Soufriere Hills (Ile de Montserrat)

drapeau francais.jpgL’activité est restée faible entre le 7 et le 14 mai. On a enregistré 17 signaux d’effondrements, deux séismes longue période et un événement hybride. Une coulée pyroclastique a dévalé sur environ 2 km la Gages Valley le 10 mai. Les émissions moyennes de SO2 atteignent 549 tonnes par jour, avec un minimum de 184 tonnes et un maximum de 1824 tonnes par jour.

Le niveau d’alerte est maintenu à 3.

Source : MVO.

 

drapeau anglais.jpgActivity has still been low between May 7th and May 14th. There have been seventeen rock fall signals, two long-period and one hybrid earthquakes. A moderate pyroclastic flow was observed down the Gages Valley on May 10th. It had a maximum runout of about 2 km.

The average SO2 emission was 549 tons per day, with a daily minimum of 184 and a maximum of 1824 tons per day.

The alert level is kept at 3.  

Source: MVO.

Pagan (Archipel des Mariannes)

drapeau francais.jpgDes panaches de gaz et de cendre ont été observés sur les images satellites fin avril et début mai. Toutefois, aucune anomalie thermique n’a été détectée. Une personne qui visitait l’île le 3 mai au matin a observé une petite émission de cendre. La couleur du niveau d’alerte pour l’aviation est passée du Vert au jaune, tandis que le niveau d’alerte pour le volcan était élevé à Vigilance le 6 mai.

 

drapeau anglais.jpgSteam and gas plumes from the volcano were seen in satellite imagery by the end of April and early in May; no unusual thermal activity was identified. A visitor to the island saw a minor ash emission on the morning of May 3rd. The Aviation Color Code was raised to Yellow and the Volcano Alert Level was raised to Advisory on May 6th.

Source: Global Volcanism Network.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francais.jpgLa situation est stable, que ce soit dans le cratère de l’Halema’uma’u ou sur l’East Rift Zone où la lave entre avec un débit faible dans l’océan. Quelques coulées de surface sont visibles entre le TEB et la plaine côtière.

Mardi matin (le 11 mai), une large portion de la lèvre du Pu’u O’o s’est effondrée, emportant avec elle la webcam qui permet d’observer (quand le nuage de gaz le permet) l’intérieur du cratère. C’est ainsi que ce même cratère s’est trouvé élargi d’environ 17 mètres ! Une nouvelle webcam a été installée depuis ce fâcheux événement.

 

drapeau anglais.jpgThe situation is stable, both in Halema’uma’u and at the East Rift Zone where lava is trickling into the ocean. A few surface flows can be seen between the TEB and the coastal flat.

Early Tuesday morning (May 11th), a large slice of the north rim of Pu’u O’o collapsed into the crater, taking the webcam with it. The collapse took a large bite out of the rim, which widened the crater by up to 17 metres! A new webcam has been installed since that unfortunate event.

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La lèvre nord du Pu’u O’o en 2006 (Photo: C. Grandpey)

La lave de l’Eyjafjöll (Islande)

Le site web de l’Institut des Sciences de la Terre (http://www.earthice.hi.is/page/IES-EY-CEMCOM) communique la composition chimique de la lave [voir ci-dessous] entre le 21 mars et le 5 mai 2010, donc depuis le début de l’éruption au col de Fimmvörduhals jusqu’à celle, actuelle, de l’Eyjafjöll. Il est intéressant d’observer l’évolution de la teneur en silice (SiO2) qui s’accroît régulièrement et explique la nature explosive de l’éruption qui reste nettement phréatomagmatique, si l’on en juge par la morphologie du panache.

Le déroulement de l’éruption de l’Eyjafjöll déjoue les pronostics et bien malin serait celui qui pourrait dire comment la situation va évoluer. Quand l’éruption a débuté, on s’attendait à une émission de vapeur suivie d’un phénomène phréatomagmatique, lui-même suivi d’une séquence effusive. Cette dernière a bien eu lieu, mais elle s’est avérée fort brève au niveau du Gigjökull et c’est le processus phréatomagmatique qui a repris le dessus, avec l’expulsion de volumineux nuages de cendre qui perturbent encore aujourd’hui le trafic aérien. .  

Les derniers essaims sismiques révèlent une ascension magmatique d’abord profonde, puis superficielle. Ils sont plus brefs mais, de toute évidence, la source magmatique est loin d’être tarie. Les stations GPS indiquent malgré tout que l’édifice volcanique a tendance à dégonfler. Le tremor est à un niveau particulièrement bas.

Combien de temps durera l’émission de cendre ? Nul ne le sait !

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