sinabung sont en train de confirmer mes propos. Faisant fi des mises en garde des autorités, un nombre estimé à plus de 6 000 personnes – sur les 30 000 qui ont fui le volcan – ont décidé de rentrer chez elles, que ce soit à bord de pickups, à moto, ou même à pied. Les unes disent qu’elles ne supportent plus l’exiguïté des logements dans les camps, les autres veulent continuer à travailler dans leurs fermes. Après avoir connu une deuxième phase explosive dimanche, le Sinabung continue à émettre des panaches de gaz, mais de manières moins intense qu’au cours des derniers jours. Personne ne sait comment va évoluer la situation et les autorités reconnaissent qu’il est difficile de retenir les villageois qui ont envie de rentrer chez eux.

Le Jakarta Post d’aujourd’hui indique que le volcan n’a pas connu de nouvelle crise éruptive hier mardi, mais son niveau d’activité est resté élevé avec 18 épisodes de tremor correspondant à des projections de matériaux jusqu’à une centaine de mètres de hauteur

 

drapeau anglais.jpgAs I put it previously, it is very difficult to keep people in refugee camps for a long time and the Sinabung refugees do confirm my writings. Despite the authorities’ warnings, more than 6,000 people – out of 30,000 who fled the volcano – have decided to return home on board pickup trucks, motorcycles or even on foot. Some of them pretend they can no longer bear staying in cramped emergency shelters, while others want to get back and work on their farms. After a second explosion on Sunday, Sinabung is still emitting gas plumes, even though they are less dense than during the past days. Nobody knows what will happen next and local authorities admit it is difficult to persuade villagers to stay in the camps if they feel like going back home.

Today’s Jakarta Post indicates that Mount Sinabung did not go through any eruptive crisis on Tuesday, but it still showed a high level of activity, marked by 18 tremors and 18 spurts of volcanic material, some of which were 100 metres high.

Klyuchevskoy (Kamchatka / Russie)

drapeau francais.jpgUne dépêche de l’agence de presse ITAR-TASS indique que le Klyuchevskoy a émis des nuages montant jusqu’à 8 km d’altitude au cours des dernières 24 heures. Toutefois, les villages à proximité du volcan ne sont pas menacés.

La lave descend sur le versant SE jusqu’à 2500 mètres d’altitude où son contact avec la glace provoque des explosions.

Selon des sismologues russes, une traînée de cendre s’étire sur 30 km au sud du Klyuchevskoy.

 

drapeau anglais.jpgAccording to the ITAR-TASS news agency, the Klyuchevskoi volcano has spewed ash clouds to a height of up to eight kilometres a.s.l. during the past 24 hours.  However, there is no danger to the nearby settlements.

Lava streams descended along the volcano’s south-eastern slope down to 2,500 m a.s.l. A series of blasts were reported on the volcano’s south-western slope when lava touched the glacier.

According to seismologists, an ash trail of 30 kilometres was reported to the south of  Klyuchevskoy.

Réflexions sur l’éruption du Sinabung (Ile de Sumatra / Indonésie)

Comme je l’indiquais précédemment, les volcanologues indonésiens ont mal interprété la situation qui a précédé l’éruption du Sinabung. Ils reconnaissent que l’événement les a surpris et qu’il a fallu évacuer en toute hâte des milliers de personnes dans les villages autour du volcan.

Personnellement, je pense que ces mesures d’évacuation auraient dû être prises dès les premiers soubresauts de ce volcan même s’il n’avait pas connu d’éruption depuis plus de quatre siècles. D’une part, on sait que plus le temps de sommeil d’un volcan de ce type est long, plus son réveil risque d’être violent. D’autre part, l’Indonésie se trouve sur la Ceinture de Feu du Pacifique, avec des « pétards » dont on connaît souvent mal l’histoire et qui peuvent exploser à tout moment.  

Pour se justifier, les autorités indonésiennes font remarquer que le Sinabung est classé en catégorie « B », ce qui signifie qu’il n’est pas nécessaire de le contrôler étroitement, contrairement aux volcans de catégorie « A » qui sont jugés beaucoup plus dangereux. (Il se pourrait  que le Sinabung soit transféré en catégorie « A » au vu des derniers événements.)

Ces mêmes autorités affirment que « la possibilité d’éruption d’un volcan de type « A »  peut être prévue des mois à l’avance car on dispose d’un historique de son activité sismique ». Une telle affirmation semble un peu osée.

D’une part, je pense que le mot « semaines » serait plus approprié que le mot « mois ». Il suffit de se souvenir de la confusion qui a régné autour de la non-éruption du Kelud en novembre 2007 pour savoir que les Indonésiens – comme les autre volcanologues de la planète – ne savent pas prévoir les éruptions !

D’autre part, le problème réel concerne l’évacuation de la population dont la densité est très élevée sur les pentes des volcans indonésiens. Dans une région du monde comme l’Indonésie, le principe de précaution – en l’occurrence l’évacuation de la population – doit être rapidement mis en place, tout en sachant, comme l’a démontré l’épisode du Kelud, qu’il est très difficile de maintenir des habitants dans des camps de fortune pendant une longue période.  

 

Le journal indonésien The Jakarta Post indique ce matin que le Ministère de la Santé va distribuer 30 000 masques de protection aux réfugiés dont le nombre ne cesse d’augmenter.

Les réfugiés du mont Sinabung (Ile de Sumatra / Indonésie)

drapeau francais.jpgD’après l’IRIN (service des Nations Unis pour les affaires humanitaires), beaucoup de personnes parmi les 30 000 évacuées après l’éruption du Sinabung ont un besoin urgent de soins médicaux. Certaines souffrent de diarrhée et de problèmes respiratoires bien que la Croix Rouge ait déjà distribué des masques de protection contre la cendre du volcan. L’éruption a eu lieu sans prévenir et les autorités locales n’étaient pas prêtes à affronter cet événement.

Toutefois, le Service des Nations Unis pour les affaires humanitaires indique que cette éruption a un impact relativement réduit à côté d’autres catastrophes qui frappent le pays et, pour le moment, la situation semble sous contrôle. Aucune aide internationale n’a été sollicitée. Selon l’Index Maplecroft 2010 des Risques de Catastrophes Naturelles, sur 229 pays recensés, l’Indonésie occupe le second rang, juste derrière le Bengladesh en termes de vulnérabilité aux catastrophes naturelles.

 

drapeau anglais.jpgAccording to IRIN (UN service for humanitarian affairs), many of the 30,000 people evacuated after the eruption of Mount Sinabung  need urgent medical care. They have started suffering diarrhoea and respiratory problems although the Red Cross has already distributed 8,500 masks to protect residents against the volcano’s ash. The eruption occurred without warning and the local authorities were not prepared to face the event.  
However, according to the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, this is a considerably low-impact event compared with other disasters that strike the country and at this point, the situation looks under control. No international assistance has been requested.
According to Maplecroft’s natural Disaster Risk Index 2010, of 229 countries surveyed, Indonesia ranked second only to Bangladesh in terms of vulnerability to natural disasters.