Détection des gaz volcaniques

Il y a quelques mois, une équipe de géochimistes de la NASA qui travaillait sur la meilleure façon de détecter les fuites de gaz sur le pas de tir de la navette spatiale s’est rendue compte qu’un tel système pourrait être utilisé pour détecter les gaz potentiellement dangereux qui s’échappent des volcans. Cela permettrait de protéger les populations qui vivent à proximité en leur donnant le temps d’évacuer à temps. A long terme, l’idée serait de pouvoir caractériser les volcans en fonction de leur activité.

S’agissant de la navette spatiale, le but des scientifiques américains était de réduire à une taille minimale le détecteur de fuites de gaz sur la pas de tir afin qu’il puisse être transporté à la main ou dans un sac à dos, introduit dans une voiture ou un véhicule spatial. .

C’est au cours d’une conférence au Costa Rica que les géochimistes américains ont été contactés par des scientifiques locaux qui leur ont fait part de leur intérêt pour ce détecteur et de ses applications dans le domaine volcanologique, étant donné que de nombreuses localités du pays se trouvent à proximité de volcans actifs, avec des zones où les émissions de gaz carbonique sont souvent élevées.

Testé sur le terrain, le détecteur a permis de repérer des poches de gaz et de montrer leur évolution. Installé à bord de trois types d’avions différents, il a modélisé les composants chimiques des panaches volcaniques en trois dimensions avec un très haut niveau de précision.

Par la suite, les chercheurs ont installé le détecteur sur le siège arrière d’une voiture et ont traversé des villes du Costa Rica afin d’échantillonner l’air ambiant. Ils l’ont aussi transporté à la main sur plusieurs volcans. L’idéal serait de l’embarquer à bord de drones et de pénétrer à l’intérieur des panaches de gaz pendant une éruption sans pour autant mettre le pilote en danger.

A plus long terme, on pourrait envisager d’installer de tels détecteurs sur tous les volcans susceptibles d’entrer en éruption. Les informations ainsi obtenues pourraient aider les autorités à décider d’évacuer éventuellement la population menacée.

Je découvre cet article qui date de plusieurs mois quelques jours après l’hommage rendu à François Le Guern qui a passé une grande partie de sa vie à étudier les gaz volcaniques. Pour celui qu’il appelait son « patron,  Haroun Tazieff, les gaz étaient le moteur de l’éruption et leur étude devait passer avant les matériaux expulsés pendant la colère d’un volcan.

 

Source : Le site Internet de la NASA.

 

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