Aide aux sinistrés du Merapi (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais.jpgBonne nouvelle en provenance d’Indonésie : Jeffe Castan vient de m’informer que l’opération « Barclay Solidarité Bumerijo » entre dans sa phase finale. Vous trouverez tous les détails, ainsi que des photos, sur le site de Jeffe :

http://indonesia-zamrud-khatulistiwa.blogspot.com/2011/04/barclay-solidarite-bumirejo.html

http://indonesia-zamrud-khatulistiwa.blogspot.com/2011/04/barclay-solidarite-bumirejo-day-2.html

http://indonesia-zamrud-khatulistiwa.blogspot.com/2011/04/barclay-solidarite-bumirejo-day-3.html

 

drapeau anglais.jpgGreat news from Indonesia : Jeffe Castan has just informed me that the « Barclay Solitarity Bumerijo » operation is entering its final stage. You’ll find all the details and photos on Jeffe’s website:

http://indonesia-zamrud-khatulistiwa.blogspot.com/2011/04/barclay-solidarite-bumirejo.html

http://indonesia-zamrud-khatulistiwa.blogspot.com/2011/04/barclay-solidarite-bumirejo-day-2.html

http://indonesia-zamrud-khatulistiwa.blogspot.com/2011/04/barclay-solidarite-bumirejo-day-3.html

Kizimen (Kamchatka)

drapeau francais.jpgD’après les derniers rapports du KVERT, la sismicité se maintenait à un niveau élevé début avril sur le Kizimen, avec un grand nombre de séismes superficiels et la persistance du tremor volcanique. Les images satellites ont également révélé une forte anomalie thermique. Les nuages de cendre et de vapeur s’étiraient dans plusieurs directions, jusqu’à 259 km de distance. La couleur du niveau d’alerte pour l’aviation reste à l’Orange.

Au vu des données satellitaires, il se peut qu’une éruption ait eu lieu le 7 avril avec un panache s’élevant à 3,7 km d’altitude. Une autre éruption le 10 avril a généré un panache montant à 4,3 km.

 

drapeau anglais.jpgAccording to KVERT’s latest reports, seismicity from Kizimen was high early in April, with many shallow volcanic earthquakes and volcanic tremor continuing to be detected. Satellite images showed a large thermal anomaly on the volcano. Ash and gas-and-steam plumes drifted multiple directions as far as 259 km. The aviation colour code remains at Orange.

Based on analyses of satellite imagery, a possible eruption on April 7th produced a plume that rose to an altitude of 3.7 km a.s.l. Another possible eruption on April 10th produced a plume that rose to an altitude of 4.3 km a.s.l.

 

Le point chaud de Yellowstone (Etats Unis)

Dans un document que vient de publier l’Université de l’Utah, on apprend que des géophysiciens américains ont réalisé la première image à grande échelle de la conductivité électrique du panache gigantesque de roche en fusion (au moins partielle) qui alimente le « super volcan » de Yellowstone. Cette image montre que le panache est encore plus imposant que celui révélé par les images réalisées à partir des ondes sismiques. 

Ces dernières avaient fait l’objet d’une étude en décembre 2009 et avaient permis de délimiter la « tuyauterie » qui alimente le volcan de Yellowstone. En effet, les ondes sismiques se déplacent rapidement à travers les roches froides et plus lentement à travers les roches chaudes. Les mesures de vitesse des ondes sismiques avaient donc permis d’obtenir une image en trois dimensions, tout comme les rayons X sont combinés pour réaliser un scan médical.

Les images obtenues à partir des données sismiques avaient révélé que le panache de roche en fusion à très haute température descendait de la surface en formant un angle de 60° et s’étirait sur une distance de 240 km en direction de l’ouest-nord-ouest pour plonger à une profondeur de 650 km à hauteur de la limite entre les états de Montana et de l’Idaho, limite au-delà de laquelle ne peut aller l’imagerie sismique.

