Planchón-Peteroa (Chili)

drapeau francais.jpgSelon le SERNAGEOMIN (l’équivalent de notre BRGM), le volcan Planchón (aussi connu sous l’appellation Planchón-Peteroa) sur le frontière entre le Chili et l’Argentine, est entré en éruption au cours des derniers jours, avec des émissions de gaz et de matériaux pyroclastiques. Lundi, le panache montait jusqu’à 1200 mètres au-dessus du cratère. Le volcan, situé à environ 200 km au sud de Santiago, émet un panache de gaz depuis plusieurs années. L’éruption est qualifiée de « mineure » par le SERNAGEOMIN.

Le GVN indique que « les éruptions historiques du complexe Planchón-Peteroa sont explosives pour la plupart, même si des coulées de lave sont apparues en 1837 et 1937 ». La dernière éruption a eu lieu en 1998.

Le Ministère de l’Intérieur a mis en alerte plusieurs communes situées à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de l’édifice. Elles se trouvent le long des rivières qui descendent du volcan et le risque de lahars doit être pris en considération. .

 

 

drapeau anglais.jpgAccording to Chile’s National Geology and Mining Service, the Planchón volcano (also known as Planchón-Peteroa), on the border between Argentina and Chile, started erupting in the past few days, spewing pyroclastic material and gases. On Monday, the plume reached as high as 1,200 metres above the crater. The volcano, which is located 200 km south of Santiago, has had a permanent plume of smoke for several years. The geology service described the eruption as « minor. »

According to the Global Volcanism Network, « historical eruptions from the Planchón-Peteroa complex have been dominantly explosive, although lava flows were erupted in 1837 and 1937 ». The last eruption occurred in 1998.

The Interior Ministry has warned several villages located 30 miles NW of Planchón, along the rivers coming from the volcano, against the risk of possible lahars.

Soufriere Hills (Ile de Montserrat)

drapeau francais.jpgLes bulletins du MVO se suivent et se ressemblent. En effet, l’activité du volcan est restée faible la semaine dernière. On a enregistré 8 signaux d’éboulements, quatre événements volcano-tectoniques, un événement longue période et quatre séismes hybrides.

La lente dégradation du dôme se poursuit, accompagnée de petites coulées pyroclastiques qui ne parcourent guère plus de 1,5 km, essentiellement dans la Gages Valley. Le passage de la tempête Earl et les fortes pluies qui l’ont accompagnée ont provoqué de nombreux lahars dans la plupart des vallées.

Les émissions moyennes de SO2 sont de 376 tonnes par jour, avec un maximum de 428 tonnes et un minimum de 324.

Le niveau d’alerte reste à 3.

 

drapeau anglais.jpgThe activity reports issued by the MVO all look the same. Indeed, activity at the Soufrière Hills Volcano has still been low over the past week. 8 rockfall signals, 1 long-period, 4 volcano tectonic and 4 hybrid earthquakes have been recorded.

Slow degradation of the lava dome continues with occasional small pyroclastic flows whose maximum runout is 1.5 km, mainly in Gages valley. The passing of hurricane Earl and the heavy rains that accompanied it triggered numerous lahars in most valleys.   

The average SO2 measurement is 376 tons per day, with a maximum of 428 and a minimum of 324 tons per day.  .

The alert level is kept at 3.

Mont Sinabung (Ile de Sumatra / Indonésie)

drapeau francais.jpgConfirmation du nouvel accès de colère du Sinabung. Le Volcanology and Geological Disaster Mitigation Center (PVMBG) indique que l’éruption a été précédée d’une série de séismes superficiels le 6 septembre en soirée. Elle a commencé le 7 septembre à 00h23 pour se terminer à 00h38. Comme je l’écrivais précédemment, elle a été perçue jusqu’à 8 km de distance. Un panache de cendre est monté jusqu’à 5 km de hauteur et provoqué de fortes retombées au SE du volcan. La cendre s’ajoutant à la pluie a entraîné des coupures d’électricité dans sept villages. Le Président  indonésien qui était venu rendre visite aux réfugiés a été contraint de retarder son retour vers Djakarta.

 

drapeau anglais.jpgConfirmation of the new eruptive sequence of Mount Sinabung. The Volcanology and Geological Disaster Mitigation Center (PVMBG) indicates that the eruption was preceded by shallow earthquakes on September 6th in the evening. It lasted from 00:23 to 00h38 on September 7th. As I put it before, it was felt at a distance of 8 km from the volcano. An ash plume rose up to 5 km with ashfall to the SE. Torrential rain together with the ash caused power cuts in seven villages. The Indonesian President who had come to visit the refugees had to delay his return journey to Jakarta.

Géothermie

Lors de mon séjour aux Etats-Unis, j’ai lu dans la presse un article intéressant sur le potentiel géothermique des zones volcaniques. Bien que parfois difficile et coûteuse à exploiter, cette énergie naturelle est capable de produire des quantités d’électricité non négligeables.

Ainsi, en Islande, elle permet de satisfaire au quart des besoins de la population. Je recommande vivement la visite de la centrale qui se trouve dans le nord de l’île, dans la région du volcan Krafla. C’est la plus importante d’Islande, avec une capacité de 60 mégawatts. 

Aux Philippines, 18% de l’électricité est produite à partir de l’énergie du sous-sol.

En Nouvelle-Zélande, la géothermie permet de produire 10% de la consommation d’électricité. La photo ci-dessous montre l’une des nombreuses centrales que l’on rencontre dans le pays.

Beaucoup de gens ignorent que les Etats-Unis sont le premier producteur mondial d’électricité d’origine géothermique, même si elle ne représente que moins de 1% de la production totale du pays. C’est en Californie et dans le Nevada que cette énergie est le plus exploitée et on observe des efforts prometteurs dans l’Oregon, l’Utah, en Alaska et à Hawaii. Certains analystes pensent que les Etats-Unis ont un potentiel suffisant pour produire au moins 20% de leur électricité à partir de la géothermie.

Avec la perspective de voir les énergies fossiles se réduire comme peau de chagrin, l’exploitation de l’énergie du sous-sol volcanique est devenue une priorité dans certaines régions du monde. Comme je l’écrivais précédemment, le Rwanda et le Congo sont en passe de produire de grandes quantités d’électricité avec le méthane qui s’est accumulé au fond du lac Kivu. De plus, cette initiative mettra sûrement les populations à l’abri d’une catastrophe comparable à celle du lac Nyos au Cameroun le 21 août 1986. Le système produit déjà 3,6 MW d’électricité, soit 4% de la production du Rwanda et on espère atteindre 50 et 100 MW dans les prochaines années.

L’article oublie de mentionner l’Italie qui a longtemps fait figure de pionnière en géothermie, avec la célèbre centrale de Larderello en Toscane qui, elle aussi, mérite une visite. Aujourd’hui, l’Italie concentre 10% de la géothermie mondiale avec une puissance installée de 843 MW, au quatrième rang derrière les Etats-Unis (3093 MW), les Philippines (1094 MW) et le Mexique (958 MW) mais devant la Nouvelle-Zélande (628 MW) et l’Islande (575 MW).

En France, la géothermie occupe actuellement la 3ème place des énergies renouvelables, en terme d’énergie produite, derrière la biomasse et l’hydraulique. C’est un début encourageant, mais il reste beaucoup à faire pour que cette énergie occupe la place qu’elle mérite.

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Centrale géothermique en Nouvelle Zélande (Photo: C. Grandpey)