Erta Ale (Ethiopie)

drapeau francais.jpgLa région de l’Erta Ale ne semble guère sûre en ce moment. Une dépêche de l’agence Reuters indique que des hommes armés, apparemment formés et équipés par le gouvernement érythréen, ont tué cinq touristes étrangers dans la région éthiopienne de l’Afar. Selon un diplomate allemand qui n’a pas précisé le nombre de morts, des ressortissants allemands figurent parmi les victimes de l’attaque qui a eu lieu lundi en fin de journée. La télévision éthiopienne a ajouté que deux autres touristes avaient été sérieusement blessés tandis qu’un autre avait réussi à s’échapper et était indemne.
L’agence Reuters indique par ailleurs que les seuls étrangers à fréquenter la région inhospitalière de l’Afar sont des chercheurs ou des touristes en mal d’aventure qui viennent admirer les merveilles de la dépression du Danakil avec ses mines de sel et ses volcans.
La presse allemande précise que le groupe de touristes se trouvait à proximité de l’Erta Ale et que le Ministère des Affaires Etrangères allemand met en garde ses ressortissants sur son site Internet sur les risques de se trouver confronté à des bandits et à d’autres dangers dans le secteur du volcan.

drapeau anglais.jpgIt looks as if the area around Erta Ale volcano is not safe at the moment. According to a news report from the Reuters press agency, gunmen – members of a group that was trained and armed by the Eritrean government – have killed five foreign tourists in Ethiopia’s Afar region.
A Western diplomat declared German nationals were among those killed in the shooting which happened late on Monday. He did not confirm the total number of dead. Ethiopian state television said two other tourists had been seriously wounded in the attack, while another tourist had escaped unharmed.
Reuters indicates that the only foreigners who normally brave the inhospitable Afar are researchers and adventure tourists visiting geographical wonders such as the Danakil Depression with its ancient salt mines and volcanoes.
A German media report said the group of tourists had been close to the Erta Ale volcano. Germany’s Foreign Ministry carries a travel warning on its website alerting German nationals to banditry and other dangers in the area around the volcano.

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Voici ce que l’on peut lire sur le site du Ministère des Affaires Etrangères français à propos de la région du Danakil et de l’Erta Ale.
Au Nord, les déplacements dans l’ensemble de la zone frontalière sont formellement déconseillés.
Dépression des Danakils :
D’une façon générale, les déplacements touristiques dans les régions du Mont Dallol et du volcan Erta Ale ne sont pas recommandés. En effet, plusieurs attaques et tentatives d’enlèvement contre des touristes étrangers s’y sont déroulées en 2007, 2008 et 2009. Par ailleurs, des véhicules ont été détruits par des mines en 2009.
Même si ces deux régions sont situées au sein d’une zone sensible en raison de la proximité avec l’Érythrée, aucun fait marquant s’agissant de la sécurité des touristes n’a toutefois été relevé depuis deux ans. Les autorités éthiopiennes ont en effet renforcé leur présence dans cette région, et les conditions et les modalités d’accès ont été considérablement améliorées.
Si, toutefois, les voyageurs souhaitaient se rendre dans cette région, sous leur propre responsabilité, il leur est vivement recommandé de programmer leur séjour par l’intermédiaire de tours-opérateurs professionnels et qualifiés ayant des liens avec les services de sécurité locaux. En effet, le secteur du tourisme comporte de nombreuses officines proposant des services de qualité inégale, notamment certaines agences de voyages qui proposent des aventures sur les sites de volcans (Erta Ale, Dallol) en travaillant avec des sous-traitants locaux dont le manque de professionnalisme met leurs clients en danger. Il faut donc distinguer les prestations qualifiées de celles qui pourraient s’avérer hasardeuses.
Il n’est pas inutile de rappeler à chacun les conditions extrêmes dans lesquelles se fait tout déplacement dans la dépression des Danakil et qu’il convient de s’assurer du sérieux et du professionnalisme des accompagnateurs.