Dans la dernière étude, les images de la conductivité électrique du panache montrent que la partie conductrice plonge de manière moins brutale, avec un angle de seulement 40° (au lieu de 60), en direction de l’ouest et s’étire sur une distance de 640 km d’est en ouest. L’image « géoélectrique », quant à elle, ne peut atteindre une profondeur supérieure à 320 km.

En dépit de ces différences, il s’avère que le corps qui conduit l’électricité se trouve sensiblement au même endroit et présente la même forme avec les deux types de mesures.

La dernière étude ne fait toutefois jamais état du risque d’éruption cataclysmale dans la caldeira de Yellowstone, comme cela s’est produit à trois reprises au cours des deux derniers millions d’années.

Le document de l’Université de l’Utah rappelle qu’il y a 17 millions d’années le panache éruptif qui se situe actuellement sous Yellowstone a entraîné une première éruption dans une zone qui se trouve de nos jours à la croisée des chemins des états d’Oregon, Idaho et Nevada. Tandis que la plaque nord-américaine se déplaçait lentement vers le sud-ouest en passant au-dessus du point chaud, plus de 140 éruptions ont eu lieu le long d’une ligne allant vers le nord-est dans la région actuelle de la Plaine de la Snake River, dans l’Idaho.

Le point chaud s’est finalement trouvé à la verticale de Yellowstone il y a quelque 2 millions d’années, produisant trois énormes éruptions il y a 2 millions, 1,3 millions et 642 000 ans. Deux de ces éruptions ont recouvert de cendre la moitié de l’Amérique du nord, avec des quantités 2500 et 1000 fois supérieures à celles émises par l’éruption du Mont St Helens en 1980. D’autre éruptions de moindre importance ont eu lieu entre ces deux événements et dans les années qui ont suivi, jusqu’à il y a 70 000 ans.  

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Le Norris Geyser Basin, l’un des endroits les plus chauds de la caldeira de Yellowstone
(Photo: C. Grandpey)

 

Les leçons de l’éruption de l’Eyjafjallajökull (Islande)

drapeau francais.jpgHier 13 avril, bon nombre de radios et sites Internet ont rappelé que c’était le premier anniversaire de l’éruption du « petit volcan islandais » qui a tellement perturbé le trafic aérien en Europe !

Les leçons à tirer de l’éruption de l’Eyjafjallajökull sont très simples :

1) Nous ne sommes pas capables de gérer un nuage de cendre volcanique au niveau du trafic aérien. Il est tout de même intéressant de remarquer que l’éruption du Merapi, quelques mois plus tard, avec des nuages de cendre beaucoup plus volumineux, n’a pratiquement pas eu de répercussions sur le trafic aérien en Asie, hormis l’annulation de quelques vols entre Djakarta et Yogyakarta !   

2) Nous sommes incapables de prévoir le déroulement d’une éruption volcanique. Plusieurs scientifiques (H. Tazieff les aurait appelés « pseudo scientifiques » !) ont affirmé à l’époque que l’éruption durerait plusieurs mois, prédiction totalement fausse !

3) Nous ne sommes pas capables de prévoir une éruption et il est risqué de se fier à la théorie des cycles volcaniques. Le Katla était censé entrer en éruption peu de temps après l’Eyjafjoll ; or, une année s’est écoulée et on ne voit toujours rien venir… !

 

drapeau anglais.jpgYesterday, a good number of radios and websites reminded us that it was the first anniversary of the Icelandic eruption that disrupted so much air traffic in Europe.

The lessons to draw from the Eyjafjallajökull eruption are very easy:

1) We are not able to deal with an ash cloud as far as air traffic is concerned. By the way, it is very strange to notice that the eruption of Mount Merapi – with far more voluminous ash clouds – a few months later hardly disrupted air traffic in Indonesia, except a few cancellations between Jakarta and Yogyakarta!

2) We are not able to predict a volcanic process. Several scientists (H. Tazieff would have called them « pseudo-scientists »!) asserted the Icelandic eruption would last for months, a prediction that proved totally wrong!

3) We are not able to predict an eruption and we should not trust the theory of cycles in volcanology. Katla was supposed to erupt a short time after Eyjafjöll but, one year later, we are still waiting for the eruption!!