Mont Sinabung (Ile de Sumatra / Indonésie)

drapeau francais.jpgConfirmation du nouvel accès de colère du Sinabung. Le Volcanology and Geological Disaster Mitigation Center (PVMBG) indique que l’éruption a été précédée d’une série de séismes superficiels le 6 septembre en soirée. Elle a commencé le 7 septembre à 00h23 pour se terminer à 00h38. Comme je l’écrivais précédemment, elle a été perçue jusqu’à 8 km de distance. Un panache de cendre est monté jusqu’à 5 km de hauteur et provoqué de fortes retombées au SE du volcan. La cendre s’ajoutant à la pluie a entraîné des coupures d’électricité dans sept villages. Le Président  indonésien qui était venu rendre visite aux réfugiés a été contraint de retarder son retour vers Djakarta.

 

drapeau anglais.jpgConfirmation of the new eruptive sequence of Mount Sinabung. The Volcanology and Geological Disaster Mitigation Center (PVMBG) indicates that the eruption was preceded by shallow earthquakes on September 6th in the evening. It lasted from 00:23 to 00h38 on September 7th. As I put it before, it was felt at a distance of 8 km from the volcano. An ash plume rose up to 5 km with ashfall to the SE. Torrential rain together with the ash caused power cuts in seven villages. The Indonesian President who had come to visit the refugees had to delay his return journey to Jakarta.

Géothermie

Lors de mon séjour aux Etats-Unis, j’ai lu dans la presse un article intéressant sur le potentiel géothermique des zones volcaniques. Bien que parfois difficile et coûteuse à exploiter, cette énergie naturelle est capable de produire des quantités d’électricité non négligeables.

Ainsi, en Islande, elle permet de satisfaire au quart des besoins de la population. Je recommande vivement la visite de la centrale qui se trouve dans le nord de l’île, dans la région du volcan Krafla. C’est la plus importante d’Islande, avec une capacité de 60 mégawatts. 

Aux Philippines, 18% de l’électricité est produite à partir de l’énergie du sous-sol.

En Nouvelle-Zélande, la géothermie permet de produire 10% de la consommation d’électricité. La photo ci-dessous montre l’une des nombreuses centrales que l’on rencontre dans le pays.

Beaucoup de gens ignorent que les Etats-Unis sont le premier producteur mondial d’électricité d’origine géothermique, même si elle ne représente que moins de 1% de la production totale du pays. C’est en Californie et dans le Nevada que cette énergie est le plus exploitée et on observe des efforts prometteurs dans l’Oregon, l’Utah, en Alaska et à Hawaii. Certains analystes pensent que les Etats-Unis ont un potentiel suffisant pour produire au moins 20% de leur électricité à partir de la géothermie.

Avec la perspective de voir les énergies fossiles se réduire comme peau de chagrin, l’exploitation de l’énergie du sous-sol volcanique est devenue une priorité dans certaines régions du monde. Comme je l’écrivais précédemment, le Rwanda et le Congo sont en passe de produire de grandes quantités d’électricité avec le méthane qui s’est accumulé au fond du lac Kivu. De plus, cette initiative mettra sûrement les populations à l’abri d’une catastrophe comparable à celle du lac Nyos au Cameroun le 21 août 1986. Le système produit déjà 3,6 MW d’électricité, soit 4% de la production du Rwanda et on espère atteindre 50 et 100 MW dans les prochaines années.

L’article oublie de mentionner l’Italie qui a longtemps fait figure de pionnière en géothermie, avec la célèbre centrale de Larderello en Toscane qui, elle aussi, mérite une visite. Aujourd’hui, l’Italie concentre 10% de la géothermie mondiale avec une puissance installée de 843 MW, au quatrième rang derrière les Etats-Unis (3093 MW), les Philippines (1094 MW) et le Mexique (958 MW) mais devant la Nouvelle-Zélande (628 MW) et l’Islande (575 MW).

En France, la géothermie occupe actuellement la 3ème place des énergies renouvelables, en terme d’énergie produite, derrière la biomasse et l’hydraulique. C’est un début encourageant, mais il reste beaucoup à faire pour que cette énergie occupe la place qu’elle mérite.

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Centrale géothermique en Nouvelle Zélande (Photo: C. Grandpey)

Mont Sinabung (Ile de Sumatra / Indonésie)

drapeau francais.jpgSelon plusieurs articles de presse, le Sinabung aurait connu une nouvelle phase explosive le mardi 6 septembre vers 4 heures du matin (heure locale), avec un panache de cendre de 5 km de hauteur. L’explosion, qui a été perçue jusqu’à 8 km de distance, était plus violente que les précédentes.

 

drapeau anglais.jpgAccording to several news reports, Mount Sinabung went through a new explosive phase on Tuesday September 6th at 4 a.m. or so (local time), with an ash plume as high as 5 km. The explosion which could be felt as far as 8 km away was the most powerful since the volcano went back to life a few days ago.

 

 

Ekarma (Iles Kouriles / Russie)

drapeau francais.jpgAu cours d’une mission d’observation du Sarychev le 10 août dernier, des scientifiques russes ont vu un panache de vapeur qui s’échappait du volcan Ekarma, sur une autre île des Kouriles et atteignait près de 2 km d’altitude. Une visite de ce volcan le 24 août a permis d’observer des émissions continues de gaz à partir d’une nouvelle bouche sur le versant sud, à 250 mètres du sommet. Les abords de cette bouche  étaient recouverts de cendre fine sur une épaisseur de plus de 5 cm. Des dépôts de lahars récents étaient aussi visibles su le versant sud. Il est probable qu’une petite éruption a eu lieu en juin ou juillet 2010 mais l’Ekarma ne possède pas de surveillance sismique et, comme la plupart de ses voisins des Kouriles, les informations sont essentiellement données par les images satellites.

Source : Global Volcanism Network.

 

drapeau anglais.jpgDuring an observation mission of Sarychev peak on August 10th, Russian scientists observed a vigorous steam plume from Ekarma – another island of the Kuril Islands – that rose to an altitude of nearly 2 km a.s.l. On August 24th, a visit of this volcano allowed to observe continuous vigorous gas emissions from a new vent located on the southern flank, about 250 metres below the summit. The flanks had been blanketed by a layer of fine ash with a thickness exceeding 5 cm in the vicinity of the vent. Two recent lahar deposits were seen on the southern flank. It is likely that a small eruption occurred in June or July 2010 but Ekarma does not have a seismic network; satellite image analysis is the primary tool for monitoring many of the Kuril Islands volcanoes.

Source: Global Volcanism Network.

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L’Ekarma vu depuis la navette spatiale
(Avec l’aimable autorisation de la NASA)