Eruption en Mer Rouge (suite…et fin?)

drapeau francais.jpgAu vu des images satellites, il semble que l’éruption soit terminée en Mer Rouge. L’archipel Zubair compte donc maintenant une île supplémentaire. La photo ci-dessous a été prise le 15 janvier 2012 par le satellite Earth Observing-1.
Il suffit de cliquer sur ce lien pour obtenir une image en haute résolution :
http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/view.php?id=76950

drapeau anglais.jpgThe volcanic eruption in the Red Sea appears to have stopped, leaving behind a newborn island in the Zubair Archipelago. The photo here below was taken by the earth Observing-1 satellite on January 15th, 2012.
Just click on this link to get a high-resolution image:
http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/view.php?id=76950

 

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Avec l’aimable autorisation de la NASA

Puyehue (Chili)

drapeau francais.jpgLe Puyehue fait décidément bien des misères aux aéroports sud-américains, en particulier en Argentine où celui de Bariloche est à nouveau fermé à cause de la cendre rejetée par le volcan. La fermeture intervient seulement trois jours après la réouverture de l’aéroport qui faisait suite à un arrêt de 7 mois à cause de cette même cendre. En effet, les vols à destination de Bariloche avaient repris vendredi après avoir été interrompus depuis le 5 juin 2011, date du début de l’éruption du Puyehue.
Bariloche et les villes voisines (Villa la Angostura et San Martin de Los Andes) sont des destinations touristiques appréciées des skieurs en hiver et des randonneurs et des pêcheurs en été. L’arrêt des vols à Bariloche avait profondément affecté le tourisme dans la région.
Source : BBC News.

drapeau anglais.jpgPuyehue is again causing trouble to South American airports, mainly in Argentina where Bariloche Airport is again closed because of the ash vomited by the Chilean volcano.  
The closure comes three days after flights had resumed following a seven-month suspension due to the ash. Commercial flights to Bariloche had resumed on Friday for the first time since the Puyehue volcano erupted on June 5th 2011.  
Bariloche, and nearby Villa la Angostura and San Martin de Los Andes are popular destinations for people wanting to ski in winter, and go trekking and fishing in summer.
But the lack of flights has badly hit the tourism industry in the area.
Source : BBC News.

Merapi (Ile de Java / Indonésie)

L’éruption du Merapi en novembre 2010 a été dévastatrice. Quelque 350 personnes ont perdu la vie et des centaines de milliers d’autres ont été contraintes d’abandonner leurs maisons trop exposées aux coulées pyroclastiques vomies par le volcan. Les autorités indonésiennes estiment à plus de 600 millions de dollars les pertes économiques, que ce soit au niveau de l’agriculture ou du tourisme. Aujourd’hui encore, le visiteur assiste à des scènes de désolation avec des maisons à moitié brûlées et des arbres calcinés qui dressent leurs branches mortes au-dessus d’une terre recouverte par la cendre grise du volcan.
Dans une note intitulée « Merapi mon amour », j’avais expliqué au moment de l’éruption l’attachement très fort des Indonésiens à leur terre et leur réticence à l’abandonner, même quand le danger était présent. Dès que le niveau d’alerte a été abaissé, de très nombreuses familles ont regagné leurs habitations, tout en étant conscientes qu’une nouvelle colère du volcan pourrait les anéantir. Ainsi, à Srunen, dans le district de Cangkringan, les villageois ont reconstruit leurs maisons de briques en dépit des propositions du gouvernement qui leur proposait de l’argent (3200 dollars) et un lopin de terre dans une région plus sûre. Ces villageois ont refusé de partir sous prétexte que la superficie des terres proposées était ridicule à côté de l’espace que leur offre les pentes du Merapi.
Tout près, la reprise d’une nouvelle vie dans la région de Srunen est parfois difficile. En attendant que leurs vaches puissent à nouveau donner du lait, certains villageois vendent sur le bord de la route qui conduit au volcan des fruits achetés à des producteurs. Le revenu est donc particulièrement maigre. .  
A côté des villageois autorisés à revenir vivre au pied du volcan en dépit du danger, d’autres n’ont pas eu cette chance et ils doivent continuer à vivre dans des camps de fortune. C’est le cas des habitants du village de Glagahmalang qui est enfoui à jamais sous la cendre du Merapi. Leur vie a totalement changé. Certains paysans qui possédaient, pour certains, deux maisons, cinq vaches et de la terre cultivable se retrouvent maintenant dans une maison de deux pièces de 6 mètres sur 6. Leurs revenus dépendent en grande partie de l’argent extérieur – des dons en particulier – qui se fait de plus en plus rare.
Pendant ce temps, le Merapi est calme mais on sait que, tôt ou tard, une nouvelle éruption se produira avec les mêmes conséquences pour les villages sur ses pentes. Nous reverrons alors les mêmes scènes de désolation, les évacuations, les camps de réfugiés et, quelques mois plus tard, le retour des paysans sur leurs terres recouvertes de cendre. C’est cela, la vie sur le Merapi…

Source: Voice of America et presse locale indonésienne.

 

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Scène de désolation après la dernière éruption du Merapi.