L’éruption du Nyiamulagira: une attraction touristique

L’éruption du Nyiamulagira continue et est en train de devenir une attraction touristique. La lave s’écoule depuis le 6 novembre dans une zone inhabitée et ne menace pas les gorilles qui font également la réputation de la région.

Le Parc National des Virunga a mis en place une structure destinée aux personnes intéressées par le spectacle de fontaines de lave jaillissant jusqu’à 200 mètres de hauteur. Il leur faudra pour cela débourser 300 dollars (environ 220 euros), ce qui leur permettra en outre de bénéficier d’une escorte armée dans cette région où le banditisme est toujours présent.

Un camp avec plusieurs tentes a été installé à proximité de l’éruption qui ne semble pas près de se terminer. Certains disent même qu’elle pourrait durer des semaines, voire des mois, mais cela reste à prouver. Il n’est pas interdit de rêver !

En début de semaine, six touristes avaient participé à la petite expédition de 3 ou 4 heures permettant d’atteindre le site d’observation. 24 autres personnes s’étaient inscrites pour la fin de cette semaine. Le Parc assure le transport depuis la ville de Goma.

Source : The Vancouver Sun.

 

 

 

El Hierro: une ambiance éruptive chez les scientifiques!

Alors que la situation semble relativement stable sur le plan volcanique à El Hierro, on peut lire dans le quotidien El País qu’elle semble plutôt éruptive au sein de la communauté scientifique espagnole. Au cours d’une réunion de coordination qui s’est tenue le 10 novembre à Madrid, les scientifiques d’organismes officiels comme le Conseil Supérieur de Recherche Scientifique (CSIC) ou l’Institut Espagnol d’Océanographie ont regretté de ne pouvoir avoir accès aux données officielles concernant l’éruption d’El Hierro. Selon eux, cette « dissimulation » est une entrave à la publication dans les revues scientifiques et à la réalisation de travaux de recherche. Ils font remarquer qu’ils avaient eu accès à toutes les données nécessaires lors des éruptions en Islande alors que pour El Hierro, ils accusent l’Institut Géographique National (IGN) de « retenir les informations pour monopoliser les publications ».

Au cours de la réunion, l’accent a été mis sur « la division profonde » entre les organismes susceptibles d’étudier l’éruption d’El Hierro. Il y a d’abord eu le retard pour obtenir un bateau océanographique puis le manque d’experts en vulcanologie dans l’IGN et la réouverture du tunnel de l’île contre les études scientifiques.

Le vice-président du CSIC a reconnu ces dysfonctionnements et la nécessité d’apporter des améliorations mais il a insisté sur  la gestion « très professionnelle et correcte de l’IGN.

Au cours de la réunion, il a été demandé un « ramassage systématique d’échantillons des produits éruptifs », une « bathymétrie comparative pour déterminer la profondeur exacte à laquelle se trouve l’édifice volcanique » et une analyse approfondie « du signal de tremor  pour pouvoir déterminer l’existence de l’un ou plus de foyers de tremor, ce qui pourrait indiquer l’existence d’autres foyers éruptifs dans d’autres points d’El Hierro, comme par exemple la zone nord de l’île ».

Source : Journal El País: http://www.elpais.com/articulo/sociedad/Cientificos/organismos/oficiales/denuncian/opacidad/datos/Hierro/elpepusoc/20111116elpepusoc_19/Tes