Kilimandjaro (Tanzanie)

ddef6ad3b91723c456f93ee712ce4dc0.jpgSelon des chercheurs, les neiges du Kilimandjaro (5898 m) diminuent depuis plus d’un siècle, mais pas – comme on pourrait le croire – à cause du réchauffement global de la planète. Alors que le retrait des glaciers des latitudes tempérées est sans aucun doute lié au changement climatique, il n’en va pas de même pour le Kili. Les neiges et glaciers qui recouvrent son sommet, qui ont inspiré une chanson à Pascal Danel en France et une nouvelle à Ernest Hemingway aux Etats Unis, voient leur surface diminuer depuis plus d’un siècle.
La plus grande partie de ce retrait a eu lieu avant 1953, soit près de deux décennies avant que soient avancées les preuves du réchauffement de l’atmosphère. De plus, les climatologues prétendent qu’il est très possible que la calotte glaciaire du volcan soit apparue et se soit évanouie à de nombreuses reprises au cours des centaines de milliers d’années écoulées.
S’agissant des glaciers des zones tempérées, leur recul est très probablement dû aux gaz à effet de serre et donc au fait qu’ils sont réchauffés par l’air ambiant pendant l’été, ce qui entraîne leur fonte. En revanche, la glace du Kilimandjaro disparaît sous l’effet du rayonnement solaire, dans la mesure où la température de l’air ambiant est rarement au-dessus de zéro. Les chercheurs attribuent la disparition de la glace à l’interaction complexe de plusieurs facteurs parmi lesquels la structure verticale de la glace qui lui permet de se rétrécir et non de s’élargir. De plus, les chutes de neige sont moins nombreuses, ce qui réduit l’accumulation de la neige et sa capacité à absorber l’énergie. La majeure partie de la glace du Kilimandjaro disparaît par sublimation, ce qui veut dire que la glace ne fond pas ; elle se transforme directement en vapeur d’eau sans passer par une phase aqueuse.
Enfin, les variations climatiques liées à l’Océan indien sont elles aussi susceptibles de modifier l’équilibre précaire qui existe entre l’accroissement et la réduction de la masse de glace sur le volcan.
Source: Presse américaine.

fb3ba92e17c70aee177b738604934918.jpgAccording to researchers, the snows of Mount Kilimanjaro (5898 m) have been diminishing for more than a century but probably not due to global warming. While the retreat of glaciers in the mid-latitudes is definitely linked to global climate change, the same cannot be said of Kilimanjaro. Its icy top, which provided the title for a short story by Ernest Hemingway or a song by French singer Pascal Danel, has been waning for more than a century. Most of the retreat occurred before 1953, nearly two decades before any conclusive evidence of atmospheric warming was available. Besides, climatologists say it is certainly possible that the icecap has come and gone many times over hundreds of thousands of years.
Concerning temperate glaciers, there is ample evidence that they are shrinking, in part because of warming from greenhouse gases. Unlike mid-latitude glaciers, which are warmed and melted by surrounding air in the summer, the disappearance of Kilimanjaro’s ice is driven by solar radiation, since the air around it is rarely above freezing. The researchers attribute the ice decline to complex interacting factors, including the vertical shape of the ice’s edge, which allows it to shrink but not expand. Decreased snowfall, which reduces ice buildup and determines how much energy the ice absorbs, also plays a role. Much of Kilimanjaro’s ice is vanishing by sublimation – where ice at very low temperatures converts straight to water vapour without going through a watery phase – rather than by melting.
Fluctuating weather patterns related to the Indian Ocean also could affect the shifting balance between the ice’s increase, and its shrinking.
Source: U.S. news media.

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