Tungurahua (Equateur)

drapeau francais.jpgSuite à la récente reprise d’activité du Tungurahua, les autorités équatoriennes conseillent fortement l’évacuation de quatre villages sur les pentes du volcan. Quelque 700 personnes vivent dans des fermes qui se trouvent menacées par les colonnes de cendre, les nuages de gaz et les avalanches de blocs incandescents en provenance du sommet de la montagne.

 

drapeau anglais.jpgDue to the recent increase in Tungurahua’s activity, Ecuador’s government is urging four villages to evacuate. About 700 people live in the mainly farming communities on the slopes of the volcano and are under threat of the columns of ash, clouds of gas and cascading hot rocks from the summit.

 

Histoire de vis (Galeras / Colombie)

Dans ma dernière note à propos du Galeras (Colombie), je mentionnais la présence de séismes de type « tornillo », souvent annonciateurs d’événements explosifs violents sur ce volcan. Plusieurs blogonautes m’ont demandé des éclaircissements sur le mot « tornillo » qui signifie « vis » en espagnol.

Les « tornillos » sont des séismes volcaniques longue période d’une durée de plusieurs minutes dont l’amplitude décroît avec un « signal en forme de vis », d’où le nom qui leur a été donné. Ils représentent l’éclatement des roches encaissantes suite à l’augmentation de pression des fluides lors de la progression du magma dans la croûte.

S’agissant du Galeras, on a remarqué qu’il y avait souvent une corrélation entre le nombre de « tornillos » pré-éruptifs et le volume de matériaux éjectés pendant l’éruption. Cela pourrait indiquer une relation entre le volume de magma présent durant l’intrusion et le nombre de « tornillos ». Ces signaux sismiques ont été repérés pour la première fois sur des volcans comme le Redoubt en Alaska ou le Nevado del Ruiz en Colombie. On les a, par la suite, identifiés sur le Mont St Helens avant l’éruption de 2004. On a reproché à Stanley Williams d’avoir ignoré leur présence sur le Galeras lors de l’explosion de 1993 qui a entraîné la mort de 6 scientifiques et 3 touristes.

Voici un exemple de « tornillos » visible sur l’excellent site Internet d’Erik Klemetti :

http://www.wired.com/wiredscience/eruptions

Tornillos-blog.jpg

 

El Hierro (Iles Canaries / Espagne)

drapeau francais.jpgLe dernier rapport de l’Institut Espagnol d’Océanographie, publié suite aux observations effectuées à bord du navire ‘Ramon Margalef » indique qu’il n’y a actuellement « aucune preuve d’un dégazage ou d’un nouveau foyer éruptif dans la partie nord du rift d’El Hierro.

Les mesures de concentration de gaz dissous dans l’eau de mer ont été effectuées entre les 5 premiers mètres au-dessus du plancher marin et la surface de l’océan. Les premiers résultats révèlent l’absence de concentrations de H2S dans les 100 mètres au-dessus du plancher. De plus, le pH, la température, la salinité et la concentration de CO2 dissous sont parfaitement normaux dans les eaux à cette profondeur.

Dans le même temps, on continue à observer des « jacuzzis » au sud de l’île. Il semblerait, au vu de certains indices (morceaux de lave flottant à la surface de la mer), que l’activité se rapproche du rivage mais la profondeur est encore trop importante et l’activité pas suffisamment intense pour que naisse une éruption surtséyenne.

 

 

drapeau anglais.jpgThe latest report by the Spanish Institute of Oceanography (IEO), from the research vessel ‘Ramon Margalef,’ has concluded that there is currently ‘no significant evidence of outgassing from volcanic eruption or a new focus in the northern rift the island of El Hierro.’
Concentrations were determined in different gases dissolved in the seawater from the first 5 metres above the seafloor to the surface of the ocean. The first results reveal the absence of hydrogen sulphide concentrations in the upper 100 metres above the ocean floor. Besides, the pH, temperature, salinity and dissolved CO2 concentration are completely normal for these waters and these depths.

Meantime, the « jacuzzis » persist to the south of the island with some indication (chunks of lava floating at the surface of the sea) that they might be closer to shore than before – however, they still don’t appear to be in shallow enough water or vigorous enough activity to be surtseyan in nature.